L’occipito-atloïdienne est limitée


low angle photography of atlas statue
Photo de Ana Paula Nardini sur Pexels.com

Généralités

Le hochement de tête est le mouvement actif majeur de cette articulation. Inclinaison latérale et rotation ne sont réalisables qu’en passif.

  • Dans une flexion cervicale supérieure, occiput comme atlas réalisent une translation antéro-postérieure, jusqu’à ce que quelques degrés de flexion supplémentaires soient réalisés isolément par C0 sur C1. Les condyles occipitaux glissent vers le dorsal par rapport aux surfaces latérales de l’atlas, leur mouvement étant limité par la tension des muscles sous-occipitaux postérieurs (droits postérieurs) et du septum nucal. 
  • Dans une extension cervicale supérieure, occiput comme atlas réalisent une translation  postéro-antérieure, jusqu’à ce que quelques degrés d’extension supplémentaires soient réalisés isolément par C0 sur C1. Les condyles occipitaux glissent vers le ventral par rapport aux surfaces latérales de l’atlas, leur mouvement étant limité par la tension des muscles sous-occipitaux antérieurs, comme les droits latéraux, le long du cou.

Apprécier isolément la mobilité occipito-atloïdienne, en actif comme en passif pourra se faire plus facilement en utilisant des mouvements linéaires et non angulaires, grâce à des translations de la tête par rapport au reste du tronc et du rachis cervical inférieur : 

La proximité de l’articulation atloïdo-axoïdienne et de ses importantes amplitudes en rotation impose d’utiliser d’autres plans que le plan transversal pour évaluer la mobilité occipito-atloïdienne.

La flexion cervicale supérieure doit être différentiée de la flexion cervicale inférieure. 

Observations & signes cliniques

Test en flexion de C0 sur C1 

Procédure 

1

Sujet en décubitus, la tête sur la table. Le kinésithérapeute à la tête du patient empaume le crâne par deux prises, occipitale et frontale. La main frontale imprime un mouvement de flexion du rachis cervical supérieur pendant que la main occipitale tracte en direction du vertex, appréciant la capacité du patient à réaliser un double-menton passif.

Test unilatéral des fléchisseurs occipito-atloïdiens

Objectifs 

Utiliser les translations pour déterminer les limitations d’amplitudes et juger de la résistance attribuée à une tension musculaire.

2

Observation de la tension du droit latéral gauche lors d’une translation de la tête vers le ventral et la gauche

 Procédure 

Le patient est en décubitus, le kinésithérapeute assis en bout de table lui soutient le crâne. Il imprime à ce dernier une translation en diagonale, vers l’avant et la gauche, testant la souplesse des fléchisseurs sous-occipitaux gauche, la comparant avec les muscles controlatéraux. En fin de mouvement, il est considéré que le condyle occipital gauche déborde vers l’avant la surface articulaire supérieure gauche de C1, mettant en tension le droit latéral gauche, fléchisseur et inclinateur latéral gauche.

Remarques 

  • Le praticien doit veiller à ce que l’axe de la tête reste parallèle à l’axe médian du corps.
  • Il n’y a pas de contre-prise ; le poids de la tête soutenue n’est contrebalancé que par l’inertie du reste de la région cervicale. 
  • L’impression d’une limitation en translation doit être ressentie par le patient et le praticien. Elle implique vraisemblablement d’autres articulations que la première articulation cervicale ; aussi, il est indispensable d’analyser ces mouvements dans une amplitude la plus restreinte possible, la tête restant sur la table pour que patient et praticien se focalisent sur C0-C1.

Test unilatéral des extenseurs occipito-atloïdiens 

3

Observation de la tension des droits postérieurs droits lors d’une translation de la tête vers le dorsal et la droite

Procédure

Le patient est en décubitus, le kinésithérapeute en bout de table lui soutient le crâne. Il imprime à ce dernier une translation en diagonale, vers l’arrière et la droite, testant la souplesse des extenseurs sous-occipitaux droits, la comparant avec les muscles controlatéraux. En fin de mouvement, il est considéré que le condyle occipital droit déborde vers l’arrière la surface articulaire supérieure droite de C1, mettant en tension les droits postérieurs, extenseurs et inclinateurs latéraux droit (essentiellement le grand droit postérieur droit). 

