Techniques neuro-dynamiques podales

Ces techniques réalisent en progression des glissements neuraux (sliding) puis des mises en tension neurales (tensioning). Elles doivent être prudentes et indolentes. Elles sont basées sur les trajets neuraux [22, 4]. 

Glissements du nerf fibulaire superficiel

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Objectifs

En présence d’une douleur latérale récente ne pouvant pas être attribuée à une entorse latérale de cheville comme d’une douleur séquellaire d’une entorse de cheville, les glissements non douloureux du nerf fibulaire superficiel dans son interface musculo-squelettique sont susceptibles d’avoir un effet antalgique. 

Procédure 

Le patient est en décubitus. Le kinésithérapeute, latéral à lui, stabilise la cuisse en flexion. Pour faire glisser le nerf au mieux au niveau de la cheville, il alterne la position d’inversion du pied / flexion du genou (glissement caudal) avec celle d’éversion du pied / extension du genou (glissement crânial) [22, 4].

Mises en tension du nerf fibulaire superficiel

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Procédure 

Le patient est en décubitus, le pied placé en inversion. Le kinésithérapeute, homolatéral ou controlatéral au membre, maintient le genou en extension et réalise une flexion passive de hanche puis un retour en position neutre. La flexion de hanche réalise une mise en tension neurale qui peut être douloureuse et donc réservée aux fins de traitement.

Variante sujet assis 

Elle permet de prolonger par la mise en tension de l’ensemble du névraxe. Elle a une vertu pédagogique pour le patient qui ressent une majoration des douleurs lors de la flexion de tête mais ne doit pas être utilisée trop tôt et trop fréquemment. 

Le patient, assis jambes sur la table maintien en flexion plantaire et en inversion le pied à traiter par son pied opposé. Son genou est en légère flexion. Le kinésithérapeute en controlatéral joue sur l’extension du genou pour moduler la tension. Il invite le patient à fléchir prudemment la tête et le rachis pour majorer cette tension.  Si la manoeuvre est trop douloureuse, le maintien du rachis cervical en extension permet de diminuer les douleurs [4].

Auto-mobilisation du nerf fibulaire commun 

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Auto-mobilisation du nerf fibulaire commun. Positions de départ et d’arrivée

«Allongé sur le dos, prenez à deux mains croisées votre cuisse et fléchissez le genou. Amenez le pied vers le sol et l’intérieur. Gardez cette position du pied et étendez le genou en amenant le pied vers le plafond. Alternez une dizaine de fois les flexions extensions du genou. Vous ne devez pas avoir mal lors de la manoeuvre, mais simplement ressentir une tension à la face latérale de la cheville. Dans le cas contraire, vous pouvez limiter les amplitudes et/ou éviter de placer la tête sur un coussin : Un coussin glissé sous la tête majore la tension de vos nerfs ; la tête à plat voire en extension la diminue».

Mise en tension du nerf tibial

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Objectifs

Cette technique est appropriée lors d’une souffrance podale du nerf tibial apparentée à une fasciite plantaire. Elle consiste à mettre progressivement en tension le nerf tibial par le genou, puis la hanche. 

Procédure 

Le patient est en décubitus. Le kinésithérapeute est homolatéral au membre à traiter. La technique est débutée genou fléchi. La cheville est placée en flexion dorsale, éversion, pronation. L’extension du genou est réalisée tout en maintenant la position de la cheville. Une flexion de hanche en maintenant les composantes distales termine la mise en tension. Le retour se fait en reposant le membre sur la table [4].

Mise en tension du nerf sural

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Positions de départ et d’arrivée

Elle se réalise en maintenant le pied en position de mise en tension du nerf et en jouant sur la flexion extension du genou.

Procédure 

Le patient est en décubitus dorsal, en flexion de hanche, dorsi-flexion et inversion de la cheville. Le kinésithérapeute est au niveau du membre homolatéral, avec une prise proximale empaumant le talon, l’avant bras est placé le long de la face médiale de la jambe et une prise distale à la face dorsale du pied maintien l’inversion. En maintenant les composantes distales, le kinésithérapeute réalise une extension du genou [4].


Références bibliographiques

[4] Butler DS. The Sensitive Nervous System. Noigroup Publications (2000)

[22] Shacklock M. Clinical Neurodynamics. A new system of musculoskeletal treatment. Elsevier 2005.

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