Lombalgie (4) : Contre-indications à la kinésithérapie 

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Ce chapitre est consacré au premier abord du lombalgique. Nous nous plaçons dans la situation clinique du premier accueil d’un patient lombalgique, destinée à vérifier que ce patient ne souffre pas d’une lombalgie spécifique, 

Le patient en salle d’attente 

Il est hyper-algique 

Il y a une atteinte lombaire évidente si le passage assis-debout est précautionneux, lent, se fait avec l’aide des mains [59, 60], si le patient refuse de s’asseoir ou s’il présente une attitude en baïonnette (shift) du rachis (thorax désaxé par rapport au bassin dans un plan frontal). 

Une lombo-radiculalgie intense peut se manifester par une esquive d’appui comparable à celle retrouvée immédiatement après une entorse de cheville. 

Il décrit un traumatisme récent 

L’intensité de la douleur ne préjuge pas du caractère spécifique de la lombalgie, mais un traumatisme récent avec ou sans douleur exquise à la palpation répétée de la région traumatisée doit interrompre l’évaluation. Les patients prennent désormais volontiers l’avis des kinésithérapeutes après une chute, un accident, d’autant que l’accès médical immédiat peut être difficile, mais la consultation d’un radiologue s’impose dans ce cas en préalable à toute prise en charge.

Il n’est pas hyperalgique 

A ce stade, toutes les options sont possibles et il importe de rechercher en premier lieu les contre-indications absolues et relatives à la kinésithérapie.

Signes cliniques évocateurs d’une lombalgie spécifique 

boussoleLes lombalgies spécifiques (infections urinaires, cancer, calculs rénaux, divers) représentent 2 % des patients de 18 à 60 ans venant consulter pour lombalgie, les troubles de l’appareil urinaire représentant 1.5 % des cas [20]. 

Sont à prendre en compte, notamment s’ils se combinent :

  • La présence d’une douleur dans n’importe quelle position, tout le temps, constante, progressive, de caractère non mécanique.
  • L’âge inférieur à 20 ans ou supérieur à 55, 
  •  Un traumatisme violent (accident de la voie publique, chute), 
  • Une douleur thoracique
  • Des coliques néphrétiques 
  • Des antécédents de cancer (l’un des caractères les plus prédictifs d’une lombalgie spécifique)
  • Une séropositivité, une ou des addictions,
  • Une perte de poids inexpliquée, un dégoût pour les protéines animales
  • Le caractère bilatéral de la douleur, de façon permanente ou « à bascule »
  • Une vitesse de sédimentation (VS) augmentée
  • Des signes neurologiques (anesthésie en selle)
  • Une incontinence récente
  • Un comportement relationnel anormal, hors contexte, délirant, dit «hystériforme». 

Est-ce que les symptômes présentés par le patient lui font courir un risque vital ?

Trouble  Suspecté par
Cancer Cancer ancien connu, absence de position de repos, perte de poids, dégoût des aliments protéinés, 3A (asthénie, anorexie, amaigrissement)
Infection Fièvre ou fébricule, rougeur, chaleur, tuméfaction
Fracture Traumatisme, ostéoporose, douleur à la percussion 
Spondylarthropathie Iritis, raideur matinale, amélioration à l’activité, cas recensés dans la famille
Maladie gastro-intestinale  Plaintes abdominales, douleurs abdominale à l’ingestion de certains aliments, signes évocateurs à la palpation abdominale 
Maladie génito-urinaire Souffrances génito-urinaires, saignements, signes évocateurs à l’examen génito-urinaire 
Myélopathie Difficultés à la marche, spasticité, difficultés génito-urinaires, paresthésies métamériques
Syndrome de la queue de cheval  Difficultés génito-urinaires, anesthésie en selle, baisse de tonus du sphincter anal 

Signes cliniques en faveur d’une lombalgie liée à l’appareil urinaire 

L’origine urinaire est la cause la plus fréquente d’erreur ; la migration d’un calcul dans l’uretère, une colique néphrétique peuvent simuler une lombalgie aiguë.

L’effort déclenchant de la lombalgie manque, mais les migrations lithiasiques peuvent être favorisées par un voyage et ses trépidations. L’horaire de la douleur de la colique néphrétique n’est pas mécanique (celui de bon nombre de lombalgies non plus), mais capricieux. 

Une lombalgie non liée au mouvement 

La douleur évolue par crises et accalmies indépendantes de facteurs mécaniques, mobilisation ou posture. Elle est alors intense, insupportable, rebelle à tout changement de position. Nausées et arrêt du transit l’accompagnent, ce qui ne se rencontre pas dans une lombalgie non-spécifique. La palpation du quadrilatère de Grynfelt et des fosses rénales en général peut être douloureuse, mais ce signe n’est absolument pas spécifique. La douleur finit par disparaître grâce au traitement et/ou à l’évolution naturelle, mais non parce que le patient a changé de position.

