Le laser de basse intensité comme traitement de la compression chronique du ganglion de la racine dorsale


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L’étroitesse du foramen inter-vertébral accompagnant la compression du ganglion de la racine dorsale (GRD) est l’une des causes principales de la lombo-sciatalgie. 

Le GRD présente la particularité de branches afférentes bi-directionnelles (moelle épinière et périphérie). Il est sensible à la traction comme à la compression. Sa compression mécanique induit la libération régionale de cytokines inflammatoires. Deux de ces cytokines (tumor necrosis factor alpha ou TNF-α, interleukine-1 beta ou IL-1β) sont responsables de l’hyperalgie observée lors de lombalgies. 

Il a été démontré que les hernies discales libèrent de l’IL-1β, qui modifie la réponse neurale au niveau de la racine dorsale. Le TNF-α produit par le nucleus pulposus joue un rôle important dans la douleur radiculaire ; l’extension de l’activité des neurones sensoriels augmente la sensibilité au TNF-α dans un modèle animal. 

La protéine de croissance (Growth-associated protein-43 ?) GAP-43 est impliquée dans la régénération neuronale, le taux de GAP-43 pouvant être utilisé comme indicateur de cette régénération puisque ceci est corrélé à la fréquence des pousses neurales. 

Elle est exclusivement située dans les fibres nerveuses lors du développement et de la repousse du système nerveux périphérique de l’adulte. L’immuno-réactivité du GAP-43 est souvent utilisé pour déterminer l’efficacité de traitements ayant pour but de permettre la régénération neuronale. 

La compression chronique du GRD (CCGRD) est largement utilisée comme modèle animal pour étudier les réponses thérapeutiques. Elle provoque des allodynies, modifie les comportement du sujet face à la douleur, entraine des changements structuraux au niveau de la moelle épinière. 

Un traitement local (corticoïdes, lidocaïne, antagoniste au TNF-α) d’une CCGRD expérimentale a montré une réduction de l’allodynie et de l’hyperalgie thermique, comme des comportements douloureux. 

La thérapie par laser de basse intensité (low level laser therapy ou LLLT) permet des effets biologiques positifs sur le système nerveux périphérique, l’accélération de la régénérescence après traumatisme, des améliorations fonctionnelles. 

Cette étude a recherché son impact sur une CCGRD expérimentale dans un modèle animal. 

Commentaire : 

Les paragraphes précédents ont tenté de restituer le plus fidèlement possible l’introduction de l’article. Ce qui peut sembler être des affirmations est référencé dans l’article, en accès libre. 


Références bibliographiques : 

Chen YJ, Wang YH, Wang CZ, Ho ML, Kuo PL, Huang MH, Chen CH. Effect of low level laser therapy on chronic compression of the dorsal root ganglion. PLoS One. 2014 Mar 4;9(3):e89894. doi: 10.1371/journal.pone.0089894. 

Article disponible en ligne 

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