L’extension active de hanche est limitée


Généralités 

Travail des muscles réalisant l’extension de hanche 

Innervation et activité électro-myographique des extenseurs de la coxo-fémorale, selon Bouisset [7] & Dufour [12]

Muscles FLE EXT ABD ADD RM RL Innervation radiculaire Innervation tronculaire
Grand fessier 0 +++ + + 0 +++ L5, S1, S2 Plexus sacral
Long biceps 0 +++ 0 0 0 + L5, S1, S2 Sciatique
Semi-tendineux 0 +++ 0 0 + 0 L5, S1, S2 Sciatique
Semi-membraneux 0 +++ 0 0 + 0 L5, S1, S2 Sciatique
Moyen fessier + + +++ 0 + + L4, L5, S1 Plexus sacral
Petit fessier + + + 0 +++ + L4, L5, S1 Plexus sacral
Grand adducteur (1° & 2° faisceaux) + + 0 +++ + + L2, L3, L4 Obturateur

Quelques pistes 

Tenir le rachis

L’extension de hanche et la stabilisation postérieure du rachis sont sous la dépendance de muscles puissants, grands fessiers et ischios-jambiers. 

BoussoleLeur force diminue avec l’âge [29]. Leur faiblesse, atrophie [17], infiltration graisseuse [47] sont liés à la coxarthrose et aux risques de chutes. 

Contrôler le genou et le pied

La faiblesse de la hanche est associée à une diminution du contrôle de la partie inférieure du membre et peut induire un syndrome fémoro-patellaire notamment chez les sujets féminins. 

BoussoleDans ce cas, le membre symptomatique peut perdre la moitié de sa force en extension, le tiers de sa force en abduction et rotation latérale [41].  

 

Observations & signes cliniques

Voir le chapitre consacré à l’abord préliminaire de la hanche.

Amyotrophie du grand fessier

Elle est difficile à évaluer de par l’amas graisseux habituel régional. 

Marcher sur la pointe des pieds

Demander au patient de marcher sur les pointes de pied, ce qu’il ne pourra pas faire en présence d’une atteinte radiculaire en S1.

Soulever le bassin en décubitus 

2

Le patient doit être capable de tenir le membre inférieur sain en élévation jambe tendue, le bassin étant soulevé par le membre inférieur à tester, en appui sur la cuisse du thérapeute. Il est possible d’accroître la résistance par un appui sur l’EIAS.

Mesures

Mesure de l’extension active en procubitus  

3

Procédure 

Le patient en procubitus élève le membre inférieur, jambe fléchie. Le thérapeute, debout sur un pèse-personne, impose une résistance à la face postérieure de cuisse, de direction verticale. La flexion préalable du genou limite l’action des ischio-jambiers et sollicite préférentiellement le grand fessier. La lecture de la diminution du poids du thérapeute sur la balance indique la force isométrique développée par les extenseurs au point d’appui manuel.

BoussoleA noter que l’abduction de hanche à 30° augmente [23] le travail du grand fessier en alignant ses fibres, orientées en bas et dehors.

Le non-respect de la verticalité des appuis est un biais de la mesure.

Mesure de l’extension active en décubitus 

4

Procédure 

Le kinésithérapeute est homolatéral à la hanche testée. Le patient doit tenir le membre inférieur sain en élévation jambe tendue, le bassin étant soulevé par le membre inférieur à tester, en appui sur la cuisse du thérapeute. 

Ce dernier réalise une mesure de pression par l’appui d’un sphygmomanomètre préalablement gonflé à 20 mmHg et posé sur l’EIAS. 

Elle est comparée avec le côté opposé.

Mesures de la force isométrique au capteur de pression

5

Procédure 

Le patient est sanglé, en procubitus, un capteur de pression (Lafayette Instruments ®) interposé entre la sangle et la cuisse du patient, le plus proche possible du creux poplité. 

3 essais sont réalisés pendant lesquels une force maximale est demandée au patient : il doit progressivement accroître sa résistance pendant 5 secondes, en extension de hanche genou fléchi, puis maintenir la force maximale pendant 3 autres secondes. 

Valeurs 

Globalement, les patients jeunes et sains développent de l’ordre de 30 kgs (20 kgs chez les patients féminins). Ces valeurs sont moyennement corrélées à l’indice de masse corporelle. 

BoussoleFiabilité 

La fiabilité inter-examinateurs est très bonne [2, 25]. 