Les remarques précédentes sur le test des fléchisseurs s’appliquent aussi à ce test. 

Procédure de test C0-C1 proposée par Mitchell [16] 

Translation de la tête limitée en Mouvement testé Muscles testés Mouvement segmentaire limité
Avant et gauche Extension / inclinaison latérale D Fléchisseurs G Avancée du condyle G de C0 sur la masse latérale G de C1
Avant et droite Extension / inclinaison latérale G Fléchisseurs D Avancée du condyle D de C0 sur la masse latérale D de C1
Arrière et gauche Flexion / inclinaison latérale D Extenseurs G Recul du condyle G de C0 sur la masse latérale G de C1
Arrière et droite Flexion / inclinaison latérale G Extenseurs D Recul du condyle D de C0 sur la masse latérale D de C1

La technique telle qu’enseignée dans les écoles d’ostéopathie

Test du glissement condylaire occipital

Cette manoeuvre mobilise effectivement C0 par rapport à C1. 

Procédure 

11

Le patient est en décubitus. Le praticien, assis à sa tête, lui tient à deux mains et contacte la partie postérieure du processus mastoïdien testé à l’aide de la métacarpo-phalangienne de l’index, le pouce en appui sur l’arcade zygomatique homolatérale. Un appui dorso-ventral et latéro-médial de la métacarpo-phalangienne réalise le glissement en extension et inclinaison latérale.

cropped-boussole-6.pngValidité 

Sur cadavre frais de sujets âgés, l’analyse, à l’aide d’un système d’analyse quantifiée du mouvement (Vicon®, 8 caméras, 200 Hz), du mouvement de broches fichées dans C0, C1 et C2 a montré des amplitudes de l’ordre de 4° d’inclinaison latérale, 10° de mouvement dans le plan sagittal. Elles sont quasi nulles en rotation. L’écart-type est de un à deux degrés pour ces valeurs. Cela correspond à des déplacements antéro-postérieurs comme latéraux de l’ordre de 2 ±1 mm. Les deux condyles bougent dans le même sens vers l’extension comme l’inclinaison latérale [2].

Variante

Le praticien toujours assis à la tête du patient, utilise une prise plus enveloppante à l’aide d’un contact de l’avant-bras controlatéral au condyle testé stabilisant la joue du patient et permettant une prise mentonnière.

Étirements musculaires 

Contracté-relâché unilatéral des extenseurs de C0-C1

5

Objectifs

Il s’agit de relâcher les tensions des muscles extenseurs courts unissant l’occiput à C1 voire C2. Ils peuvent être mis en tension en flexion et inclinaison latérale controlatérale. 

Le mouvement est une translation de la tête en direction du muscle à étirer, le grand axe du visage restant parallèle à l’axe médian du corps. Il s’agit donc de rentrer le menton vers le dorsal en inclinaison latérale gauche du rachis cervical supérieur pour mettre en tension les extenseurs droits (ex : grand droit postérieur droit). 

C’est un mouvement en diagonale destiné à ne pas interférer avec la rotation atloïdo-axoïdienne.

Procédure

Considérons une mise en tension des extenseurs droits. 

Le sujet est en décubitus, le kinésithérapeute assis à sa tête. Les deux mains du kinésithérapeute posées sur le crâne l’amènent dans le direction de la diagonale limitée, soit ici vers l’arrière et la droite. La main, placée en appui sur l’os zygomatique (malaire), réalise une pression dans la direction du muscle destiné à être étiré. La main dorsale soutien la région occipito-mastoïdienne et la tracte en direction crâniale. 

