Mesures de la limitation de flexion passive d’épaule

Centimétrie de l’antéposition du moignon de l’épaule 

Objectif

Elle est destinée à mettre en évidence une tension excessive du petit pectoral, responsable de l’enroulement de l’épaule.

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Procédure 

Le patient est en décubitus bras le long du corps, jambes en crochet. Le kinésithérapeute  est latéral à lui.

1°- La distance entre le bord postéro-latéral de l’acromion et la table est mesurée à l’aide d’une réglette verticale.

2°- La même mesure est réalisée lors d’un appui manuel ventro-dorsal confortable sur le processus coracoïde, la différence entre les deux mesures est considérée comme liée à une tension différente des petits pectoraux [19]. 

BoussoleFiabilité 

La fiabilité de cette mesure est excellente en intra-examinateur [26].

Validité 

Une évaluation per-opératoire de cette mesure avant et après section du petit pectoral sur des patients devant se faire opérer d’une butée a montré qu’elle n’était pas valide [26]. 

Elle ne permet pas non plus de distinguer les sujets scapulalgiques des sujets sains [4]. 

Sans titre

Centimétrie de l’extensibilité du petit pectoral 

Objectif

La mesure de la longueur du petit pectoral peut avoir un intérêt clinique, puisqu’il s’allonge lors de la flexion et de la sonnette latérale [13]. 

Procédure 

Un pied à coulisse est placé, sur un sujet en décubitus, sur l’extrémité inféro-médiale du processus coracoïde et à l’union du 4° cartilage costal avec le sternum. Deux mesures sont réalisées sur chaque membre, bras le long du corps et en élévation maximale.

Valeurs 

Lorsque les deux mesures sont identiques, le petit pectoral n’interfère pas dans l’élévation de l’épaule. Une augmentation de la distance 4° côte / processus coracoïde lors de l’élévation du bras pourrait expliquer sa participation dans l’attitude en enroulement ?

Fiabilité 

La fiabilité de ce test est bonne à excellente en intra-opérateur, faible en inter-examinateurs [24].

Mesure de la raideur scapulaire postérieure  

Procédure 

Patient en décubitus, kinésithérapeute latéral à lui. Le bras est placé à 90° de flexion, coude fléchi, en rotation neutre. Le kinésithérapeute stabilise la scapula et repousse le coude en direction médiale, en stabilisant un inclinomètre sur le bras, au dessus de l’épicondyle latéral, jusqu’à sensation d’une mise en tension tissulaire maximale.

Fiabilité 

BoussoleLa fiabilité inter-examinateurs est bonne chez des patients scapulalgiques [27].

Validité 

La mesure pourrait s’accompagner d’une diminution de la rotation médiale scapulo-humérale [27].

Références bibliographiques 

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