 

Diagonale A’B’ pivot hanche

Généralités sur la méthode de Kabat

6
Les diagonales au membre inférieur

Cette méthode de reprogrammation neuro-motrice consiste à faire réaliser au patient une activité musculaire en chaîne série, également répartie dans les trois plans de l’espace. Il existe une articulation pivot, seule articulation mobile au cours du mouvement. 

Grâce à des ordres clairs, à la démonstration passive préalable et répétée du mouvement et aux mises en tension cutanée, articulaire et musculaire ciblant la direction de la diagonale voulue, l’activation musculaire se propage précisément du proximal au distal. 

Pour chaque diagonale, le muscle distal dont la physiologie se calque le mieux sur le mouvement souhaité est stimulé par étirement. 

L’articulation distale est placée en limite d’amplitude dans la position inverse au mouvement demandé. Son étirement sec doit stimuler les fibres proprioceptives de l’articulation. 

Une traction sur l’articulation proximale est appliquée lorsque l’on désire une réponse en flexion, une compression lorsqu’on désire une réponse en extension.

L’acroissement des résistances ne doit se faire qu’à partir du moment où la qualité du mouvement désiré est obtenue [44]. 

En dehors des schémas brisés, il s’agit toujours d’une sollicitation en chaîne série.

Chaîne A’B’ pivot hanche

Elle est destinée à obtenir une extension, rotation latérale et adduction à partir d’un pivot hanche et des contractions du triceps et du tibial postérieur.

Le patient est en décubitus, le membre inférieur au zénith. La cuisse du patient est calée par l’abdomen du kinésithérapeute. Le pied est en éversion et flexion, le genou en extension, la hanche en flexion, abduction et rotation médiale. Les membres supérieurs du kinésithérapeute sont décroisés. La peau de la face postérieure de cuisse est tractée en direction proximale.

Le kinésithérapeute enroule la cuisse et comprime la coxo-fémorale. La partie postéro-médiale de la capsule talo-crurale est sollicitée vers l’éversion et la flexion dorsale, par un appui sur le bord plantaire du 5° métatarsien (M5). Le kinésithérapeute « se pend » au pied, étirant triceps et tibial postérieur. A l’arrivée, le pied est en inversion et extension, la hanche en rotation latérale, adduction et relative extension. Le genou reste en extension. Les membres supérieurs du kinésithérapeute sont décroisés.

Diagonale C’D’ pivot hanche

Le patient est en décubitus, le membre inférieur au zénith est en flexion, adduction et rotation latérale coxo-fémorale, extension du genou, supination et flexion du pied. Le kinésithérapeute fait face à la face dorsale du membre inférieur du patient. Sa main crâniale prend appui sur la face dorsale de cuisse, partie inférieure. Sa main caudale prend appui sur la face plantaire et latérale du premier métatarsien (M1). Elle est destinée à stimuler le long fibulaire, muscle-gâchette. 

A l’arrivée, le pied est en pronation et extension, la hanche en rotation médiale,  abduction et relative extension. Le genou reste en extension. Les membres supérieurs du kinésithérapeute restent décroisés durant toute la manoeuvre.

Travail des extenseurs au ballon de Klein 

8

Procédure 

Le sujet est invité à réaliser des postures en appui des pieds sur le ballon durant 30 secondes, en progression sur une minute, à quatre reprises.

Validité 

Voir le chapitre consacré aux extenseurs lombaires.

Pont pelvien

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Procédure 

Le patient est en décubitus, les genoux sont fléchis, la hanche est en flexion au départ du mouvement. Au cours de l’exercice, la participation des ischio-jambiers diminue car ils sont très tôt en insuffisance active. La propulsion ventrale du bassin doit se faire jusqu’à l’alignement de la face antérieure des cuisses avec l’abdomen.  Cet exercice peut être réalisé de façon unilatérale.

Variante en endurance

Jambes en crochet, pieds au sol, le patient, mains croisées sur le thorax, est invité à décoller le bassin et à placer la face antérieure de l’abdomen dans le prolongement de celle des cuisses en maintenant le plus longtemps possible la position, qui peut être chronométrée. Au fur et à mesure du maintien, des douleurs musculaires peuvent survenir à la face antérieure des cuisses, dans les masses fessières, au niveau des spinaux ; leur topographie indique quels sont les muscles déficitaires, quadriceps, grands fessiers ou spinaux (voir son emploi au chapitre consacré à la rééducation active des spinaux).


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