La connaissance de l’anatomie permet d’ajuster précisément les tensions neurales en fonction de l’intensité et de la localisation de la douleur. Les techniques de glissement doivent être indolores pour pouvoir juger des progrès thérapeutiques, séance après séance.
Procédure
Le patient est en décubitus, le bras le long du corps, l’avant-bras en supination. Le kinésithérapeute est assis homolatéralement au nerf à traiter, son avant-bras soutient en berceau le bras du patient.
Dans cette position, le kinésithérapeute va pouvoir jouer :
Sur le glissement distal du nerf médian en abaissant le bras à l’aide d’un appui sur le moignon de l’épaule. Coude et/ou poignet et/ou doigts sont amenés en extension pour exercer une traction distale, le patient incline la tête homolatéralement pour détendre la partie proximale du nerf.
Sur le glissement proximal du nerf médian en élevant le bras du patient à l’aide de son avant-bras. Le patient amène sa tête en inclinaison latérale controlatérale pour tracter le nerf en direction crâniale, coude et/ou poignet et/ou doigts sont placés en flexion pour détendre la partie distale du nerf.
La modulation des tensions se fait en impliquant plus ou moins les amplitudes du coude, poignet et doigts, mais, dans une même position de ces articulations, la tension sera augmentée par l’abduction passive de l’épaule.
Il faut veiller à ce que le mouvement de tête réalisé par le patient soit bien une inclinaison latérale («appliquez votre oreille gauche sur votre épaule gauche»), et non une rotation, ce qui peut nécessiter un apprentissage préalable [4].
