Observer & mesurer l’extension active lombaire

Observations & signes cliniques 

Appréciation palpatoire de la tonicité du multifide 

1

Objectifs 

Les physiothérapeutes anglo-saxons utilisent l’échographie à des fins diagnostiques pour déterminer la variation de section d’un multifide lors de sa contraction sur un patient en procubitus. Ce test palpatoire du multifide est réalisé dans la même position.

La procédure est identique à la procédure échographique (voir en infra). 

Procédure 

Le sujet est en procubitus. Il tient, bras tendu à l’horizontale, une haltère de poids en rapport avec son poids corporel du côté controlatéral au multifide testé. Il est invité à lever de 5 cm par rapport à la table ce bras lesté. Le praticien est donc homolatéral au bras soulevé et controlatéral au multifide palpé. Il estime, à l’aide d’une palpation digitale transversale, la contraction du muscle comme normale ou anormale.

Valeurs 

Les valeurs obtenues sont qualitatives dichotomiques. La contraction est estimée normale lorsqu’elle apparaît robuste ou évidente. La contraction est estimée anormale lorsqu’elle apparaît faible ou non palpable. Le test est positif lors la contraction est jugée anormale.

2
Coupe en L5

Variante

Le même test peut être réalisé sans lest manuel ; les résultats du test palpatoire ne sont pas modifiés par la présence ou non de ce lest, a contrario de l’évaluation échographique de la section du multifide où le lest modifie les résultats.

Fiabilité 

BoussoleLa fiabilité inter-examinateurs apparait bonne à très bonne (coefficient de kappa entre 0.75 et 0.81, p ≤ 0.01), lorsque les examinateurs sont des cliniciens ou chercheurs avec plus de 10 ans d’expérience clinique et au moins 5 ans d’expérience dans le domaine de l’évaluation échographique. 

Validité 

Cette estimation apparait corrélée de façon modérée à importante à la mesure échographique de la section du muscle en L4/L5 [21]. 

3
Dégénérescence graisseuse des multifides d’un lombalgique chronique

Mesures 

Mesure échographique de la section du multifide 

4

Objectifs 

Plusieurs études indiquent que le multifide des lombalgiques chroniques présente plus fréquemment des infiltrations graisseuses, que sa section y est plus faible, qu’il pourrait être sidéré dans une lombalgie aiguë. Il pourrait être le témoin des lombalgies passées, un facteur pronostic des lombalgies futures. Son évaluation par les physiothérapeutes se fait sous échographie au repos ainsi que lors d’une contraction, qui peut être observée en temps réel par le patient comme le praticien, bien que la section du multifide varie dans de faibles proportions chez le sujet sain et peut ne pas varier chez le lombalgique.

Procédure 

Le sujet est en procubitus, un oreiller placé sous l’abdomen pour réduire la lordose lombaire et permettre un meilleur contact avec la sonde. 

La sonde de l’échographe (sonde de 3–7 MHz curvilinéaire) est placée longitudinalement le long du rachis, la partie médiale de la sonde en contact avec le processus épineux du segment vertébral à analyser. Le sacrum est reconnu comme une structure longitudinale qui contraste avec les épineuses, aux courbes plus franches. La sonde est ensuite déplacée latéralement et inclinée médialement jusqu’à ce que la zygapophyse concernée puisse être visualisée. A ce stade, la sonde est à l’aplomb du multifide et la mesure peut être prise entre le sommet de la facette et la limite entre le plan de l’aponévrose thoraco-lombaire et la graisse sous-cutanée. 

Il faut faire attention à ne pas déplacer trop latéralement la sonde, au risque de mesurer les érecteurs du rachis et non le multifide.

Le patient est placé les coudes à 90°, les bras à 120° de flexion. Le sujet tient une haltère de poids en rapport avec son poids corporel du côté controlatéral au multifide testé. Il est invité à lever de 5 cm par rapport à la table ce bras lesté.

Correspondance entre poids corporel et poids soulevé

Poids corporel Poids soulevé
En dessous de 68 kg 0,68 kg
Entre 68 et 90 kg 0,91 kg
Au delà de 91 kg 1,36 kg

Valeurs 

BoussoleLes valeurs sont quantitatives et indiquées en centimètres. 

