Pourquoi est-il si peu productif de conseiller aux scapulalgiques et cervicalgiques de se bouger ?


Les douleurs du cou et de l’épaule sont courantes dans la population générale, mais les études sur les facteurs liés au risque de cervicalgie ou scapulalgie ont donné des résultats peu concluants. 

Les facteurs connus liés à la douleur comprennent l’activité physique générale, l’exercice, les troubles du sommeil et le mode de vie, mais ça manque de précision.

Objectif de cette analyse

Déterminer si les douleurs au cou et à l’épaule sont associées aux domaines physiques (c’est-à-dire les activités physiques aérobies, les activités physiques générales et le temps passé en position assise), aux troubles du sommeil, à la santé générale, à la satisfaction professionnelle et/ou au temps de travail.

Méthodes : 

Cette étude transversale basée sur la population a été menée en Suède en 2017 et a inclus 16 167 personnes, âgées de 18 à 63 ans. 

Les auteurs se sont basés sur un questionnaire pour évaluer les douleurs, le temps passé en activité physique générale ou en activité physique aérobie, le temps passé en position assise, les troubles du sommeil, la santé générale, la satisfaction au travail et le temps de travail. 

Les facteurs associés aux douleurs au cou et à l’épaule ont été explorés à l’aide d’une analyse multivariée.

Résultats : 

Les facteurs significatifs associés aux douleurs du cou et de l’épaule étaient : la santé générale, la qualité du sommeil et l’exercice aérobique. 

La probabilité de souffrir de douleurs au cou et à l’épaule augmentait en cas de santé modérée ou mauvaise (odds-ratio : 2,3 et 2,8, respectivement) et de troubles du sommeil (OR  : 1,7). 

À l’inverse, une activité physique aérobie pratiquée plus de 60 min/semaine à un niveau qui améliore la fréquence respiratoire et cardiaque était associée à un risque réduit de souffrir de douleurs au cou et à l’épaule (OR : 0,8).

Conclusions : 

Bien qu’aucune relation de cause à effet n’ait pu être déterminée dans la présente étude, les résultats mettent en évidence des associations importantes entre l’exercice aérobie, un sommeil non perturbé, une bonne santé et l’absence de douleurs dans la partie supérieure du corps. 

Les exercices qui améliorent la respiration et la fréquence cardiaque sont associés à un risque réduit de souffrir de douleurs au cou ou à l’épaule, mais il n’y a aucune association entre l’activité physique générale et les douleurs du haut du corps. 

Par conséquent, les cliniciens ne peuvent pas recommander des activités de faible intensité, comme la marche, pour prévenir ou améliorer les douleurs du cou et des épaules.


Références bibliographiques 

Gunnel Peterson, Nicklas Pihlström. Factors associated with neck and shoulder pain: a cross-sectional study among 16,000 adults in five county councils in Sweden. BMC Musculoskelet Disord. 2021 Oct 12,22(1):872. doi: 10.1186/s12891-021-04753-0.

Article en accès libre en cliquant sur le lien du titre 

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