Après un marathon, le genou bat la breloque


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Photo de RUN 4 FFWPU sur Pexels.com

Le genou est l’articulation qui souffre le plus pendant ou peu de temps après un marathon. La question est de savoir pourquoi.

Cette étude visait à observer les effets de la course à pied d’un marathon sur la cinématique 3D du genou et à identifier les phases de marche et de course à pied dans lesquelles des changements importants se produisent.

Méthodes 

10 coureurs récréatifs sains (dotés de 20 genoux) ayant une expérience de course similaire ont été inclus. Leur cinématique tridimensionnelle du genou (pendant la marche et la course sur tapis roulant) a été recueillie à l’aide d’un système de capture de mouvement optique portable dans les 24 heures avant et dans les 6 heures après un marathon.

Résultats 

Les auteurs indiquent une augmentation du varus et de la translation antérieure du genou lors de la marche, une rotation en flexion et des translations antéro-postérieures augmentées lors de la course après le marathon. 

La varisation

La rotation en varus lors de la réception a considérablement augmenté lors de l’analyse de la marche et de la course après marathon. La raison probable de cette différence était la majoration de la charge sur le compartiment médial du genou.

Muscles et ligaments s’épuisent à contre-carrer ce moment médial et (selon la discussion) les ligaments peuvent s’allonger élastiquement sous la charge répétitive du marathon. 

Il a été observé un signal IRM plus élevé dans le compartiment médial peu de temps après un marathon dans des études antérieures.

La varisation du genou augmente le risque de syndrome de la bande iliotibiale et est fortement associée à la progression de la gonarthrose. 

La translation du tibia

Elle a augmenté de manière significative de 3,8 mm (plus de 50% de sa valeur originelle), de 2,2 mm (40%) pour la translation antérieure. Des études antérieures ont montré des résultats différents, peut être à cause de méthodes de mesures différentes.

Une étude précédente a montré que le tibia était généralement plus antérieur (∼3 mm) par rapport au fémur lors d’un cycle de marche dans les genoux après rupture du LCA par rapport aux genoux sains. Par conséquent, cela pourrait augmenter le risque d’instabilité et de blessure au genou.

L’augmentation de l’élasticité du LCA au fur et à mesure des contraintes répétitives ?

Limites de l’étude 

  • Il existe un artefact connu de mouvement de la peau lié à la technologie d’analyse de mouvement. 
  • Même s’ils ont été triés parmi 100 coureurs pour leur homogénéité, les coureurs n’étaient que 10.
  • L’activité musculaire n’a pas été recueillie.
  • Ca aurait été bien de voir une évolution à plus long terme pour savoir combien de temps les changements persistent.

Références bibliographiques 

chineTian F, Li N, Zheng Z, Huang Q, Zhu T, Li Q, Wang W, Tsai TY, Wang S. The effects of marathon running on three-dimensional knee kinematics during walking and running in recreational runners. Gait Posture. 2020 Jan;75:72-77. doi: 10.1016/j.gaitpost.2019.08.009.

(Article en accès libre)

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2 commentaires

  1. Un varus de genou? Ca me semble contre intuitif… et en contradiction avec la note d il y a quelques jours sur la biomécanique du genou après 10km ou alors j ai mal compris😅

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