Chez le sujet sain, la section au repos est de l’ordre de 2,5 cm. Lever le bras à vide l’augmente d’un peu moins d’un centimètre ; le lever avec une haltère d’un kilo fait passer la section à 3,7 cm [30]. 

Fiabilité 

La fiabilité apparait bonne en inter-opérateurs lorsque sont comparées des mesures réalisées par des novices et des praticiens expérimentés, le placement de la sonde ayant un effet marginal sur cette fiabilité. L’expérience des opérateurs, prendre la moyenne de trois mesures répétées, sont des conditions qui améliorent la fiabilité [57].

BoussoleValidité 

Cette mesure indirecte de la contraction n’est pas corrélée avec l’EMG de façon linéaire, mais uniquement pour les contractions situées entre 19 à 34 % de la contraction maximale volontaire [30]. 

Test de Sorensen-Biering 

5

Objectifs 

Il est destiné à mesurer l’endurance des muscles spinaux lors d’un maintien statique.

Procédure 

Le patient est en décubitus en bout de table, les EIAS en bord de table, les membres inférieurs et le bassin sanglés sur la table, un coussin sous les chevilles pour éviter leur hyper-extension, douloureuse souvent. Un tabouret est placé devant la table pour que le patient puisse se stabiliser au début du test, se reposer après. Les bras sont croisés devant la poitrine, les coudes affleurant le tabouret. Le contact des coudes avec le tabouret signe la fin du test.

BoussoleValeurs 

Les valeurs sont quantitatives. Chez le sujet sain, elles sont de l’ordre de 2 minutes chez les hommes, 3 minutes chez les femmes. Elles sont de l’ordre d’une minute chez le lombalgique. L’endurance moyenne est selon les études pour les sujets sains de 84 à 195 secondes pour les hommes, de 142 à 220 secondes pour les femmes [44]. 

Fiabilité 

La fiabilité est très bonne pour le rachialgique, modérée pour le sujet sain [44]. 

Test de Shirado-Ito pour les spinaux en procubitus sur table («Superman») 

6

Objectifs 

Il s’agit de mesurer l’endurance des muscles spinaux lors d’un maintien statique.

Procédure 

Le patient est en procubitus sur la table, les mains dans le dos ou le long du corps. Le bassin est posé le plus haut possible sur un coussin semi-circulaire ferme et volumineux, sans que le corps ne bascule. Le patient est invité à décoller le sternum à environ 30° d’extension et de maintenir la position le plus longtemps, en gardant la nuque droite, de façon à faciliter le travail des spinaux. Les pieds ne sont pas stabilisés.

BoussoleValeurs 

La valeur moyenne est de l’ordre de 200 ± 60 secondes chez l’homme sain, 85 ± 60 secondes chez l’homme lombalgique. Elle est de l’ordre de 120 ± 60 secondes pour les sujets féminins sains, 70 ± 60 pour les lombalgiques. 

Fiabilité 

La reproductibilité est très bonne chez le sujet sain comme chez le lombalgique [26]. 

Validité 

Cette évaluation est fortement corrélée avec le développement et la persistance de la lombalgie [26].

Mesure de l’endurance des spinaux en décubitus 

7

Objectifs

Il s’agit de tester l’endurance des spinaux, mais aussi des grands fessiers, quadriceps. Le premier des éléments qui devient douloureux signe son insuffisance relative.

Procédure 

Le patient est en décubitus, les genoux fléchis à 90°, les pieds sur la table. Il est invité à décoller le bassin de façon à ce qu’épaules, hanches et genoux soient alignés. La position est maintenue le plus longtemps possible. 

BoussoleValeurs 

Les valeurs retrouvées chez le sujet sain sont de 170.4 +/- 42.5 secondes, de 76.7 +/- 48.9 secondes chez le lombalgique. Retenir la valeur de 3 minutes chez le sujet sain et à peine plus d’une minute chez le lombalgique [17]. 

Fiabilité 

La fiabilité inter-examinateurs est bonne [54].

Mesure de la force maximale des extenseurs du rachis 

Matériel 

Le test nécessite une table dont l’abattant de tête peut se placer en position déclive à 40°, une suspension verticale, un  métronome.

