Repérage des épineuses et des transverses thoraciques en assis
A partir de la scapula
L’épine de la scapula correspond au corps de T4 et à l’épineuse de T3. Son angle inférieur correspond au corps de T8 et à l’épineuse de T7.
A partir des processus épineux
Les processus épineux thoraciques permettent de repérer les processus transverses, qui sont latéralement proches de la base du processus épineux (1,5 cm en dehors).
Leur situation verticale est fonction de l’étage :
– De T1 à T3, la transverse est au niveau de l’épineuse, à l’image des cervicales.
– De T4 à T6, la transverse est à mi-distance de son épineuse et de l’épineuse de la vertèbre sus-jacente.
– De T7 à T9, la transverse est au niveau de l’épineuse de la vertèbre sus-jacente.
T10 se comporte comme le troisième groupe, T11 comme le deuxième, T12 comme le premier.
A partir des côtes flottantes
Patient en procubitus, T12 et T11 sont repérables à partir de l’obliquité des côtes flottantes, en recherchant la limite inférieure osseuse de la cage thoracique.
A l’aide de la contraction du trapèze inférieur
T11 correspond aussi à l’insertion terminale du trapèze inférieur ; demander au patient debout d’élever les membres supérieurs en «V» permet de la mettre en évidence quand le patient n’est pas trop enrobé.
Palpation des angles postérieurs des côtes
Ils matérialisent les limites latérales des dentelés postérieurs inférieur et supérieur (c’est aussi la limite latérale à ne pas dépasser pour l’application des contraintes manuelles lors des manipulations vertébrales thoraciques).
Placer les pouces sur ces repères osseux et juger de leur mouvement lors de la respiration ample du sujet, soit un mouvement plutôt crânio-caudal lors de l’inspiration.
Palpation des muscles longitudinaux thoraciques superficiels
Le sujet est en procubitus, membres supérieurs le long du corps, tête en position indifférente. Le kinésithérapeute, placé latéralement, repère l’angle postérieur des côtes, les suivant avec la pulpe des doigts, de dehors vers le dedans. Ces muscles longitudinaux au rachis et transversaux aux côtes, sont palpables par une petite friction transversale. L’examinateur sent tout d’abord rouler sous le doigt les faisceaux du muscle iliocostal, puis une petite dépression longitudinale le sépare du muscle long dorsal.
Les étages auxquels la palpation de ces muscles est la plus aisée se situent entre le niveau de l’angle inférieur de la scapula et celui de T12.
Palpation des processus transverses thoraciques
L’angle costal postérieur est palpable dans cette dépression. Glisser médialement à partir de cet angle, permet de palper le processus transverse, sur lequel bute le doigt.
Palpation des articulaires postérieures
Référence bibliographique :
[1] Cornwall J, Mercer S (2006): Thoracic Zygapophysial joint palpation. New Zealand Journal of Physiotherapy. 34(2): 56-59


