Une kinésithérapie précoce réduit le coût de la cervicalgie


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Le recours au kinésithérapeute pour le traitement d’une cervicalgie peut être rapide, différé ou tardif. 

Existe t’il une liaison significative entre le recours à la kinésithérapie, l’utilisation des soins de santé sur un an et les coûts associés ?

Cette étude a comparé les coûts de prise en charge de trois groupes de patients :

Ceux qui consultaient un physiothérapeute dans les 14 jours (recours précoce), entre 15 et 90 jours (recours retardé), ou entre 91 et 364 jours (recours tardif).

Méthodes 

Une cohorte rétrospective de 308 patients (69,2% de femmes, âgées de 48,7 ± 14,5 ans) a été classée dans les groupes, en fonction de la planification des séances de kinésithérapie. 

Des statistiques descriptives ont été calculées pour chaque groupe. Le recours aux infiltrations, à l’imagerie, aux opiacés et les coûts sur un an ont été comparés entre les groupes.

Résultats 

Par rapport à une consultation précoce avec un physiothérapeute, les chances de recevoir une ordonnance d’opiacés (aOR = 2,79, IC à 95%: 1,35-5,79), une infiltration (aOR = 4,36, IC à 95%: 2,26 à 8,45), une IRM (aOR = 4,68 , IC 95%: 2,25-9,74), une radiographie (AOR = 2,97, IC 95%: 1,61-5,47) ou un scanner (aOR = 3,36, IC 95%: 1,14-9,97) augmentaient chez les patients lors d’un recours tardif. 

Des augmentations similaires du risque ont été observées dans le groupe retardé (sauf pour le scanner et les opiacés). 

Par rapport au groupe de consultation précoce, les coûts moyens étaient de 2172 $ (557 $, 3786 $) plus élevés dans le groupe en prise en charge tardive et de 1063 $ (IC à 95%: 138 $ – 1988 $) plus élevés dans le groupe de prise en charge différée. 

Conclusions 

Il y avait une association entre le timing de la prise en charge en kinésithérapie et les coûts de la santé, en faveur d’une prise en charge plus précoce. 

Limites de l’étude 

La limite la plus notable de l’étude réside dans son caractère rétrospectif. Elle est de plus réalisée auprès d’un seul assureur de soins de santé dans un seul lieu géographique et utilisant principalement des données basées sur les demandes de remboursement. 

Par conséquent, les résultats ne peuvent être interprétés comme causaux ou considérés comme très généralisables. 

De plus, les auteurs n’ont pas été en mesure de mesurer les facteurs susceptibles d’avoir influencé les résultats tels que les préférences du patient, la gravité de la cervicalgie, les données démographiques telles que le statut socio-économique ou l’éducation, les pratiques spécifiques en physiothérapie, les variations selon les cabinets ou les lieux. 

Bien que les analyses aient pris en compte les caractéristiques de chaque patient, les variations des processus de prise en charge et les comorbidités, il est possible que des facteurs confondants ne soient pas pris en compte dans les analyses et qu’il existe un risque de biais de sélection (voir dans le texte le tableau indiquant ces variables : certains facteurs, comme la présence d’une lombalgie ou l’addiction, apparaissent significativement différents dans les patients pris en charge tardivement).


Références bibliographiques 

Sans titre 2.pngHorn ME, Fritz JM. Timing of physical therapy consultation on 1-year healthcare utilization and costs in patients seeking care for neck pain: a retrospective cohort. BMC Health Serv Res. 2018 Nov 26;18(1):887. doi: 10.1186/s12913-018-3699-0

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