Même sur le long-terme, la rééducation est préférable à la chirurgie dans les atteintes partielles de la coiffe des rotateurs


Rédigé par le Mardi 26 Septembre 2017




Même sur le long-terme, la rééducation est préférable à la chirurgie dans les atteintes partielles de la coiffe des rotateurs
Les auteurs de cette étude suédoise [1] avaient montré précédemment [2] que des exercices spécifiques réduisaient le besoin de chirurgie dans les douleurs sous-acromiales à un an. Cette étude indique que ce résultat se maintient à 5 ans.

Indicateurs :

Le score de Constant-Murley, le DASH, l’EVA nocturne, au repos et à l’activité, EQ-5D, and EQ-VAS.

Procédure :

Elle a été décrite par le menu par Jean-Luc Nephtali dans une note de 2012.

Validité :

Elle est mise en évidence par la comparaison entre des exercices spécifiques et non-spécifiques délivrés durant la même durée chez des patients en liste d’attente d’une intervention chirurgicale.

Tous les patients ont augmenté significativement leur score de Constant-Murley à un an. Significativement, plus de patients dans le groupe contrôle ont décidé de passer à la chirurgie (63%) que ceux du groupe exercices spécifiques (24%) (p < 0.0001).

Les patients ayant décidé de bénéficier de chirurgie ont un score de Constant significativement plus bas (plus défavorable) et plus souvent une rupture complète de la coiffe des rotateurs. Les patients présentant une rupture partielle ne diffèrent pas de ceux présentant des tendons intacts.

Après 5 ans de suivi, 33 patients sur 47 ayant bénéficié d’exercices spécifiques n’ont pas eu recours à la chirurgie, comparativement à seulement 16 des 44 patients ayant bénéficié d’exercices non-spécifiques (p = 0.001).

La moyenne des scores de Constant-Murley s’améliore entre 1 et 5 ans à la fois dans les groupes chirurgicaux et non-chirurgicaux. Les patients ne répondant pas positivement à une rééducation spécifique pourraient avoir de bons résultats semblables à ceux obtenus par chirurgie. En quelque sorte, l’absence de bons résultats après une rééducation spécifique bien conduite pourrait servir d’indicateur à la chirurgie.

Références bibliographiques :

[1] Björnsson Hallgren HC, Adolfsson LE, Johansson K, Öberg B, Peterson A, Holmgren TM. Specific exercises for subacromial pain. Acta Orthop. 2017 Aug 16:1-6. doi: 10.1080/17453674.2017.1364069. Article en pré-publication.

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Articles en rapport avec le sujet

[2] Hanna Björnsson Hallgren, Theresa Holmgren, Birgitta Öberg, Kajsa Johansson and Lars Adolfsson, A specific exercise strategy reduced the need for surgery in subacromial pain patients, 2014, British Journal of Sports Medicine, (48), 1431-1436.

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[3] Holmgren T, Bjornsson Hallgren H, Oberg B, et al. Effect of specific exercise strategy on need for surgery in patients with subacromial impingement syndrome: randomised controlled study. BMJ 2012;344:e787.

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