Étirements musculaires du trapèze supérieur et de l’élévateur de la scapula


Sans titre

Une étude espagnole apporte une validation des traitements utilisés depuis bien longtemps dans l’Hexagone, mais peu ou pas évalués. Les auteurs citent Henri Neiger comme auteur référent des techniques employées, dans un ouvrage qui ne semble pas prendre en compte l’élévateur de la scapula. 

Comme cet auteur a aussi fait partie des nombreux auteurs du «Flammarion», je suppose que la technique employée ici correspond à celle décrite dans ce bouquin par Gilles Péninou dans le bilan passif  du rachis ? 

L’étirement du trapèze supérieur est bien classique, en décubitus, comme vous pouvez le voir en photo ci-contre. Pour celui de l’élévateur de la scapula, je suis allé fouiller sur UTube. J’y ai trouvé : 

Une version en décubitus particulière qui semble pas idiote puisqu’elle prend en compte à la fois la flexion du rachis et l’abaissement de la scapula. J’ai juste peur que le patient fouille dans la poche arrière de mon pantalon, habituellement réservée à défroisser mon chiffre d’affaires.

 

Les versions de Maître Péninou dans ses oeuvres désormais passées à la postérité, comme de Gilles Barette, son acolyte historique qui nous propose une version assise ont disparu de Youtube.. En fait, on s’aperçoit que les francophones s’en tiennent au rôle élévateur de la scapula alors que les anglophones jouent plutôt sur le rachis. 

Du coup, j’aime bien cette version d’auto-étirement bien simple qui fait bien sentir le trajet du muscle en éloignant les deux côtés… 

Population-cible : 

Patients souffrant de cervicalgie non-spécifique depuis plus d’un mois. 

Posologie : 

15 séances d’environ 60 minutes, qui se décompose en 15 minutes de thermothérapie infrarouge, 17 minutes de massage et l’étirement passif analytique des trapèzes et élévateurs de la scapula. 

Indicateurs : 

La douleur a été mesurée au début et à la fin du traitement à l’aide d’une échelle visuelle analogique et d’un algomètre appliqué sur les trapèzes et élévateurs de la scapula. L’incapacité a été mesuré à l’aide du Neck Disability Index. 

Validité : 

BoussoleLe traitement a été comparé à un traitement en groupe consistait en un programme de mobilisation active, des contractions isométriques, des auto-étirements et des recommandations posturales. 

Les deux traitements permettent une amélioration statistiquement significative (p <0,001) de toute les variables, mais des différences (p <0,001) ont été retrouvées dans toutes ces variables en faveur du traitement individuel comparé au traitement en groupe. 

Conclusion : 

Vous pouvez continuer à faire des levées de tension pour les cervicalgies, comme dit ma factrice, «ça marche». 

Une autre étude récente [2] montrait que l’étirement du trapèze supérieur avait le même effet thérapeutique que le dry needling. Je vais encore me faire des amis. 


Références bibliographiques : 

[1] Antúnez Sánchez LG, de la Casa Almeida M, Rebollo Roldán, Ramírez Manzano A, Martín Valero R, Suárez Serrano C.Effectiveness of an individualised physiotherapy program versus group therapy on neck pain and disability in patients with acute and subacute mechanical neck pain. Aten Primaria. 2017 Jan 11. pii: S0212-6567(16)30565-0. doi: 10.1016/j.aprim.2016.09.010. Article en pré-publication. 

Accès gratuit à l’article 

[2] Yeganeh Lari A, et al., The effect of the combination of dry needling and MET on latent trigger point upper trapezius in females, Man Ther. 2016 Feb;21:204-9