Procédure
Le kinésithérapeute est latéral au patient en décubitus, lui faisant face et soutenant son membre inférieur.
Le genou est en flexion, entouré en brassée par le membre supérieur caudal du kinésithérapeute.
Une sangle entoure le kinésithérapeute et la racine de la cuisse du patient. Une serviette protège la cuisse d’un contact trop agressif de la sangle. Le recul du bassin du kinésithérapeute entraîne une décompression dans l’axe du col.
La traction est réalisée perpendiculairement à l’axe du fémur.
Lors de la traction, deux secteurs sont successivement travaillés, en mobilisation passive :
– La flexion, au maximum de l’amplitude non douloureuse.
– La rotation médiale, la hanche étant placée à 90°
Posologie
Une seule séance peut être suffisante pour avoir un résultat thérapeutique objectivable.
Elle comprend trois séries de 10 manoeuvres réalisées dans le secteur angulaire de flexion puis dans celui de rotation médiale, avec une minute de repos entre chaque série.
Validité
Son emploi sur des patients coxarthrosiques permet des améliorations cliniquement significatives (diminution de 2 points sur l’EVA, amélioration de l’ordre d’une dizaine de degrés de flexion de hanche, de l’ordre de 5° de rotation médiale), comparativement à une technique MwM simulée. Les résultats sur le long terme ne sont pas connus [Beselga 2016].
Référence bibliographique
Beselga C et al., Immediate effects of hip mobilization with movement in patients with hip osteoarthritis: A randomised controlled trial. Man Ther. 2016 Apr;22:80-5
