Repérages et palpation du plexus brachial
Au cou, au niveau du défilé des scalènes, une palpation prudente transversale ventro-dorsale fera rouler sous le pouce les structures neurales et est susceptible de provoquer des dysesthésies distales ressenties comme des décharges électriques. L’extension du coude, du poignet et des doigts avec abaissement de l’épaule peut provoquer une mise en tension palpable des structures neurales à cet endroit.
À la coracoïde, un crochetage du petit pectoral sous la coracoïde à l’aide du pouce, de direction caudo-crâniale peut induire le même type de dysesthésies.
Repérages et palpations du nerf médian
Dans l’aisselle
Demander au patient de maintenir son bras en élévation à 90° pour mettre en évidence la contraction du muscle coraco-brachial. Le nerf chemine en arrière du tendon du grand pectoral, posé contre la face médiale du coraco-brachial. Il est palpable, sous forme d’une corde que l’on fait rouler sous le doigt.
Au bras
Palper en direction caudo-crâniale le bord médial de l’humérus sur un patient en décubitus en abduction horizontale. Le nerf médian chemine le long du bord médial du biceps et longe le bord médial de l’humérus. Il est palpable, sous forme d’une corde que l’on fait rouler sous le doigt.
Au coude
Il peut être palpable dans la gouttière bicipitale médiale, à l’aide d’une palpation médio-latérale.
À l’avant-bras
Demander au patient une pronation contre-résistance pour mettre en évidence le rond pronateur à la partie supérieure de l’avant-bras. Le nerf médian passe entre les deux faisceaux du rond pronateur. Il est repérable à cet endroit.
Au poignet
Il plonge dans le canal carpien entre long palmaire et fléchisseur radial du carpe. Il est repérable à cet endroit. La percussion peut entrainer des dysesthésies (signe de Tinel).
A la main
Sa branche motrice longe le bord médial de l’éminence thénar. Il est repérable à cet endroit.
Repérages et palpation du nerf ulnaire
Au bras
Palper en direction caudo-crâniale le bord médial de l’humérus sur un patient en décubitus en abduction horizontale. Le nerf ulnaire chemine conjointement avec le nerf médian le long du bord médial du biceps et longe le bord médial de l’humérus. Il est palpable.
À la gouttière épitrochléo-olécrânienne
Coude fléchi, palper l’épicondyle médial et l’olécrâne. Le nerf passe dans la gouttière aménagée par ces deux tubérosités. Il est palpable, sous la forme d’un gros spaghetti, parfois visible et à la dimension comparable avec le côté opposé. Sa percussion peut entraîner un signe de Tinel, soit une décharge électrique le long de l’avant-bras jusqu’à la partie ulnaire de la main.
À la main
L’apophyse unciforme de l’hamatum et le pisiforme matérialisent le canal de Guyon dans lequel passe le nerf ulnaire, repérable à cet endroit.
Repérages et palpation du nerf radial
Au bras
En longeant le bord postérieur du deltoïde et au croisement du bord latéral de l’humérus, il est parfois possible de palper un nerf aussi volumineux qu’un gros spaghetti, souvent possible de provoquer des dysesthésies distales.
Au coude
Il est palpable au niveau de la gouttière bicipitale latérale et est responsable des douleurs provoquées par la compression de la face antérieure de la tête radiale, lors de toute tentative de mobilisation passive antéro-postérieure de cet os.
Au pouce
La branche sensitive croise à angle droit le tendon du long extenseur du pouce. Demander au patient une extension et rétropulsion de la colonne du pouce pour mettre en évidence le tendon. Gratter de l’ongle le tendon selon sa grande direction, à la partie haute de la tabatière anatomique. Des filets nerveux sont palpables ; des dysesthésies se retrouvent dans le territoire du radial.
