Grâce à la prothèse, on a moins mal mais on ne bouge pas plus


Rédigé par le Dimanche 8 Avril 2018




Grâce à la prothèse, on a moins mal mais on ne bouge pas plus
Les patients souffrant de la hanche comme du genou se font de plus en plus souvent poser une prothèse totale.

Celle-ci réduit la douleur et améliore la qualité de vie, mais rien n’indique que les patients aient ensuite une activité physique accrue. En fait, pour augmenter celle-ci, il faudrait des incitations et une prise en charge rééducative, en complément de la chirurgie.

Objectifs :

Cette revue visait à évaluer ces faits.

Elle a pu montrer que :

– L’activité physique ne s’accroît pas au cours des trois premiers mois postopératoires.
– Les résultats des suivis entre 3 et 12 mois sont contradictoires
– Les résultats des suivis de plus de 12 mois fournissent une faible preuve de l’augmentation de l’activité physique.

L’évaluation des modifications de l’activité physique permises par la pose de prothèses est problématique du fait des grandes variabilités démographiques, des méthodes utilisées pour l’évaluer et des différents parcours des santé utilisées dans les études.

Savoir si les pratiques rééducatives et/ou diverses stimulations avant ou après pose de la prothèse accroît l’activité physique des patients est aussi problématique, su fait de la rareté des études.

Conclusion :

La pose d’une prothèse soulage les douleurs articulaires et devrait permettre aux patients de devenir plus actifs physiquement. Mais rien n’indique qu’ils le soient.

Référence bibliographique :

Almeida GJ, Khoja SS, Piva SR. Physical activity after total joint arthroplasty: a narrative review. Open Access J Sports Med. 2018 Mar 15;9:55-68. doi: 10.2147/OAJSM.S124439

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