
10 articles ont été retrouvés dans des bases de données électroniques (recherche jusqu’en septembre 2016) et huit essais (325 participants) répondant aux critères d’inclusion ont été inclus dans la méta-analyse.Deux auteurs ont extrait et évalué indépendamment le risque de biais dans les études incluses.
Les différences de moyenne normalisées pour les mesures de résultat ont été utilisées pour calculer la taille des effets.L’outil GRADE (Grading of Recommendations, Assessment, Development and Evaluation) a été utilisé pour évaluer la qualité des éléments de preuve.
Résultats :
Il y a une preuve de qualité modérée selon laquelle la manipulation vertébrale pourrait influencer les marqueurs biochimiques.
Il y a une preuve de qualité modérée qu’une différence significative pourrait se retrouver en faveur de la manipulation vertébrale comparativement à un groupe contrôle pour induire des changements dans les niveaux de cortisol immédiatement après l’intervention.
Il y a également une preuve de faible qualité selon laquelle la manipulation vertébrale soit meilleure qu’une prise en charge dans un groupe contrôle immédiatement après intervention dans l’augmentation de la substance-P, la neurotensine et les taux d’ocytocine.
Cependant, des preuves de faible qualité indiquent qu’elle n’influence pas des taux d’épinéphrine ni de norépinephrine.
Bref :
Cette étude considère que la manipulation vertébrale peut augmenter les niveaux de substance-p, de neurotensine, d’ocytocine et d’interleukine et influencer les niveaux de cortisol immédiatement après intervention.
Des essais futurs portant sur des populations symptomatiques sont nécessaires pour mesurer l’importance clinique de ces changements.
Référence bibliographique :
Kovanur-Sampath K, Mani R, Cotter J, Gisselman AS, Tumilty S. Changes in biochemical markers following spinal manipulation-a systematic review and meta-analysis. Musculoskelet Sci Pract. 2017 Apr 5;29:120-131. doi: 10.1016/j.msksp.2017.04.004. Article en pré-publication.
