Test de mobilité segmentaire cervicale inférieure en décubitus


Rédigé par le Mercredi 16 Mai 2018




Il s’agit de rechercher une convergence ou une divergence limitée sur un étage. Le même test peut servir à interroger la présence d’une douleur unilatérale sur un étage, douleur et limitation articulaires étant fréquemment retrouvées au même étage en convergence.

Procédure

Le patient est en décubitus, le kinésithérapeute à sa tête. Le praticien stabilise les mastoïdes à l’aide de ses éminences hypothénars et réalise une poussée sur une zygapophyse à l’aide de l’index ou du médius.

La poussée est en direction antérieure et médiale, elle vise à obtenir une translation segmentaire, soit une convergence du côté de la poussée, une divergence incomplète du côté opposé.

Valeurs

Les valeurs obtenues sont qualitatives. Le praticien juge que la poussée est libre comparativement à l’articulaire controlatérale ou les articulaires sus et sous-jacentes ou qu’il existe une résistance lors de la poussée, ce qui doit caractériser une limitation articulaire segmentaire.
S’il existe une résistance, ce peut être attribué à une convergence limitée du côte de la poussée ou à une divergence limitée sur l’articulaire controlatérale.

Variantes en demi-flexion ou demi-extension

Pour déterminer si la limitation est liée à une convergence limitée sous le doigt ou une divergence limitée en controlatéral, un aménagement au test est proposé [1] :

Le praticien place le sujet au choix en légère flexion cervicale, ce qui majore la divergence, ou en légère extension, ce qui majore la convergence. Il teste à nouveau pour savoir dans quel sens la résistance ressentie varie.

Pour le même sens du test (par exemple, une poussée en translation vertébrale de la gauche vers la droite) :

– S’il existe une limitation de la convergence à gauche, elle doit apparaître plus franche lorsque le cou est placé en semi-extension, diminuée lorsque le cou est placé en semi-flexion.
– S’il existe une limitation de la divergence à droite, elle doit apparaître plus franche lorsque le cou est placé en semi-flexion, diminuée lorsque le cou est placé en semi-extension.

Noter que ces subtilités n’ont pas fait l’objet de validation…

Fiabilité

Déterminer une résistance en inclinaison latérale de C2 par rapport à C3 en décubitus chez des patients cervicalgiques est d’une fiabilité passable (k = 0,43) [3].

Validité

Déterminer le défaut d’inclinaison latérale de sujets cervicalgiques à l’aide de tests de translation est comparable à ce que l’on peut déterminer lors de clichés radiologiques dynamiques [2].

Références bibliographiques

[1] Mitchell Jr F. The muscle energy manual. Cervical region evaluation and treatment. Volume one. MET Press. 2005

[2] Fernández-de-las-Peñas C et al. Validity of the Lateral Gliding Test as Tool for the Diagnosis of Intervertebral Joint Dysfunction in the Lower Cervical Spine Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics Volume 28, Issue 8, October 2005, Pages 610-616

[3] Smedmark V et al. Inter-examiner reliability in assessing passive intervertebral motion of the cervical spine. Manual Therapy. 2000. Volume 5, Issue 2, Pages 97-101

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