Pourquoi les coureurs Kényans ou Éthiopiens gagnent les marathons ?


La capacité à courir sur de longues distances a joué un rôle important dans l’évolution de l’homme. Cette capacité est illustrée par les athlètes d’élite capables de courir un marathon en deux heures. 

Les athlètes d’Afrique de l’Est dominent ces épreuves depuis les années 1960, tant chez les hommes que chez les femmes. Leur surreprésentation est si impressionnante qu’en janvier 2021, sur les 100 athlètes de chaque sexe détenant les meilleurs temps de marathon de l’histoire, 76 femmes et 93 hommes étaient nés en Afrique de l’Est, en grande majorité originaires de deux pays et, surtout, de deux ethnies au sein de ces pays : les Kalenjin, du Kenya, et les Oromo, d’Éthiopie.

Bien que ce regroupement régional et ethnique puisse suggérer des facteurs génétiques et/ou culturels, aucune explication simple n’a été trouvée. 

Cela n’est pas surprenant dans la mesure ou le succès dans une activité telle que la course d’endurance est probablement le résultat d’une interaction complexe entre de multiples traits innés et liés à l’entrainement. 

C’est environnemental ?

Les facteurs environnementaux suggérés comme pertinents pour le succès des athlètes kenyans et éthiopiens comprennent : 

  • Un régime alimentaire favorable
  • La vie et l’entraînement en haute altitude
  • La motivation socio-économique pour échapper à la pauvreté
  • L’habitude de courir pour se rendre à l’école pendant l’enfance. 

Cependant, aucun de ces facteurs ne peut à lui seul expliquer un tel succès, car ils sont également présents dans de nombreux pays et populations qui n’ont jamais produit d’athlètes de classe mondiale dans cette proportion. En outre, même dans les populations d’Afrique de l’Est, les preuves d’une relation de cause à effet dans chacun de ces cas sont, au mieux, ténues. 

Cela suggère que de nombreux facteurs environnementaux agissent de concert pour favoriser la réussite de la course d’endurance et/ou qu’il existe une composante innée à prendre en compte.

C’est génétique ?

En ce qui concerne les facteurs génétiques, seuls deux gènes candidats ont été étudiés dans les populations d’Afrique de l’Est (ACTN3, ACE).

Dans trois études, la fréquence d’un allèle favorable découvert chez les coureurs eurasiens a été comparée entre les athlètes d’endurance et les témoins de leurs pays respectifs. Aucune d’entre elles n’a trouvé de différence statistiquement significative entre les athlètes et les témoins. 

De même, des différences mitochondriales discutables ont été retrouvées chez les athlètes kenyans mais pas chez les coureurs d’endurance éthiopiens. 

Les auteurs concluent, en se basant également sur les résultats d’autres cohortes, qu’il n’y a aucune preuve d’un profil génétique commun spécifique aux athlètes d’endurance.

C’est un mix des deux ? 

Les approches cas-témoins sont discutables si les groupes étudiés partagent un fond génétique favorable similaire mais diffèrent dans leur histoire d’entraînement. 

Autrement dit, ces populations présenteraient une fréquence plus élevée de nombreux allèles favorables, ce qui permettrait l’apparition d’individus présentant de multiples génotypes favorables à travers le génome beaucoup plus fréquemment que dans les autres populations. Lorsqu’ils sont exposés aux bonnes conditions environnementales (y compris l’entraînement), ces individus seraient alors capables d’atteindre le statut de coureur d’endurance d’élite, ce qui explique la surreprésentation des Africains de l’Est parmi ces athlètes.

Depuis les années 1960, les athlètes d’Afrique de l’Est, principalement du Kenya et de l’Éthiopie, dominent les épreuves de course de fond, tant chez les hommes que chez les femmes. 

D’autres études démographiques ont montré que deux groupes ethniques sont surreprésentés parmi les coureurs d’endurance d’élite dans chacun de ces pays : les Kalenjin, du Kenya, et les Oromo, d’Éthiopie, ce qui laisse penser que cette domination résulte de facteurs génétiques et/ou culturels. 

Cependant, si l’on examine l’histoire de la vie de ces athlètes ou les régions d’origine associées aux performances des athlètes d’endurance, aucune explication convaincante n’apparait. 

La présente étude évoque le squelette et l’appareil circulatoire

Facteurs anthropométriques

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