Procédure
Le patient est en décubitus, sans coussins, le plus symétrique possible, sans rotation de tête, bras le long du corps, proche du bord de table.
Le kinésithérapeute, face au patient, glisse sa main sous la scapula et tracte en caudal le moignon de l’épaule. Faces dorsales de la main et de l’avant-bras restent en contact avec la table pour stabiliser le moignon de l’épaule.
Le coude du patient est fléchi au maximum, l’avant-bras placé en pronation, poignet et doigts maintenus en extension par une prise paume contre paume. Le pouce est en adduction dans le plan de la main, stabilisé par la 1° commissure du kinésithérapeute. La main gauche du kinésithérapeute saisit la main gauche du patient.
Le coude du patient est stabilisé dans le pli de l’aine du kinésithérapeute pour contrôler l’abduction.
Amener le bras en abduction anatomique, sans dépasser 50° d’abduction, pour ne pas perdre l’effet de la dépression scapulaire.
La pression importante sur le 5° doigt peut entraîner une forte douleur hypothénarienne et doit être prudente.
Le test est positif lorsqu’il reproduit les symptômes ayant motivé la venue du patient. Des dysesthésies dans le territoire ulnaire, au bord médial de l’avant-bras, mais surtout aux 4° et 5° doigts sont des réactions normales du sujet sain.
Différentiation structurelle
Il s’agit de faire varier la pression scapulaire pour un problème distal, de faire varier l’extension des doigts et du poignet pour un problème proximal.
