La pandémie de l’inactivité physique


Sans titre

Elle est associée à un ensemble de maladies chroniques et de décès prématurés. Hormis le poids de la morbidité, bien documenté, le coût économique de l’inactivité physique reste à quantifier au niveau mondial. 

Une meilleure compréhension de ce fardeau pourrait contribuer à hiérarchiser les ressources et motiver les efforts visant à accroître les niveaux d’activité physique dans le monde entier. 

Les méthodes directes de calcul des coûts de santé, des pertes de productivité et des incapacités calculées en années de vie (DALY pour disability-adjusted life-years) attribuables à l’inactivité physique, ont été estimées pour 142 pays, représentant 93,2% de la population mondiale. 

Les coûts et les DALY ont été estimés pour la maladie coronarienne, l’accident vasculaire cérébral, le diabète de type 2, le cancer du sein et le cancer du colon. Les pertes de productivité ont été estimées. 

Résultats : 

Le coût international de l’inactivité est de l’ordre de 53,8 milliards de dollars en 2013, dont 31,2 a été payé par le secteur public, 12,9 par le secteur privé, et 9,7 par les ménages. 

Les décès liés à l’inactivité physique contribuent à 13,7 milliards de pertes de productivité (c’est vrai qu’ils travaillent moins souvent après la mort), et l’inactivité physique est responsable de 13,4 millions de DALY dans le monde entier. 

Les pays à revenu élevé supportent une plus grande proportion de la charge économique (80,8% des coûts de soins de santé et 60,4% des coûts indirects), tandis que les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires supportent une plus grande part de la charge de morbidité (75,0% des DALY). 

Des analyses fondées sur des hypothèses moins conservatrices ont conduit à des estimations beaucoup plus élevées. 

Conclusion : 

En plus de la morbidité et la mortalité prématurée, l’inactivité physique coûte cher. 


Références bibliographiques : 

Ding D, Lawson KD, Kolbe-Alexander TL et al. The economic burden of physical inactivity: a global analysis of major non-communicable diseases. Lancet. 2016 Jul 27. pii: S0140-6736(16)30383-X. doi: 10.1016/S0140-6736(16)30383-X. Article sous presse 

PDF disponible gratuitement en ligne après s’être inscrit auprès du Lancet (login) 

Voir aussi : 

La longueur des télomères comme justification biologique de l’endurance anti-vieillissement

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