Test de décalage du scaphoïde (Scaphoid Shift test)
Il s’agit de comprimer le tubercule du scaphoïde en direction dorsale à la recherche d’une douleur ou d’une impression de subluxation. Le patient est assis, avant-bras vertical, en pronation.
Le kinésithérapeute assis face à lui, amène d’une main le poignet d’une inclinaison ulnaire et légère extension à une inclinaison radiale et flexion, pendant que le pouce de l’autre main comprime le tubercule du scaphoïde. Cette pression étire le ligament scapho-lunaire et s’oppose à la rotation normale du scaphoïde (pronation du scaphoïde) lorsque le poignet passe de l’inclinaison ulnaire à l’inclinaison radiale [1].
Test de mobilité entre lunatum et triquetrum
Le test du ballottement est un cisaillement dorso-palmaire du complexe triquetrum-pisiforme en stabilisant le lunatum, main en pronation. Il s’agit de s’assurer de l’intégrité du ligament unissant le lunatum au triquetrum. Le test est considéré comme positif en présence de crépitations, douleur, hypermobilités.
Test des glissements sagittaux radio-carpiens

Le patient est en décubitus. Le praticien empaume à deux mains le poignet du patient. Fixant l’avant-bras, il mobilise la première rangée du carpe vers le ventral et le caudal. Une hypomobilité est constante après immobilisation.
Test de mobilité médio-carpien
Patient la main en pronation, le kinésithérapeute latéral à lui stabilise la première rangée des os du carpe et mobilise en cisaillement dorso-palmaire la 2° rangée par rapport à la première. Le test est considéré comme positif en présence de douleur et d’un bruit articulaire traduisant une subluxation.
Test de l’articulation radio-ulnaire inférieure
Il évalue les ligaments radio-carpiens dorsaux et palmaires. Il s’agit de mobiliser l’ulna en dorso-palmaire, en stabilisant le radius. Il est proposé que la position de pronation teste le ligament radio-ulnaire ventral, que celle de supination teste le ligament radio-ulnaire dorsal.
Test de contrainte du disque articulaire du carpe
Le patient est assis, avant-bras vertical, kinésithérapeute face à lui. Une main stabilise le radius et l’avant-bras alors que l’autre réalise des mouvements de cisaillement dorso-ventraux de l’ulna. L’inclinaison ulnaire permet un mouvement plus ample puisque cela relâche les tissus environnants. L’inclinaison radiale doit les réduire, sauf s’il existe une une hyperlaxité. Le test est positif lorsqu’une hypermobilité est constatée. Une variante se fait en compression axiale.
Validité
La plupart de ces tests de provocation, réalisés par des kinésithérapeutes expérimentés dans le domaine, présentent peu ou ne présentent pas d’intérêt pour diagnostiquer les blessures ligamentaires, lorsque ces examens sont comparés à une arthroscopie [2], à l’exception du test du scaphoïde, des tests médio-carpien et radio-carpiens inférieurs, qui sont d’une utilité relative. Coupler ces tests à l’IRM pourrait légèrement améliorer la prise de décision, mais l’IRM seule n’est pas non plus une évaluation à la validité parfaite.
Référence bibliographique
[1] LaStayo P, Howell J. Clinical provocative tests used in evaluating wrist pain: a descriptive study. Journal of Hand Therapy. 1995; 8: 10–17
[2] Prosser R, Harvey L, LaStayo P et al. Provocative wrist tests and MRI are of limited diagnostic value for suspected wrist ligament injuries: a cross-sectional study. Journal Of Physiotherapy. 2011Volume 57, Issue 4, Pages 247–253
