Traiter la gonarthrose au laser


red light beams
Photo de Johannes Plenio sur Pexels.com

Dans les années 90, c’était l’exemple même du traitement placebo. Les salons de matériel vendaient à gogo (pour des gogos ?) ces joujoux. Et aujourd’hui, même les revues Cochrane se prononcent en faveur du retour en grâce de cette thérapie. 

Donc : Vous n’avez pas envie d’insérer une aiguille dans le genou ? Votre enfance a été bercée par les exploits de Luke Skywalker ? Le laser est votre alternative 🙂

Procédures

Elles sont présentées en tableau dans l’article. Vous pourrez vous en inspirer si vous investissez. Quelques exemples :

Validité 

BoussoleLe traitement à l’aide d’un laser à faible puissance (LLT) n’est classiquement pas recommandé dans les guides cliniques consacrés à la gonarthrose. Une revue systématique avec méta-analyse a recherché s’il y avait une relation dose-réponse. À partir de 22 essais (n = 1 063) de bonne qualité, les auteurs ont estimé que la LLT permettait de réduire significativement la douleur par rapport au placebo sur le court-terme à la fin du traitement comme à moyen-terme (une différence de l’ordre de 15 mm IC 95%[7 à 20]). 

L’observation des doses recommandées pemet une réduction de la douleur cliniquement significative lors des suivis 2 à 4 semaines après la fin du traitement, soit nettement au-delà du traitement factice. L’invalidité est également réduite de façon statistiquement significative. Aucun événement indésirable n’a été rapporté.

Doses 

Il semble y a voir des puissances et fréquences à respecter. La LLT réduit la douleur et l’invalidité dans la gonarthrose pour des traitement entre 4 & 8 J avec une longueur d’onde de 785 à 860 nm et entre 1 à 3 J pour une longueur d’onde de 904 nm par point de traitement.

Pourquoi ça «marcherait» ?

Que répondre au patient qui demande «ça sert à quoi votre truc ?» Vous regardez vos chaussettes et vous dites «ça a un effet anti-inflammatoire !». Ca marche à tous les coups et ça engramme bien dans la tête du patient l’idée que l’inflammation est une maladie et non un processus de guérison. 

Maintenant, avec le bon discours sur les «bonnes inflammations» nécessaires pour la réparation du patient et les «mauvaises inflammations», tentatives cérébrales de réparation d’une articulation saine mais considérée comme fragile ? C’est peut être encore un outil pour mettre une claque à des capteurs périphériques trop bavards…

D’après la littérature retrouvée dans l’article, expérimentalement, chez le rat, chez le lapin, ça marche aussi bien que les AINS.

Ca suffit pour s’en doter ?


Références bibliographiques 

Stausholm MB, Naterstad IF Msc, Joensen J, Lopes-Martins RÁB, Sæbø H Msc, Lund H, Fersum KV, Bjordal JM. Efficacy of low-level laser therapy on pain and disability in knee osteoarthritis: systematic review and meta-analysis of randomised placebo-controlled trials. BMJ Open. 2019 Oct 28;9(10):e031142. doi: 10.1136/bmjopen-2019-031142.

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