Tester les nerfs du membre inférieur

Note consacrée aux tests désormais classiques des branches du nerf sciatique et du nerf fémoral.

Beaucoup de travaux concernant la fiabilité et la validité de ces tests ont vu le jour ces dernières années.

Observations & signes cliniques

La marche sur les talons, les orteils

1
Parésie des releveurs gauches lors d’un essai de marche sur les talons

L’appréciation de la force musculaire, notamment des muscles de la jambe et du pied devrait être systématique, devant toute douleur lombaire. Une parésie est un élément péjoratif à prendre en compte pour les techniques, même si elle est de fréquence exceptionnelle. Il faut tester à la limite entre la contraction statique et excentrique, donc se placer dans une position favorable, en charge si possible. 

Procédure 

Le patient est debout, lui demander une marche sur les talons et sur les orteils, qui doit être symétrique.

Le Slump-Test 

2

Le patient vient souvent de lui même avec le diagnostic d’une sciatique. Il décrit une souffrance postérieure, allant de la fesse à la cuisse, ou à la jambe, ou jusqu’au pied. Ce peut être, lors d’une irradiation douloureuse à la fesse, une souffrance liée à la branche postérieure d’un nerf rachidien, mais aussi une souffrance provenant de n’importe quelle zone (sacro-iliaque, articulaires postérieures, muscles spinaux, …).

Objectifs

Il faut faire un diagnostic différentiel entre une souffrance d’origine neurale, une souffrance musculo-squelettique, voire la combinaison des deux.

Les tests neuro-dynamiques servent à faire la part des choses entre les origines musculo-squelettique et neurales des souffrances du membre inférieur. Ils sont basés sur la continuité de l’appareil neural, de l’encéphale au pied. Ils doivent permettent d’affirmer cliniquement la présence d’une atteinte neurale en reproduisant les symptômes ayant motivé la venue du patient.

Procédure 

Le patient est assis en bord de table, le kinésithérapeute latéral à lui :

Lui placer les mains dans le dos pour stabiliser la partie supérieure du névraxe. Le placer en flexion rachidienne globale (position relâchée) jusqu’à ce que le sacrum soit estimé vertical, pour placer le patient dans une même amplitude de flexion rachidienne au fur et à mesure des séances. Stabiliser de l’avant-bras la région cervico-thoracique en maintenant le cou en flexion avec un appui de la main sur l’occiput. Demander si cette position reproduit la douleur lombo-sciatique. 

Si la douleur est reproduite par cette position, amener le cou du patient en extension (lui demander de regarder le plafond) en maintenant de l’avant-bras la position relâchée du tronc. 

Si la nouvelle position de tête réduit ou élimine les douleurs, le test est positif. Dans le cas contraire, il faut augmenter les tensions sciatiques par palier en :

  • Amenant le genou en extension 
  • Plaçant et maintenant la cheville en flexion dorsale 

Il faut veiller à ce que le patient ne soit pas en abduction horizontale ni en rotation médiale de cuisse, qui majorent la mise en tension du nerf, mais il est possible de les utiliser avec l’inclinaison latérale controlatérale du rachis chez les sujets souples ou présentant des symptômes discrets et/ou survenant lors de circonstances particulières, à l’effort par exemple. 

À chaque position, interroger le patient quant à la présence d’une douleur et vérifier sa modulation lors de l’extension de tête [19].

À noter que les tests neuro-dynamiques sont très sensibles, il existe beaucoup de faux positifs, de souffrances pouvant être provoquées chez des sujets sains. En conséquence, varier même a minima la position ou le mouvement au cours d’un test, induire une réponse lors de l’interrogatoire, peuvent influencer la réponse.

Il faut donc que :

  • Le sujet soit aligné symétriquement, y compris à distance du symptôme (pas d’inclinaison latérale cervicale pour une sciatique par exemple). 
  • Tous les plans soient respectés et progressivement complétés (flexion de hanche genou tendu, puis associée à une adduction, puis associées à une rotation médiale), sans lâcher une composante.

Il ne faut pas, autant que faire se peut, mobiliser l’interface et le nerf en même temps, mais privilégier ce qui sollicite l’un ou l’autre.

Le sujet ne doit pas montrer du doigt le siège de sa douleur puisque cela risque de modifier ses impressions douloureuses lors du mouvement accompagnant (inclinaison latérale lombale homolatérale pour faire glisser la main sur le trajet du nerf par exemple), mais indiquer verbalement la zone.

