Thérapie miroir et amputation au membre inférieur


Objectifs 

La thérapie par le miroir est censée influencer la réorganisation corticale car elle exploite le fait que le cerveau se réfère aux informations visuelles plutôt qu’aux informations somato-sensorielles. Par conséquent, elle peut inverser la réorganisation corticale inadaptée, entraînant une réduction de la douleur du membre fantôme. On constate également que la thérapie augmente l’excitabilité motrice corticale et spinale.

Matériel

Un miroir plat sur pied (130 cm × 46 cm) avec un cadre en bois et une base (62 cm × 65 cm).

Procédure 

Le miroir est placé en position para-sagittale près du corps du patient de manière à ce que la surface réfléchissante soit orientée vers le membre sain. 

Le patient peut voir le reflet de son membre sain dans ce miroir. Le principe de la thérapie par miroir lui sont préalablement expliquées et le patient est invité a ne regarder que le reflet du membre intact dans le miroir, des mouvements symétriques devant être effectués.  Les objectifs et les avantages de la thérapie par miroir sont expliqués aux patients, qui sont encouragés à poser des questions.

Le patient peut décider librement des mouvements qu’il souhaite répéter devant le miroir. 

La cohérence de la thérapie est importante pour obtenir les résultats escomptés :

  • Les sources de stimulations externes (bruit, télévision) sont réduites au minimum, 
  • Tous les accessoires du membre sain sont retirés,
  • Le confort du patient est assuré avant le début de chaque séance. 

Le reflet du membre sain imite le membre amputé, et le mouvement du membre intact donne l’illusion que le membre amputé bouge sans douleur. 

Posologie 

15 minutes de thérapie par miroir quotidienne sous la supervision du physiothérapeute, pendant 4 semaines.

Validité 

Vingt-quatre amputés (17 hommes et 7 femmes) ont participé à cet essai. L’âge moyen des participants des groupes expérimental et témoin était respectivement de 45,3 ± 11,1 ans et 40,5 ± 12,5 ans. Après l’intervention, la douleur (score VAS) était significativement plus faible dans le groupe expérimental (p = 0,003). De même, le groupe expérimental a montré un score significativement meilleur dans le domaine  » douleur corporelle  » du SF-36 (p = 0,012). Les deux groupes se sont améliorés de manière significative (p < 0,05) dans les autres domaines du SF-36 et du potentiel ambulatoire, sans différence significative (p > 0,05) entre les groupes.


Références bibliographiques 

Anna Zaheer, Arshad Nawaz Malik, Tahir Masood, Sahar Fatima. Effects of phantom exercises on pain, mobility, and quality of life among lower limb amputees; a randomized controlled trial. BMC Neurol. 2021 Oct 27;21(1):416. doi: 10.1186/s12883-021-02441-z.

Article en accès libre en cliquant sur le lien du titre 

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