Une étude danoise.
Contexte :
L’exercice est fréquemment suggéré comme une option de traitement pour les patients présentant des scapulalgies. Certains avancent que la mise en œuvre d’une stratégie d’exercice spécifique avec un accent particulier sur la correction des déficits cinématiques serait supérieure à une stratégie d’exercices standardisés.
Il existe cependant un manque de preuves comparant ces stratégies pour déterminer lequel est le plus efficace dans le traitement du syndrome impingement sous-acromial.
L’objectif de cette revue est d’évaluer si la mise en œuvre de stratégies d’exercices spécifiques impliquant des exercices résistifs est plus efficace qu’une stratégie d’exercice général pour le traitement de ces patients.
Méthodes :
Les essais contrôlés randomisés ont été identifiés par une recherche électronique sur PubMed / MEDLINE, EMBASE, Cochrane Central Register of Controlled Trials, Web of Science et PEDro.
Les études ont été considérées comme éligibles si elles incluaient des interventions avec des exercices résistifs spécifiques par rapport à l’exercice de résistance standardisé.
Quatre examinateurs ont évalué le risque de partialité et la qualité méthodologique guidée par les recommandations Cochrane. Les résultats ont été synthétisés qualitativement ou quantitativement, le cas échéant.
Résultats :
Six essais contrôlés randomisés ont été inclus (231 patients).
Quatre études ont évalué l’efficacité de la stratégie d’exercices spécifiques et deux études ont évalué l’efficacité de prise en charge proprioceptive spécifique.
Cinq études étaient de qualité modérée et une étude était de faible qualité.
Aucune différence statistiquement significative significative dans les résultats entre les groupes de traitement n’a été rapportée dans les études. La différence de moyenne standardisée (SMD) pour la douleur était SMD -0.19 (IC 95% -0.61, 0.22) et SMD 0.30 (95% CI -0.16, 0.76) pour la fonction.
Conclusions :
Il n’y a pas suffisamment de preuves pour étayer ou réfuter l’emploi de stratégies spécifiques d’exercice résistifs dans la prise en charge des syndromes d’impingement sous-acromial. Une recherche de plus haute qualité serait nécessaire pour évaluer précisément ceci.
Cette revue fournit des suggestions sur la façon d’améliorer la conception méthodologique des futures études dans ce domaine.
Elle ne pousse pas à se torturer les méninges pour savoir dans quel sens, à quel rythme, sur quel muscle, selon quel concept, …, prendre en charge les scapulalgies dont les définitions plus précises, comme impingement, syndrome sous-acromial, …sont elles aussi de plus en plus discutées.
Références bibliographiques :
Shire AR et al. Specific or general exercise strategy for subacromial impingement syndrome-does it matter? A systematic literature review and meta analysis. BMC Musculoskelet Disord. 2017 Apr 17;18(1):158. doi: 10.1186/s12891-017-1518-0

