Procédure
Patient debout, ce sont des mouvements qui alternent des contraintes neurales en étirement, en éloignant les deux extrémités du nerf et en relâchement, en rapprochement de ses extrémités. Cette fois-ci, tête et avant-bras s’inclinent en sens inverse.
Elles visent à alterner ces deux positions qui pourraient être, en fin de progression :
- -Une position de relâchement neural maximal en inclinaison latérale homolatérale de la tête, main sur la tête,
- -Une position de mise en tension neurale maximale en inclinaison latérale contro-latérale de tête, abiassement du moignon de l’épaule, extension du coude, du poignet et des doigts.
Ces techniques ne doivent pas être douloureuses et peuvent être modifiées si nécessaire :
1°- À l’aide d’une rotation controlatérale de tête sans inclinaison latérale ou,
2°- En étant effectuées sans aucun mouvement du rachis et/ou,
3°- Avec une abduction d’épaule augmentée.
Posologie
Le patient est invité à réaliser 10 à 15 répétitions de techniques de glissement et de mise en tension, trois fois par jour les jours où il ne bénéficie pas de prise en charge par un kinésithérapeute. Le jour de la séance, le kinésithérapeute vérifie que le patient sait réaliser convenablement les mouvements et ajuste la progression dans les exercices. La thérapie manuelle est réalisée en 4 séances sur 15 jours. Le patient est invité à rester actif. L’augmentation des douleurs consécutives au traitement entraîne son arrêt.
Validité
Un mois après le début du traitement et comparativement à un groupe non-traité, les patients se déclarant améliorés sont 38%IC95%[16 – 60] fois plus nombreux, quels que soient les indicateurs (EVA, Neck Disability Index, Patient Specific Functional Scale, Global Rating of Change). Ce temps de latence d’un mois est retrouvé dans d’autres études [23]. Le number-needed-to-treat (NNT) est en deçà de 5 [12].
Il n’a pas été retrouvé d’aggravation consécutive au traitement ou de preuves en faveur d’un effet nocif de ce traitement [12].