Le sujet ne doit pas être influencé par la question du kinésithérapeute : «ce test peut vous provoquer de la douleur ou non ; dans les deux cas, votre réponse m’intéresse. Indiquez-moi verbalement s’il existe une douleur et le début de celle-ci.» [19]

La réponse normale au test se traduit par une gène voire une douleur à la face postérieure et inférieure de cuisse. La mise en flexion de la cheville déplace vers la face postérieure et supérieure de la jambe la gène par mise en tension des gastrocnémiens. Elle ne majore pas la réponse fessière. 

Valeurs

Les valeurs obtenues sont qualitatives :

  • Le test réveille des tensions chez quasiment tous les sujets sains et 80% d’entre eux voient ces tensions diminuer lors de l’extension du cou, ce qui confirme la composante neurogène de ce test [22]. 
  • Le réveil des douleurs du côté douloureux est un signe d’atteinte sciatique lorsque l’extension de tête diminue les douleurs lombaires ou plus distales.
  • Il est classiquement décrit que le réveil des douleurs par la mise en tension du côté sain est péjorative quant à l’atteinte du nerf sciatique (test de Fajersztajn) mais il est courant de diminuer l’intensité de la réponse douloureuse au test d’une sciatique droite en étirant le sciatique gauche. 

Fiabilité 

BoussoleEn comparant les observations de kinésithérapeutes, la fiabilité inter-examinateurs apparaît très bonne [15]. 

Validité 

Voir en annexe les conclusions d’études [5, 20] portant sur la validité du test. L’ajout d’un critère supplémentaire (douleur en deçà du genou) permet une spécificité parfaite [20].

Comparé avec Se Sp RV+ RV- Références bibliographiques
Examen neurologique 0,91 0,70 3,03 0,13 Urban 2015
Examen neurologique 0,55 1,00 0,45 Idem+ douleur en dessous du genou
IRM 0,84 0,83 4,94 0,19 Cleland 2012 (Majlesi 2008)
IRM 1,00 0,83 5,88 0,00 Trainor 2011 (Tawa 2017)

Test de l’élévation jambe tendue (Straight Leg Raising test / Lasègue)

3

Objectifs

Le signe de Jules Lasègue a été actualisé par les physiothérapeutes anglo-saxons. Ce test leur sert à faire la part des choses entre un problème neurodynamique ou un problème d’interface. Il peut servir à interroger le patient lombalgique (troubles proximaux) ou le patient souffrant d’un problème podal (troubles distaux). 

BoussoleComme le Slump-Test, le Straight Leg Raising test (SLR) est basé sur la continuité du névraxe. La flexion du cou met en tension la dure-mère. La moelle épinière dorso-lombaire coulisse en direction caudale lors d’un SLR appliqué unilatéralement [16]. Ce déplacement est pratiquement doublé en amplitude lors d’un SLR bilatéral [9].

Lors d’un SLR, les excursions du nerf peuvent être mesurées à l’échographie, avec une fiabilité excellente [17]. Elles sont de l’ordre du centimètre dans le sens longitudinal, lorsque le genou est étendu sur une cuisse fléchie à 30°, un peu plus lorsque la cuisse est fléchie à 60°. Il est émis l’hypothèse qu’en présence d’une sciatique, une adhérence ou un obstacle intra-canalaires limitent ce glissement, mais les excursions neurales longitudinales lors du test entre patients sciatalgiques et sujets sains ne semblent pas fondamentalement différentes [18]. 

Procédure

Le patient est en décubitus, le praticien latéral à lui. Il doit être aligné, sans inclinaison latérale du rachis, ou de la tête, les bras le long du corps, de façon à ne pas influencer les tensions du névraxe. Il ne faut pas que sa tête repose sur un coussin trop épais puisque cela induit une mise en tension neurale.

Le praticien soutien la jambe postérieurement au tendon achilléen, le talon étant libre. Il applique une force à l’extrémité supérieure du tibia de manière à verrouiller le genou en extension (Shacklock considère que le glissement du quadriceps sur le fémur ne permet pas un maintien convenable par un appui fémoral). 

Le membre inférieur est amené en flexion de hanche, jusqu’à sensation d’une tension douloureuse, sans mouvement majeur de rétroversion du bassin. Il ne faut pas induire de rotation médiale, ni d’adduction. 

La jambe est posée sur l’épaule du kinésithérapeute, genou maintenu en extension.

