
Un bandit pas manchot ?
Le département de physiothérapie de Las Vegas a évalué les effets d’une séance de Graded Motor Imagery (GMI) sur les amplitudes actives, la douleur, la kinésiophobie et le catastrophisme de patients souffrant de l’épaule.
Il s’agit d’une étude de cas multicentrique, ce qui peut donc nous donner quelques idées de traitements, mais en tout cas ne peut pas apporter de preuves solides quant à son intérêt thérapeutique.
Les patients ont mobilisé activement leur épaule non affectée dans des amplitudes confortables devant un miroir de sorte qu’ils pouvaient avoir l’impression que les déplacements se faisaient avec l’épaule affectée.
69 patients souffrant de scapulalgie et de limitations d’amplitude ont été mesurés avant et immédiatement après la thérapie par miroir.
Résultats :
Il y avait des différences significatives pour la douleur (p = 0,014), le catastrophisme (p <0,001), la kinésiophobie (Tampa scale of Kinesiophobia) (p = 0,012) immédiatement après la thérapie par miroir, bien que les moyennes n’aient pas atteint ou dépassé le changement minimal détectable (CMD) pour chaque mesure de résultat.
Il y a eu une augmentation significative de l’amplitude active (moyenne = 14,5 °) en flexion (p <0,001), dépassant le le CMD de 8 degrés.
Bref :
Une seule intervention à l’aide de cette thérapie miroir pourrait entraîner des améliorations statistiquement significatives de la douleur, du catastrophisme et des amplitudes. Reste donc à lire dans quelques mois l’étude contrôlée randomisée qui viendra infirmer ou conforter cette application clinique. Juste le temps d’essayer chez soi.

