Rechercher un défaut de mobilité sacro-iliaque 

Ce que l’on sait 

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Position dans laquelle un bâillement antérieur sacro-iliaque a été observé. Aucune étude n’a cependant montré que le faire sur un pied lors d’une prière face au soleil couchant majorait les amplitudes. Photo de Cedric Lim sur Pexels.com

Actuellement, les tests de mobilité sacro-iliaque sont pour le moins perfectibles, voire à abandonner pour certains auteurs. Les objectivations expérimentales de la mobilité sacro-iliaque existent cependant. Melanie Bussey a objectivé ce mouvement de deux façons :

1°- Lors de la scannographie d’une posture unilatérale de hanche en abduction horizontale en procubitus, qui révèle une ouverture bilatérale de l’ordre de 3 à 4°, avec des disparités individuelles importantes [7]. 

2°- A l’aide d’un capteur de type Fastrack® un déplacement médial de l’EIPS étant retrouvé lors d’une mise en abduction et rotation latérale coxo-fémorale. Dans la même étude, l’abduction ou la rotation latérale isolées ne permettent pas un tel bâillement [8] (voir le test HABER).

BoussoleFiabilité 

Cette dernière mesure apparaît d’une très bonne fiabilité en inter-opérateurs [1].

Test du baillement postérieur sacro-iliaque en latérocubitus 

Il nécessite une table à matelassure dense.

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Procédure 

Le patient est en latérocubitus controlatéral à l’articulation à tester. Le praticien lui fait face. Il réalise de la main caudale ou du buste un appui vertical sur l’os coxal destiné à rapprocher les deux EIAS. La palpation du sillon médial de l’EIPS est réalisée de l’index de la main crâniale. Le bâillement postérieur est souvent palpable et parfois visible chez des sujets minces. Un baîllement controlatéral est aussi parfois perceptible.

Variante

Il peut être utilisé comme test de compression à la recherche d’une douleur sacro-iliaque et non d’une mobilité. 

BoussoleFiabilité 

Il est alors d’une fiabilité passable à modérée [13]. 

 » Prone knee flexion  » test 

Objectifs

Il a pour but supposé de mettre en évidence une rotation postérieure de l’iliaque et une diminution de longueur anatomique du segment jambier. 

Procédure

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Le patient est en procubitus. Les cervicales sont en position neutre, les bras le long du corps. La longueur relative des deux membres inférieurs est appréciée dans cette position puis genoux fléchis passivement à 90°. 

Valeurs

Une jambe courte en position allongée se normalisant en position de flexion des genoux est considérée comme le témoignage d’un iliaque postérieur homolatéral. La persistance d’une apparence de jambe courte dans les deux positions ou d’une égalisation de la longueur des deux jambes est en faveur d’un iliaque antérieur homolatéral .

Tests de Downing / Mitchell 

wpa81d59b2_1bIl est classiquement considéré qu’en décubitus, la rotation antérieure d’un iliaque tend à « allonger » le membre inférieur, la rotation postérieur d’un iliaque tend à le « raccourcir ». 

Objectifs

mem3001Ces tests sont réputés pouvoir allonger ou raccourcir transitoirement le membre inférieur. Ils sont considérés comme des tests de débrouillage, ne permettant pas de mettre en évidence une limitation particulière, mais de se prononcer sur un côté limité ou secondairement libéré par les manoeuvres thérapeutiques.

Ils sont variables dans les réalisations : selon Downing [16], inventeur du test, le membre se raccourcit en abduction et rotation médiale, s’allonge en adduction et rotation latérale. Selon Mitchell [37], il se raccourcit en abduction et rotation latérale, s’allonge en adduction et rotation médiale…

Raccourcissement fonctionnel, selon Mitchell

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Description originelle

Le raccourcissement relatif est obtenu en fléchissant hanche et genou à 90°, en laissant s’abducter le fémur lorsque le genou tombe en dehors de table et en levant le pied vers le plafond. Le membre est ensuite reposé sur la table et comparé avec le côté opposé. Il faut faire attention à maintenir la rotation latérale à l’aide d’une légère pression sur le genou et le pied avant de placer et de comparer le membre avec son opposé. De l’ordre de 3 à 6 millimètres de raccourcissement sont considérés comme normaux.