La réponse normale est une sensation diffuse de tiraillement et d’étirement à la face postérieure de cuisse, qui devient plus distale à la partie supérieure du mollet lorsque la cheville est fléchie. L’amplitude du mouvement est très variable, entre 50° et 100° ; elle ne peut donc pas être discriminative.

Pour différentier les structures neurales des structures musculo-squelettiques, la cheville du patient est amenée en flexion dorsale lorsque tous les autres paramètres sont maintenus (genou et hanche), ce qui correspond au test de Bragard [24]. Une augmentation de la douleur lombale en flexion de cheville est en faveur d’un problème neuro-dynamique. Son absence indique un problème d’interface.

Pour Shacklock, la flexion de tête, par la tension des grands droits qu’elle entraîne, n’est pas recommandée, puisqu’elle provoque une rétroversion du bassin [19]. D’autres praticiens [3] utilisent la flexion de tête pour voir s’il existe une majoration des douleurs lombaires ou plus distales.

Comme pour le Slump-test, Shacklock conseille, pour des patients lombalgiques ne présentant pas de douleurs lors de la réalisation du test, de réaliser le même test en rotation médiale et/ou en adduction de hanche, et/ou en inclinaison latérale rachidienne controlatérale.

Variantes en fonction des branches terminales testées 

Classiquement décrit avec une flexion dorsale de cheville et éversion pour étirer le nerf tibial, il doit être aussi réalisé avec une flexion / inversion du pied pour un étirement plus important du nerf sural, une extension / inversion du pied pour un étirement plus important du nerf fibulaire superficiel, une extension dans l’axe du tibia pour un étirement plus important du nerf fibulaire profond (voir le chapitre consacré à l’abord préliminaire de la cheville et du pied).

Variante, le test de Fajersztajn 

Appelé aussi test de Lasègue croisé, il doit être pratiqué sur les deux membres inférieurs même si le trouble est unilatéral. Patient en décubitus, il s’agit d’élever la jambe saine genou tendu, pied fléchi, puis de fléchir la tête pour majorer les symptômes. Une douleur dans le côté symptomatique (non levé) serait le signe d’une lésion discale et serait indicatif de volumineuses hernies médianes [11]. Cette réponse apparaît paradoxale, puisque la mise en tension d’un nerf sciatique du côté sain lors d’un SLR diminue habituellement les douleurs sciatiques controlatérales. 

BoussoleFiabilité 

Le signe de Lasègue apparaît avoir une bonne fiabilité (κ = 0.68) pour mettre en évidence une douleur de distribution métamérique et une fiabilité moyenne pour identifier les patients lorsque les symptômes apparaissent en dessous de 45° (κ = 0.43), sans qu’il soit prédictif de la présence d’une hernie discale à l’IRM [21].

D’autres facteurs peuvent renforcer la positivité du test, comme une douleur lors de la toux, de l’éternuement, une augmentation de la douleur à la marche, une sensation de froideur de l’extrémité distale, des épisodes lombalgiques antérieurs.

Validité 

A noter que l’examen de référence est souvent  l’IRM, dont les qualités diagnostiques restent discutées [25].

Comparé avec Se Sp RV+ RV- Références bibliographiques
IRM 0,52 0,89 4,73 0,54 Majlesi 2008 (Tawa 2017)
IRM 0,64 0,57 1,49 0,63 Vroomen 2002 (Tawa 2017)
chirurgie  0,84 0,21 1,06 0,76 Albeck 1996 (Tawa 2017)
IRM 0,29 0,57 0,67 1,25 Suri 2010 (Tawa 2017)
IRM 0,67 0,43 1,18 0,77 Rabin 2007 (Tawa 2017)
IRM 0,29 0,57 0,67 1,25 Suri 2011 (Tawa 2017)
EMG 0,44 1,00 0,56 Coster 2010 (Tawa 2017)

Validité du test de Bragard 

Comparé avec Se Sp RV+ RV- Références bibliographiques
EMG 0,69 0,67 2,09 0,46 Homayouni 2018

Recherche d’une centralisation des symptômes 

Ce test, originellement décrit par Robin McKenzie, est l’une des pierres angulaires de sa méthode d’évaluation. Il est décrit ici pour mémoire, mais ne peut se résumer ni s’extraire du protocole d’examen développé par la méthode Mechanical Diagnosis and Treatment (MDT). 