Le kinésithérapeute demande au patient une contraction très légère des extenseurs, ou simplement de regarder intensivement vers le haut, l’arrière et la droite, puis de se relâcher. Il recherche ensuite une nouvelle tension dans la même diagonale la manoeuvre est recommencée. Le patient doit ressentir une mise en tension sous-occipitale droite. Comparer ensuite avec le côté opposé.

Contracté-relâché unilatéral des fléchisseurs C0-C1 

6

Objectifs

Il s’agit de relâcher les tensions des muscles fléchisseurs unissant l’occiput à C1 voire C2. Ils peuvent être mis en tension en extension et inclinaison latérale controlatérale. Le mouvement permettant cette mise en tension consiste à réaliser une translation de la tête en direction du muscle à étirer, en veillant à ce que le grand axe du visage reste parallèle à l’axe médian du corps. Il s’agit donc de sortir le menton vers le ventral en inclinaison latérale droite du rachis cervical supérieur pour mettre en tension les fléchisseurs gauches (ex : droit latéral gauche).

C’est un mouvement en diagonale destiné à ne pas interférer avec la rotation atloïdo-axoïdienne.

Procédure 

Considérons une mise en tension des fléchisseurs droits. Le sujet est en décubitus, le kinésithérapeute est assis à sa tête. Les deux mains du kinésithérapeute amènent le crâne  du patient dans la direction de la diagonale limitée soit ici en avant et à droite, la main dorsale réalisant une poussée sur la région occipito-mastoïdienne en direction du droit latéral droit, la main ventrale stabilisant la région fronto-pariétale droite.

Le patient est invité à réaliser une contraction très légère des fléchisseurs ou simplement de regarder intensivement vers le bas et le dehors puis de se relâcher. Le kinésithérapeute gagne ensuite passivement en translation droite, soit la combinaison d’une extension et d’une inclinaison latérale gauche. Rechercher une nouvelle tension dans la diagonale et recommencer jusqu’à obtenir une similitude de mouvement avec le côté opposé.

Auto-étirements cervicaux en rotation de tête 

7

La technique d’étirement des muscles postérieurs est rudimentaire, mais classiquement décrite, souvent comme adjuvant aux techniques manuelles. 

Procédure 

Le patient doit réaliser des rotations de cou en se servant de ses doigts comme gabarits sous le menton. En progression, le nombre de doigts doit diminuer jusqu’à pouvoir réaliser des rotations en affleurant le thorax du menton dents serrée.

Techniques passives

Posture en extension passive crânio-cervicale (sub-occipital release)

8

Procédure 

Le patient est en décubitus, tête sur la table, yeux fermés. Le praticien est à sa tête, les paumes des mains sous la tête du patient, les doigts en contact avec les condyles occipitaux. 

Médius et annulaire de chaque main se placent entre les condyles et le processus épineux de l’axis. Les articulations métacarpo-phalangiennes sont fléchies à 90°, les inter-phalangiennes étendues. 

9

Le poids du crâne exerce une pression constante mais non douloureuse. Une traction crâniale peut majorer la détente sous-occipitale. La technique dure de l’ordre de 4 minutes. 

Elle est identique à la traction manuelle du rachis cervical supérieur (voir le chapitre concernant l’abord préliminaire du rachis cervical).

cropped-boussole-6.pngValidité 

Cette technique pourrait immédiatement majorer les vertus thérapeutiques de l’exercice de renforcement des fléchisseurs profonds, mais rien n’indique que son emploi isolé soit utile [24, 25].

Mobilisation passive C0-C1 en flexion

Cette technique, inspirée de la méthode de Kaltenborn, est réalisée patient en décubitus. 

10

Procédure 

Le kinésithérapeute est à la tête du patient, sa main droite stabilise l’arc latéral de C1, sa main gauche soutient la tête par l’occiput et son épaule réalise un appui frontal gauche en direction de sa main droite, destiné à réaliser un glissement dorsal du condyle occipital droit sur la masse latérale droite de l’atlas.

cropped-boussole-6.pngValidité 

Cette technique n’est pas plus efficace que de demander au patient de réaliser une flexion supérieure active en enroulement du cou, comme s’il voulait regarder son nombril. 