Allongement fonctionnel, selon Mitchell

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Description originelle

L’allongement relatif est obtenu par la flexion du genou et de la hanche à 90° et en permettant au genou de tomber en médial, ce qui place la coxo-fémorale en adduction. La rotation médiale est ensuite maintenue jusqu’à allongement complet et comparaison avec le côté opposé. L’autre membre est ensuite testé. 

Raccourcissement fonctionnel, selon Downing 

Downing
Description originelle

Le membre inférieur est placé en rotation médiale et abduction. La jambe est fléchie à 90° et on induit la rotation médiale de hanche en amenant la cheville en dehors de la table avec la main caudale alors que l’abduction est contrôlée par la main céphalique au niveau du genou. Une pression est appliquée pendant 5 à 10 secondes de façon à augmenter les paramètres, sans provoquer de réaction de défense, puis le membre est reposé à nouveau sur la table. Il faut veiller à ne pas provoquer de traction ou compression sur le membre inférieur. La longueur relative des deux membres est alors observée.

Allongement fonctionnel, selon Downing

Le membre inférieur est placé en légère flexion, en rotation latérale et adduction en majorant les paramètres avec une légère pression au niveau du genou. Cette pression est augmentée durant 5 à 10 secondes sans provoquer de réaction de défense du sujet. Le membre est ensuite, en maintenant les paramètres de rotation latérale et d’adduction, reposé sur la table. Il faut veiller à ne pas provoquer de traction ou compression sur le membre inférieur. La longueur relative des deux membres est alors observée.

Quelles explications pour ces tests ?

Jouer sur les rotations coxo-fémorales doit permettre d’apprécier la souplesse de la région de la hanche, dont les sacro-iliaques sont partie prenante.

Ces tests d’allongement ou de raccourcissement de membre sont à rapprocher :

  • Du signe du ressaut d’Ortolani qui évalue sur un nourrisson une hanche luxable par une manœuvre en flexion-adduction-rotation médiale et une hanche luxée par flexion-abduction-rotation latérale [24]. 
  • De la manœuvre orthopédique de Rieunau [41] qui réduit une luxation antérieure de hanche par une manœuvre en traction hanche à 90° de flexion-adduction-rotation médiale et une luxation postérieure par traction hanche à 90° de flexion-abduction-rotation latérale.

Fiabilité 

BoussoleLa fiabilité inter-examinateurs n’est pas reconnue [51]. D’une manière générale, l’estimation d’une différence de longueur des membres inférieurs en dehors de tout antécédent traumatique majeur est d’une fiabilité faible à nulle [13 , 44, 27]. 

Test de Gillet 

Objectifs

Il vise à comparer la mobilité sacro-iliaque du sujet debout en examinant la mobilité de l’EIPS lors d’une flexion de hanche. 

Procédure 

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Le patient est en appui des mains sur un mur, le praticien assis en arrière de lui. Le praticien contacte l’EIPS d’un pouce, l’épineuse de S1 de l’autre. Il demande au patient de fléchir la hanche le plus haut possible (au delà de 90°), genou fléchi. Les pouces doivent s’écarter de façon similaire en élévation du membre inférieur gauche comme droit s’il n’existe pas de limitation sacro-iliaque. Une réduction de l’amplitude évoque une limitation de mobilité sacro-iliaque homolatérale. 

Variantes

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Magee propose [33], afin d’obtenir un mouvement à analyser plus ample, dans la même position du patient, de contacter la tubérosité ischiatique d’un pouce, l’épineuse de S3 de l’autre et demander le même mouvement. Le doigt sur la tubérosité ischiatique doit s’écarter largement de l’axe médian. Il ne s’écarte pas lors d’une fixation sacro-iliaque.