Un patient en procubitus en appui sur les coudes ou le thorax soulevé par un abattant de table (inversion de la position du Slump-test) qui est soulagé par la position avec une diminution du caractère distal des irradiations (centralisation), est un signe en faveur d’un symptôme sciatique. 

BoussoleFiabilité 

Cleland rapporte des fiabilités passables à modérées en fonction des études analysées. Elles deviennent fortes en présence d’une préférence directionnelle [5]. 

Fiabilité inter-examinateurs Kappa
Cleland (Kilpikoski 2002) 0,7
Cleland (Fritz 2000) 0,82
Hidalgo 2014 0,74
Werneke 2014 0,39
Sagi 2012 0,78

Validité 

Se Sp RV+ RV- Références bibliographiques 
0,40 0,94 6,67 0,64 Cleland 2012 (Laslett 2005)
0,64 0,70 2,13 0,51 Petersen 2017 (Donelson 1997)
0,47 0,95 9,40 0,56 Petersen 2017 (Young 2003)

Autres signes décrits 

Les anti-inflammatoires 

Lorsque le patient est soulagé par leur prise à haute dose, c’est en faveur d’une souffrance sciatique, susceptible d’être irrité par une inflammation localisée.

Épreuve de Hoover

5

Lors de l’élévation d’une jambe « faible » ou douloureuse, il doit exister un contre-appui du membre inférieur sain, le patient se servant d’un contre-appui controlatéral pour faciliter l’élévation de la jambe. 

L’absence de contre-appui serait en faveur d’un patient simulateur.

Test du nerf fémoral en procubitus 

7

Le Prone Knee Bend test (PKB) est la version anglo-saxonne du signe de Léri, du test d’Ely. C’est plus un test de dépistage qu’un examen bien précis de par le nombre de facteurs pouvant interférer. 

Procédure 

Le patient est en procubitus, le kinésithérapeute à ses pieds amène ses jambes précautionneusement en flexion sur les cuisses jusqu’à ressentir une première résistance ou a l’observation d’un mouvement du patient.  

Valeurs 

Plusieurs options sont possibles :

  • Le test est négatif si le talon vient toucher la fesse ou de manière égale au coté opposé. 
  • Une butée précoce et dure peut être ressentie en conséquence d’un déficit de flexion du genou.
  • Le patient peut élever une fesse, stratégie destinée à réduire la tension du nerf fémoral par la mise en flexion de la hanche.
  • Le patient peut arrêter le mouvement lors d’une extension douloureuse lombaire. 

Dans les deux derniers cas, le kinésithérapeute peut stabiliser en retroversion le bassin avec son avant-bras crânial pour retarder l’impaction articulaire postérieure lombaire et réaliser une nouvelle fois le test en unilatéral, en flexion passive du genou à la recherche d’une douleur neurale. En présence d’une douleur irradiant dans la cuisse et reproduisant les souffrances ayant conduit le patient à consulter, le test est considéré positif.

Test du nerf fémoral en latéro-cubitus 

Le Slump Knee Bend test permet de jouer aussi sur la mobilité du rachis dans le plan sagittal.

8

Procédure 

Pour le test du nerf fémoral droit, le patient est couché en latéro-cubitus gauche, en enroulement du rachis thoraco-lombaire et flexion cervicale. Le kinésithérapeute est en arrière de son bassin ; il maintient le genou droit à 90° de flexion pendant que le patient maintient son genou et sa hanche gauche fléchis sans aller jusqu’à la butée pour permettre une flexion lombaire. Le kinésithérapeute réalise une extension de la hanche droite jusqu’à atteindre une tension douloureuse à la face antérieure de cuisse.

Valeurs 

Lorsque l’extension de tête soulage les douleurs de cuisse, le test est positif. 

Remarques

La mise en tension des nerfs périphériques est susceptible de provoquer des douleurs chez le sujet sain. Ces douleurs doivent être distinguées de celles retrouvées lors de l’examen d’un patient souffrant de névralgies, dont les souffrances doivent être reproduites et modifiées par la variation de la mise en tension neurale lorsque le test est positif. La plupart des sujets sains évoquent une tension inconfortable à la face antérieure de cuisse lors de la réalisation du test, diminuant lors de l’extension du cou en position neutre comme en flexion du tronc : l’extension du cou diminue la tension des racines lombales et permet une augmentation de l’angle d’extension coxo-fémorale avant survenue de la douleur. 

Il semble difficile de comparer les amplitudes d’extension droite et gauche chez un même sujet de par la position de test (latéro-cubitus) et l’absence de symétrie ; l’amplitude articulaire ne peut donc pas servir d’indicateur.

