Attitude du patient
Le simple décubitus sur une table à matelassure dense peut apporter des indications. Dans un syndrome douloureux en extension ou en extension / rotation, l’extension stricte des membres inférieurs est plutôt difficile ; dans un syndrome douloureux en flexion elle ne l’est plutôt pas.
Une tension des psoas peut, modifier les douleurs, ce qui rend cette observation isolée non spécifique. Glisser une main sous la région lombaire ; l’extension passive d’une hanche peut se traduire par une antéversion du bassin si les fléchisseurs de hanche sont raides [80].
Observation palpatoire de la mobilité lombaire en décubitus
Fig 7-2.23 : Examen de la mobilité segmentaire lombaire
Procédure
Le praticien est assis face au patient. La prise est enveloppante autour du genou fléchi. La main qui teste est sous le rachis lombaire. Elle vient contacter la face controlatérale des deux épineuses du segment testé. Le praticien imprime un mouvement de flexion et de rotation latérale à la hanche. Il correspond à une élévation de l’hémi-bassin homolatéral. Le test peut être effectué étage par étage jusqu’à la région thoracique inférieure.
Valeurs
A chaque élévation importante de l’hémi-bassin provoquée par le praticien, les vertèbres lombaires se placent en inflexion latérale homolatérale et rotation homolatérale : les épineuses se translatent et viennent en butée au contact des doigts, ce qui correspond à une inflexion latérale du rachis, du côté homolatéral à la hanche mobilisée [75].
Variante
Fig 7-2.24 : Observation palpatoire de la mobilité lombaire en décubitus
Il est aussi possible et plus facile de palper la translation des épineuses en glissant la main sous le flanc controlatéral, jusqu’au contact avec celles-ci.
Valeurs
- Dans un syndrome douloureux en flexion ou en rotation, majorer passivement le mouvement en fin de course peut accroitre les symptômes.
- Dans un syndrome douloureux en extension, les symptômes ne sont pas augmentés.
Variante active
Une perturbation de la coordination motrice peut s’observer lorsqu’il est demandé au patient de fléchir activement hanche et genou, le pelvis se tournant du côté de la hanche fléchie. Les symptômes disparaissent lorsque le kinésithérapeute stabilise manuellement le bassin.
Observations de la mobilité des membres inférieurs en décubitus
Elle est essentielle et doit faire partie de l’examen lombaire (voir les chapitres consacrés au membre inférieur et à ses articulations).
Examen neural en décubitus
La fréquence des douleurs neurales accompagnant les rachialgies basses nécessite l’examen voire le traitement des souffrances de cette origine (voir le chapitre consacré au membre inférieur douloureux).