Une spondylodiscite 

Elle est responsable d’atroces douleurs rachidiennes sans que la porte d’entrée du germe soit aisée à déterminer. Ce ne sont habituellement pas des patients venant en première intention chez le kinésithérapeute.

Le signe de Modic 

Il a récemment été proposé de traiter la lombalgie par antibiothérapie en présence de modifications particulières des plateaux vertébraux visibles à l’IRM. Trois types sont décrits selon que sont retrouvés de l’oedème (Modic 1), une involution graisseuse (Modic 2) ou une ostéosclérose, beaucoup plus rare (Modic 3) [6]

Sa survenue en présence d’une lombalgie ou d’une dégénérescence discale [52] suggère un lien causal, la présence fortuite ou non d’une bactérie suggère un traitement antibiotique, mais les prévalences de la lombalgie comme de la dégénérescence discale sont très importantes dans la population, a contrario de celle de la spondylodiscite.

Contre-indications selon la Royal Dutch Society for Physical Therapy

Sans titreUn guide clinique néerlandais [50], traitant de la lombalgie sans radiculalgie, convient des drapeaux rouges suivants :

Suspicion d’un processus évolutif malin 

Survenue d’une lombalgie après 50 ans, douleur continuelle non liée à la position ou au mouvement, douleur nocturne, sensation de malaise général, antécédents tumoraux, perte de poids inexpliquée, VS augmentée. 

Suspicion d’une ostéoporose, d’une fracture vertébrale 

Fracture récente (moins de 2 ans), antécédents de fracture vertébrale, âge au delà de 60 ans, poids inférieur à 60 kg, IMC inférieur à 20 kg/m2, patient âgé ayant eu une fracture de hanche, utilisation prolongée de corticostéroïdes, douleur réveillée par la percussion rachidienne, sensibilité et douleur lors de l’appui vertical sur le rachis, perte de taille importante, augmentation de la cyphose thoracique. 

Suspicion d’une arthrite vertébrale, d’une PSR

Survenue d’une lombalgie avant l’âge de 20 ans, sujet masculin, iritis, présence d’une arthrite périphérique inexpliquée ou d’une maladie intestinale dans les antécédents, douleur essentiellement nocturne avec une raideur matinale supérieure à une heure, diminuée en décubitus ou lors de l’activité, répondant bien aux anti-inflammatoires nons-stéroïdiens (AINS), avec une VS augmentée.

Suspicion d’une fracture vertébrale

Lombalgie intense consécutive à un traumatisme.

Suspicion d’un spondylolisthésis sévère 

Survenue de la lombalgie avant l’âge de 20 ans, avec un défaut d’alignement palpable des processus épineux au niveau L4-L5.

Contre-indications relatives 

Pathologies médicales connues

L’existence de pathologies anciennes connues (cancers connus, ostéoporoses majeures, maladies de Paget ou de Forestier, scolioses très évoluées du sujet âgé, PSR et autres maladies rhumatismales inflammatoires) vont moduler l’abord du patient, le rendre plus prudent.

Ostéosynthèses 

Elles vont créer des difficultés ou empêcher la réalisation de certaines techniques.

L’arthrodèse vertébrale lombaire 

Tous les patients opérés d’une hernie discale n’ont pas «bénéficié» d’une arthrodèse lombaire, mais ces dernières constituent une contre-indication relative à beaucoup de manoeuvres passives.

boussoleLa chirurgie «pour hernie discale» sans irradiation dans la jambe est en forte augmentation dans les pays anglo-saxons bien que son utilité et son inocuité ne soient pas démontrées [42, 72]. La présence d’une ostéosynthèse limite l’application de beaucoup de techniques kinésithérapiques : si les exercices en décharge, la quadrupédie n’entrainent que de faibles contraintes, des mouvements usuels (flexion rachidienne en charge, torsion) peuvent conduire à des contraintes importantes voire des ruptures de matériel d’ostéosynthèse [71]. 

La prothèse de hanche 

Beaucoup de techniques lombaires font appel à des flexions ou des rotations coxo-fémorales importantes, des bras de leviers étendus aux membres inférieurs, susceptibles de placer une hanche prothétique dans ses amplitudes maximales et de provoquer une luxation. Il est impératif de vérifier l’absence de cicatrices liées aux voies d’abord, usuellement latérales, mais pouvant être antérieures ou anciennement postérieures. Rien n’indique que ces voies d’abord ni que les sections musculaires per-opératoires influent sur le sens de la luxation, mais une flexion coxo-fémorale arrive fréquemment en butée dès 100°.

Scoliose opérée du sujet jeune 

Il souffre d’inconforts fréquents pour les secteurs laissés libres par l’ostéosynthèse vertébrale souvent étendue. Les charnières lombo-sacrée et cervico-thoracique, sur-utilisées pour compenser l’absence de mobilité du restant du rachis sont les lieux de douleurs accessibles à une thérapie manuelle prudente ; à l’évidence, les parties ostéosynthésées ne sont pas à aborder.


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