La nécessaire répétition du test pour en accroître la précision limite les applications cliniques. 

BoussoleValidité 

Les amplitudes d’extension coxo-fémorales lors du test sont similaires quel que soit le sexe, mais varient en fonction de la position du rachis thoraco-lombal et cervical. Elles sont indépendantes de la souplesse du sujet, souvent asymétriques. La flexion du cou, comme celle du tronc induit une diminution de l’extension coxo-fémorale. L’intensité de la douleur perçue chez ce sujet sain varie elle aussi significativement en fonction de la position du tronc et du cou [10].

Auto test du nerf fémoral en procubitus 

9
La flexion extension de tête permet de jouer sur la cruralgie

Procédure 

Le patient est en appui sur les avant-bras, coudes fléchis fléchis à 90°, regard à l’horizontale. La flexion simultanée de la tête et du genou homolatéral au nerf fémoral testé crée une tension le long du trajet du nerf fémoral. La présence d’une douleur sur le trajet du nerf fémoral et sa suppression par l’extension de la tête permet de différentier la souffrance du nerf d’avec les structures musculo-squelettiques comme le droit fémoral.


Références bibliographiques

[1] Boyd BS, Gray AT, Dilley A, Wanek L, Topp KS. The pattern of tibial nerve excursion with active ankle dorsiflexion is different in older people with diabetes mellitus. Clin Biomech (Bristol, Avon). 2012 Nov;27(9):967-71

[2] Brown C et al. The effects of neurodynamic mobilization on fluid dispersion within the tibial nerve at the ankle: an unembalmed cadaveric study. J Man Manip Ther. 2011 Feb; 19(1): 26–34

[3] Butler D. The Sensitive Nervous System. NOIgroup publications. 2000. Adelaide. Australia.

[4] Neto T et al. Effects of lower body quadrant neural mobilization in healthy and low back pain populations: A systematic review and meta-analysis. Musculoskeletal Science and Practice. Volume 27, Pages 14-22 (February 2017)

[5] Cleland J. Examen clinique de l’appareil locomoteur: Tests, évaluation et niveaux de preuve. 2° édition. Elsevier. 2012

[6] Dufour M. Anatomie de l’appareil locomoteur. Tome 1. Membre inférieur. 3° édition. 2015

[7] Ellis RF, Hing WA, McNair PJ. Comparison of Longitudinal Sciatic Nerve Movement With Different Mobilization Exercises: An In Vivo Study Utilizing Ultrasound Imaging. J Orthop Sports Phys Ther 2012;42(8):667-675

[8] George SZ, Van Dillen LR, Whitman JM et al. Low Back Pain. J Orthop Sports Phys Ther. 2012;42(4):A1-A57

[9] Kankaanpää M, Airaksinen O. In Vivo MRI measurement of Spinal Cord Displacement in the Thoracolumbar Region of Asymptomatic Subjects: Part 2 – Comparison Between Unilateral and Bilateral Straight Leg Raise Tests. Spine (Phila Pa 1976). 2014 Feb 5

[10] Lai WH, Shih YF, Lin PL, Chen WY, Ma HL. Normal neurodynamic responses of the femoral slump test. Manual Therapy. Volume 17, Issue 2, Pages 126-132 (April 2012)

[11] Magee DJ. L’évaluation clinique en orthopédie. Edisem Maloine. Québec. 1988.

[12] Ferreira G et al. (2016) Neurodynamic treatment did not improve pain and disability at two weeks in patients with chronic nerve-related leg pain: a randomised trial. Journal of Physiotherapy 62: 197-202

[13] McGill S. Low Back Disorders. Evidence-based Prevention and Rehabilitation. Human Kinetics. 2th edition. 2008 

[14] Nagrale AV et al. Effect of slump stretching versus lumbar mobilization with exercise in subjects with non-radicular low back pain: a randomized clinical trial. J Man Manip Ther. 2012 February; 20(1): 35–42

[15] Philip K, Lew P, Matyas TA. The inter-therapist reliability of the slump test. Aust J Physiother. 1989;35:89-94.