Il est proposé lorsque le patient est en appui unipodal sans appui des mains sur le mur, ce qui le rend difficile à réaliser pour beaucoup de patients, tout en permettant de juger d’autres problèmes, d’équilibre unipodal notamment. L’appui du kinésithérapeute doit être le plus léger possible, de façon à ne pas déstabiliser le patient, mais au détriment d’un suivi de la mobilité osseuse.

BoussoleFiabilité 

La fiabilité inter-examinateurs du test de Gillet est faible à nulle [31, 36, 10, 17]. 

Validité 

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Test de la cigogne (stork-test) 

Objectifs

Le Stork test ou test de Fowler, a contrario du test de Gillet, examine la mobilité sacro-iliaque du membre inférieur en appui. 

Procédure

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Le sujet est debout, tournant le dos au kinésithérapeute. Lors de l’élévation d’un membre inférieur genou fléchi, est analysée la mobilité sacro-iliaque du membre controlatéral. Le kinésithérapeute place un pouce sur S2 et l’autre sur l’EIPS côté porteur. 

Valeur

La réponse normale est que S2 doit descendre par rapport à l’EIPS, le sacrum glissant caudalement par rapport à l’os coxal porteur.

BoussoleFiabilité 

La fiabilité inter-examinateurs est moyenne, lorsque deux praticiens habitués à réaliser ce test se prononcent sur un test binaire (restriction de mouvement / mouvement libre), chez des sujets lombalgiques ou non [25]. 

Tests sacro-iliaques de montée des pouces 

Ce test, dit de Piedallu ou de flexion antérieure, est classiquement décrit ainsi. 

Procédure

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Le patient est debout, le praticien en arrière de lui. Placer les pouces crochetés sous les EIPS, en demandant au sujet une grande flexion antérieure, débutant par la tête. Observer l’harmonie ou la dysharmonie dans la montée des EIPS (fermer les yeux lors du mouvement. Estimez quel pouce monte. Ouvrez les yeux et vérifiez votre estimation).

Variante

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Le patient est assis en bout de table, les pieds au sol ou sur un marchepied, les mains derrière la tête, le praticien en arrière de lui. Poser les pouces sous les EIPS et demander au sujet une grande flexion antérieure. Sentir les yeux fermés puis observer l’harmonie ou la dysharmonie dans l’ascension des EIPS.

Valeurs

Il est classiquement considéré que le pouce qui monte le plus désigne le côté limité : l’ascension du sacrum entraîne l’ascension plus précoce de l’os coxal, comme si ce dernier était solidarisé au sacrum. Les ostéopathes tirent des conclusions différentes des tests assis et debout. Aucune étude ne vient appuyer ce concept.

Fiabilité 

BoussoleCleland reporte des fiabilités inter-examinateurs nulles à passables [13]. Même pour les tenants de la méthode [38], ces tests sont considérés comme non fiables [14, 52].

Il n’y a pas de raison de les conserver en pratique courante [49].

Ce manque de fiabilité pourrait être liée à des erreurs de repérage palpatoire [39], des asymétries de mouvements trop faibles pour être discernables [20], même si des activités sportives particulières (rameurs de compétition [45], danseurs [15], gymnastes) peuvent majorer les amplitudes naturelles. L’expérience des thérapeutes ne modifie pas la fiabilité [40, 50]. 

Validité 

BoussoleIl n’y a pas de relation directe entre les tests de provocation et les tests de mobilité [47]. Les tests de flexion antérieure, en position debout ou assise, n’apparaissent pas comme étant en relation avec l’existence ou non d’une lombalgie.

Il n’y a pas de corrélation entre ces deux tests et la mesure positionnelle précise des EIPS et EIAS. 

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« L’anneau pelvien, à la croisée des chemins du corps, en est le centre architectural, le point de rendez-vous de l’appareil locomoteur, la base du rachis, le temple des organes reproducteurs, notre première demeure, le lieu des deux principaux émonctoires et, en dernier mais pas le moindre, un endroit pour s’asseoir. » Fred Mitchell Senior (1958).


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