Massage du cou et des épaules

man lying on bed
Photo de rawpixel.com sur Pexels.com

Vous connaissez ces patients qui vous parlent de bonnes douleurs lorsque vous leur massez les épaules et le cou ? Pas trop evidence-based-practice tout çà. Et vous continuez quand même à le faire ? Pas sérieux. Et pourtant… des modifications cliniques et physiologiques peuvent s’observer.

Objectifs 

Cette étude examine l’impact d’une séance de massage (les auteurs parlent de thérapie manuelle, mais nous n’allons pas relancer le débat…) sur des évaluations physiologiques comme l’excitabilité du motoneurone alpha (réflexe de Hoffman sur le fléchisseur radial du carpe**), l’activité musculaire du trapèze supérieur lors d’une activité maximale (levée d’une barre d’haltérophile, sujet assis), les amplitudes articulaires cervicales lorsqu’elle est comparée à un «touché léger» et une absence de prise en charge. 

Procédure

16 adultes en bonne santé ont participé à 3 interventions successives de 20 minutes. 

Chaque traitement a été réalisé à la même heure, trois jours de suite. Les masseurs étaient certifiés (on ne rigole pas) et avaient 10 ± 4 ans d’expérience.

Toutes les interventions se sont faites le patient en décubitus sur une table de massage.

  • Le groupe contrôle restait sur la table 20 minutes, le groupe «light touch» réalisait une imposition des mains au lieu du massage, pendant la même durée.
  • Le groupe massé à la crème subissait pétrissages, frictions, glissements, sur les spinaux, trapèzes supérieurs, élévateurs de la scapula, points-gâchettes des mêmes muscles, étirements, traction cervicale. Rien d’extraordinaire, en bref.

Résultats : 

L’excitabilité examinée sur le long palmaire a diminué, l’activité musculaire du trapèze supérieur aussi, les amplitudes cervicales augmentent grâce à votre massage. Le touché léger et ne rien faire correspondent à la même absence de résultat comparativement au massage.

Et vous êtes toujours inscrit à ce stage d’ostéopathie crânienne ? Là, c’est du vice. 

** long palmaire 


Référence bibliographique 

Sans titreSefton JM, et al., Physiological and clinical changes after therapeutic massage of the neck and shoulders, Manual Therapy (2011), doi:10.1016/j.math.2011.04.002 

Résumé de l’article disponible en ligne 

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