[16] Rade M, Könönen M, Vanninen R, Marttila J, Shacklock M, Kankaanpää M, Airaksinen O. In vivo MRI Measurement of Spinal Cord Displacement in the Thoracolumbar Region of Asymptomatic Subjects: Part 1 – Straight Leg Raise Test. Spine (Phila Pa 1976). 2014 Feb 5

[17] Ridehalgh C, Moore A, Hough A. Repeatability of measuring sciatic nerve excursion during a modified passive straight leg raise test with ultrasound imaging. Man Ther. 2012 Dec;17(6):572-6

[18] Ridehalgh C et al. Sciatic nerve excursion during a modified passive straight leg raise test in asymptomatic participants and participants with spinally referred leg pain. Man Ther. 2015 Aug;20(4):564-9

[19] Shacklock M. Clinical Neurodynamics. A new system of musculoskeletal treatment. 2005 Elsevier. ISBN: 978-0-7506-5456-2

[20] Urban LM, MacNeil BJ. Diagnostic Accuracy of the Slump Test for Identifying Neuropathic Pain in the Lower Limb. J Orthop Sports Phys Ther. 2015 Aug;45(8):596-603

[21] Vroomen PC, de Krom MC, Knottnerus JA. Consistency of history taking and physical examination in patients with suspected lumbar nerve root involvement. Spine (Phila Pa 1976). 2000;25:91-96

[22] Walsh J, Flatley M, Johnston N, Bennett K. Slump test: sensory responses in asymptomatic subjects. J Man Manip Ther. 2007;15(4):231-8.

[23] Kahle W. Anatomie 3. Système nerveux. Édition française dirigée par C. Cabrol. Flammarion Médecine-Sciences. 2° édition. Paris. 1981.

[24] Homayouni et al. Sensitivity and Specificity of Modified Bragard Test. Journal of Chiropractic Medicine. 2018. Article in press.

[25] Tawa N et al. Accuracy of magnetic resonance imaging in detecting lumbo-sacral nerve root compromise: a systematic literature review. BMC Musculoskelet Disord. 2016 Sep 6;17(1):386

[26] Tawa N et al. Accuracy of clinical neurological examination in diagnosing lumbo-sacral radiculopathy: a systematic literature review. BMC Musculoskeletal Disorders (2017) 18:93 


Interprétation des résultats de la fiabilité & de la validité des tests

Fiabilité 

Fiabilité inter-examinateurs. Interprétation du kappa selon Piette 2016 (Landis & Koch 1977)

Accord léger De 0 à 0,2
Accord faible  De 0,21 à 0,4
Accord modéré  De 0,41 à 0,6
Accord bon  De 0,61 à 0,8
Accord très bon ou presque parfait  De 0,81 à 1

 

Fiabilité inter-examinateurs. Interprétation du coefficient de corrélation intra-classes selon Piette 2016 (McDowell 2006)

Faible fiabilité  De 0 à 0,4
Fiabilité modérée De 0,41 à 0,59
Fiabilité acceptable De 0,6 à 0,74
Très bonne fiabilité De 0,75 à 1

Validité 

RV+ RV- Interprétation 
Égal ou supérieur à 10 Inférieur ou égal à 0,1 Bonne prédiction de la présence (RV+) ou de l’absence (RV-) de la pathologie grâce au test: L’évolution de la probabilité initiale à finale est forte, elle permet un diagnostic avec peu d’incertitude
Entre 5 et 10 Entre 0,1 et 0,2 Prédiction modérée de la présence (RV+) ou de l’absence (RV-) de la pathologie grâce au test. L’évolution de la probabilité initiale à finale est modérée, il est préférable de confirmer le diagnostic en le couplant avec un autre test. 
Entre 2 et 5 Entre 0,2 et 0,5 Faible prédiction de la présence (RV+) ou de l’absence (RV-) de la pathologie grâce au test. L’évolution de la probabilité initiale à finale est insuffisante pour le diagnostic, d’autres tests sont indispensables 
Entre 1 et 2 Entre 0,5 et 1 Prédiction rarement importante de la présence (RV+) ou de l’absence (RV-) de la pathologie grâce au test. L’évolution de la probabilité initiale à finale est insignifiante, le test n’a pas d’utilité diagnostique 

Référence bibliographique 

Piette P. Métrologie appliquée à la kinésithérapie : mesures, tests et bilans, concepts fondamentaux. EMC – Kinésithérapie-Médecine physique-Réadaptation 2016;0(0):1-15 [Article 26-007-A-40]

2 commentaires

  1. Merci Jean-Louis pour ce super travail de synthèse de ces cruralgies du MI, et pour les autres billets ! qui sont de véritables cours complet, ça remet de l’oxygène dans la tête, bon, chuis fan !

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