Les deux techniques appliquées sur des patients cervicalgiques chroniques assurent une antalgie immédiate similaire, l’exercice actif permettant en plus une diminution de l’activité EMG du sterno-cléido-occipital et des scalènes [14].

Mobilisation passive en inclinaison latérale de C0 sur C1 

4

Procédure 

Le patient est en décubitus, le kinésithérapeute est à sa tête, latéralement. La tête du patient est placée en rotation. 

Les deux mains du kinésithérapeute maintiennent la tête les deux paumes en regard l’une de l’autre. 

La main inférieure réalise une traction crâniale, la main supérieure une poussée crâniale par appui sur la région occipito-mastoïdienne, en entourant l’oreille. Il faut veiller à ce que la tête (tragus de l’oreille) soit dans l’alignement du sternum. 

Cette mobilisation doit permettre la décompression de l’articulation infralatérale, de façon rythmée et indolore.

A noter qu’elle ne peut être réalisée que sur des cous disposant de suffisamment de rotation cervicale inférieure, ce qui la limite aux sujets jeunes.

Mobilisation passive en flexion de C0 sur C1 

Voir le test en flexion de C0 sur C1 dans les observations précédentes. 

1

Procédure 

Utilisé comme technique, il est possible de demander au sujet une contraction légère des extenseurs, ou bien simplement de regarder intensément vers le haut, puis de se relâcher, pour gagner en amplitude de flexion.

Références bibliographiques

[1] Aquino RL et al. Applying Joint mobilization at Different Cervical vertebral Levels does not Influence Immediate Pain Reduction in Patients with Chronic Neck Pain: A Randomized Clinical Trial. The Journal of Manual & Manipulative Therapy 2009;17(2):95-100.

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[10] Humphreys BK, Delahaye M, Peterson CK. An investigation into the validity of cervical spine motion palpation using subjects with congenital block vertebrae as a ‘gold standard’. BMC Musculoskelet Disord. 2004;5:5–19

[11] Kay TM et al. Exercises for mechanical neck disorders. Cochrane Database Syst Rev. 2012 Aug 15;8:CD004250

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[16] Mitchell Jr F. The muscle energy manual. Cervical region evaluation and treatment. Volume one. MET Press. 2005

[17]  Pérez I et al. Is one better than another?: A randomized clinical trial of manual therapy for patients with chronic neck pain. Man Ther. 2014 Jun;19(3):215-21

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[19] Rey-Eiriz G et al. Validity of the Posterior-Anterior Middle Cervical Spine Gliding Test for the Examination of Intervertebral Joint Hypomobility in Mechanical Neck Pain. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, Volume 33, Issue 4, May 2010, Pages 279-285

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[22] Takasaki H et al. Normal kinematics of the upper cervical spine during the Flexion–Rotation Test – In vivo measurements using magnetic resonance imaging. Manual Therapy. 2011 Apr;16(2):167-71

[23] Yeganeh Lari A, et al., The effect of the combination of dry needling and MET on latent trigger point upper trapezius in females, Man Ther. 2016 Feb;21:204-9 

[24] Heredia Rizo A.M. et al. 2012. Immediate effects of the suboccipital muscle inhibition technique in craniocervical posture and greater occipital nerve mechanosensitivity in subjects with a history of orthodontia use: a randomized trial. J. Manipulative Physiol. Ther. 35 (6), 446–453.

[25] Kim BB, Lee JH, Jeong HJ, Cynn HS. Effects of suboccipital release with craniocervical flexion exercise on craniocervical alignment and extrinsic cervical muscle activity in subjects with forward head posture. J Electromyogr Kinesiol. 2016 Oct;30:31-7

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