Repérages et palpations de la région thoracique


Rédigé par le Jeudi 15 Mars 2018




Repérage des épineuses et des transverses thoraciques en assis

Le sujet étant assis, bras pendants le long du corps ou avant-bras détendus posés sur les cuisses, l’examinateur se place derrière lui ou postéro-latéralement du côté gauche s’il est droitier. Si la palpation est gênée par une tension musculaire excessive, il est possible de basculer très légèrement le tronc du sujet vers l’arrière, en bloc, afin de diminuer la suspension à ses muscles postérieurs et de pouvoir ainsi les détendre. Le repérage peut se faire à partir de la scapula comme à partir des processus épineux

A partir de la scapula

L’épine de la scapula correspond au corps de T4 et à l’épineuse de T3. Son angle inférieur correspond au corps de T8 et à l’épineuse de T7.

A partir des processus épineux

Les processus épineux thoraciques permettent de repérer les processus transverses, qui sont latéralement proches de la base du processus épineux (1,5 cm en dehors).
Leur situation verticale est fonction de l’étage :

– De T1 à T3, la transverse est au niveau de l’épineuse, à l’image des cervicales.
– De T4 à T6, la transverse est à mi-distance de son épineuse et de l’épineuse de la vertèbre sus-jacente.
– De T7 à T9, la transverse est au niveau de l’épineuse de la vertèbre sus-jacente.

T10 se comporte comme le troisième groupe, T11 comme le deuxième, T12 comme le premier.
A partir des côtes flottantes

Patient en procubitus, T12 et T11 sont repérables à partir de l’obliquité des côtes flottantes, en recherchant la limite inférieure osseuse de la cage thoracique.

A l’aide de la contraction du trapèze inférieur

T11 correspond aussi à l’insertion terminale du trapèze inférieur ; demander au patient debout d’élever les membres supérieurs en «V» permet de la mettre en évidence quand le patient n’est pas trop enrobé.


Palpation des angles postérieurs des côtes

Repérages et palpations de la région thoracique
Le patient est assis en bord de table, les membres supérieurs croisés « à l’égyptienne », de manière à sagittaliser les omoplates. Les angles postérieurs des côtes sont palpables, selon une ligne orientée vers le bas et le dehors. Ils sont très proches de l’axe rachidien pour les premières côtes.

Ils matérialisent les limites latérales des dentelés postérieurs inférieur et supérieur (c’est aussi la limite latérale à ne pas dépasser pour l’application des contraintes manuelles lors des manipulations vertébrales thoraciques).

Placer les pouces sur ces repères osseux et juger de leur mouvement lors de la respiration ample du sujet, soit un mouvement plutôt crânio-caudal lors de l’inspiration.


Palpation des muscles longitudinaux thoraciques superficiels

Les muscles courts, profonds ne sont pas individualisables. Les spinaux superficiels peuvent être parfois différentiés.

Le sujet est en procubitus, membres supérieurs le long du corps, tête en position indifférente. Le kinésithérapeute, placé latéralement, repère l’angle postérieur des côtes, les suivant avec la pulpe des doigts, de dehors vers le dedans. Ces muscles longitudinaux au rachis et transversaux aux côtes, sont palpables par une petite friction transversale. L’examinateur sent tout d’abord rouler sous le doigt les faisceaux du muscle iliocostal, puis une petite dépression longitudinale le sépare du muscle long dorsal.

Les étages auxquels la palpation de ces muscles est la plus aisée se situent entre le niveau de l’angle inférieur de la scapula et celui de T12.


Palpation des processus transverses thoraciques

Repérages et palpations de la région thoracique
Repérer T7 à T10, afin de palper les processus transverses dans l’espace séparant le longissimus de l’ilio-costal. Demander une extension de tête et palper transversalement aux muscles jusqu’à ressentir une dépression les séparant.

L’angle costal postérieur est palpable dans cette dépression. Glisser médialement à partir de cet angle, permet de palper le processus transverse, sur lequel bute le doigt.


Palpation des articulaires postérieures

Elles sont des sources potentielles de douleurs, mais leur palpation n’est pas reconnue, étant profondes et recouvertes par de nombreux plans musculaires [1].

Référence bibliographique :

[1] Cornwall J, Mercer S (2006): Thoracic Zygapophysial joint palpation. New Zealand Journal of Physiotherapy. 34(2): 56-59


Les leçons de palpation thoracique de Diane Lee


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