Contraintes foraminales et sciatique


Rédigé par le Jeudi 22 Février 2018




Contraintes foraminales et sciatique
Selon Michael Shacklock, le mécanisme incriminé est le plus souvent une compression excessive sur la racine par saillie du disque invertertébral. Peut-on réduire au moins temporairement cette contrainte, et comment ?

Le savoir nécessite de mesurer, à l’aide de capteurs de pression, ces contraintes in vivo dans les foramens de patients présentant une protrusion discale et/ou une radiculopathie lombaire au cours de différentes positions rachidiennes.

En outre, il faut tenir compte de ce que cela produit sur la racine nerveuse, le flux sanguin intra-neural, les modifications à l’électro-myographie.

Shacklock cite plusieurs études, dont celle de Takahashi, qui a mesuré in vivo la pression exercée par la hernie sur la racine lors d’une chirurgie de résection de hernie discale sur 34 patients. Elle variait énormément, de 7 à 256 mmHg, avec une moyenne de 53 mmHg.

Elle était sans rapport avec les symptômes, le degré de « Lasègue », l’EVA, mais liée à la sévérité des troubles neurologiques. Elles étaient aussi significativement plus importantes en présence d’un shift (trunc list).

Cette contrainte sur la racine induit une réduction du flux sanguin et est corrélée avec des altérations observables à l’EMG.

La contrainte neurale varie avec les mouvements lombaires

La pression foraminale se réduit jusqu’à 53% en allant de l’extension lombaire à la flexion, jusqu’à 33.8% en allant de la position neutre à la flexion. Cela induit des améliorations dans la vascularisation neurale et à l’électro-myographie.
Ceci ne prend pas en compte l’inclinaison controlatérale qui permet aussi une ouverture foraminale.

En résumé, pour Schacklock

Les patients atteints de sciatique et de radiculopathie lombaire due à une protrusion discale ont une pression accrue sur leur racine nerveuse qui produit une ischémie et un déficit mesurable à l’électro-myographie.

Les sujets présentant une sciatique sur shift et une déficience neurologique ont des pressions foraminales plus élevées que les sujets étant dépourvus de l’une et/ou de l’autre.

La flexion et l’inclinaison controlatérale ouvrent et réduisent la pression dans le foramen de 30 à 50%, ce qui est en corrélation avec une amélioration précoce du flux sanguin des racines nerveuses et de l’électrophysiologie.

Références bibliographiques

Voir celles avancées par l’auteur sur son site Neurodynamic


En savoir un peu plus

Laisser un commentaire