Dry-needling et syndromes myofasciaux cervico-scapulaires


green yellow red needle pin and safety pins
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Oldies but goldies, quelques notes passent les années sans que leurs conclusions soient trop remises en cause… Ou pas. Je profite de l’été pour ce retour vers le (peut être) futur. Note rédigée originellement dans ActuKiné le Lundi 21 Octobre 2013

Les syndromes douloureux myo-fasciaux sont associés à des points-gâchettes (zones musculaires hyperalgiques). Ces points-gâchettes, lorsqu’ils sont considérés actifs, peuvent être responsables de douleurs locales ou référées. Les techniques de dry-needling (DN) utilisent des aiguilles d’acupuncture pour travailler ces points-gâchettes dans le but de diminuer les douleurs et améliorer les amplitudes articulaires.

Cette revue systématique et méta-analyse [1] a recherché les études comparant le dry needling à un placebo, à l’absence de traitement ou à d’autres traitements à court et/ou moyen terme dans le traitement de la partie supérieure de l’appareil musculo-squelettique.

Sur les 246 articles sélectionnés 12 études contrôlées randomisées ont été retenues.

Trois études comparant le DN au placebo ou à l’absence de traitement mettent en évidence un effet antalgique immédiat ou à court-terme (un mois) du DN.

La comparaison avec les autres traitements dans les autres études donnent des résultats franchement plus hétérogènes, mais il y a des preuves issues de deux études sur l’avantage des infiltrations de lidocaïne  dans le traitement des points-gâchettes comparativement au DN à 4 semaines. A quand la compétence étendue du physiothérapeute dans les infiltrations de cortisone ?

Des kinésithérapeutes universitaires belges considèrent [2] que des effets cliniques variés ont pu être mis au crédit du DN, mais que les preuves rigoureuses à propos de ses mécanismes physiologiques potentiels et ses effets thérapeutiques sont encore faibles, les preuves en faveur de l’acupuncture ne pouvant être résolument extrapolées au DN.

Est-ce que le praticien sait toujours jusqu’où va l’aiguille ? 

Un exemple avec le DN du ptérygoïdien latéral 😦


Références bibliographiques :

[1] David M. Kietrys, Kerstin M. Palombaro, Erica Azzaretto, Richard Hubler, Bret Schaller, J. Mathew Schlussel, Mary Tucker. Effectiveness of Dry Needling for Upper-Quarter Myofascial Pain: A Systematic Review and Meta-analysis. J Orthop Sports Phys Ther 2013;43(9):620-634. doi:10.2519/jospt.2013.4668

Article disponible en ligne

Painful and Tender Muscles: Dry Needling Can Reduce Myofascial Pain Related to Trigger Points Muscles. J Orthop Sports Phys Ther 2013;43(9):635. doi:10.2519/jospt.2013.0505

Lire la recommandation du JOSPT aux patients souffrant de syndromes myo-fasciaux

[2] Cagnie B, Dewitte V, Barbe T, Timmermans F, Delrue N, Meeus M. Physiologic effects of dry needling. Curr Pain Headache Rep. 2013 Aug;17(8):348. doi: 10.1007/s11916-013-0348-5.

sumé de l’article disponible en ligne

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