Procédure 

Le patient est en procubitus, les EIAS situées au niveau de l’articulation de la table, les mains sur les épaules opposées. Les pieds sont stabilisés à l’aide d’une sangle. Le poids de départ est le poids du tronc et des membres supérieurs, estimé à 70% du poids total du corps. 

Le patient est invité à réaliser un maximum de répétitions en extension lombaire. Une répétition consiste à soulever le tronc à 20° d’extension en 2 secondes (phase concentrique) et revenir à la position à 40° de flexion en 2 secondes (phase excentrique). Pour atteindre la position finale, une rétroaction tactile a été donnée par un fil à plomb attaché à un support vertical. Un métronome est utilisé pour rythmer les répétitions. 

BoussoleValeurs 

Les valeurs sont qualitatives (nombre maximal de répétitions). Le diagramme de Holten permet de déterminer si, pour une masse donnée, le sujet se situe plutôt en secteur de force ou d’endurance [11]. 

Diagramme de Holten [11]

% de RM RM
100 1
95 2
90 4 (force)
85 7
80 11
75 16 (force/endurance)
70 22
65 25
60 30 (endurance)

Mesure de l’endurance en pont latéral («side-bridge»)

Les muscles infra-latéraux antérieurs comme postérieurs sont concernés par cette mesure, qui reste, comme l’exercice de pont latéral, problématique quant à l’appui sur l’épaule.

8

Procédure 

Le patient est en latéro-cubitus homolatéral aux muscles testés. Les membres inférieurs sont étendus, le pied supra-latéral est placé en avant du pied infra-latéral. Le patient se supporte sur son coude. La main supra-latérale est placée sur l’épaule infra-latérale. Le test s’arrête quand la personne ne peut plus maintenir l’alignement.

Valeurs 

Les valeurs sont quantitatives, en secondes.


Références bibliographiques à propos de la prise en charge active du rachis lombaire

[1] Ahn K et al. New physical examination tests for lumbar spondylolisthesis and instability: low midline sill sign and interspinous gap change during lumbar flexion-extension motion. BMC Musculoskeletal Disorders 2015, 16:97

[2] Albert HB, Manniche C. The efficacy of systematic active conservative treatment for patients with severe sciatica: a single-blind, randomized, clinical, controlled trial. Spine (Phila Pa 1976). 2012 Apr 1;37(7):531-42

[3] Almeida GP et al. Comparison of hip rotation range of motion in judo athletes with and without history of low back pain. Man Ther. 2012 Jun;17(3):231-5.

[4] Alqarni A et al. Clinical Tests to Diagnose Lumbar Segmental Instability : A Systematic Review. J Orthop Sports Phys Ther 2011;41(3):130-140

[5] Cavarec F, Cantenot G. Étude comparative de l’efficacité de trois méthodes de renforcement statique du tronc. Kinésithérapie La Revue. Vol 13 – N° 135 – mars 2013 :41-48

[6] Childs JD et al. A clinical prediction rule to identify patients with low back pain most likely to benefit from spinal manipulation: a validation study. Ann Intern Med. 2004;141:920–928

[7] Childs J et al.Effects of Traditional Sit-up Training Versus Core Stabilization Exercises on Short-Term Musculoskeletal Injuries in US Army Soldiers : A Cluster Randomized Trial. Physical Therapy October 2010 90:1404-1412.

[8] Clark RA et al. Validity and reliability of the Nintendo Wii Balance Board for assessment of standing balance. Gait Posture, 31 (3) (2010), pp. 307–310

[9] Codine P. Et al. Evaluation de la force et de l’endurance des muscles du tronc. Lombalgie et évaluation. Masson 2000.

[10] Davis A et al. Interrater and Intrarater Reliability of the Active Hip Abduction Test. J Orthop Sports Phys Ther 2011;41(12):953-960

[11] De Ridder E et al. Trunk extension exercises: How is trunk extensor muscle recruitment related to the exercise dosage? J Electromyogr Kinesiol. 2015 Aug;25(4):681-8

[12] Ekstrom R et al. Surface Electromyographic Analysis of the Low Back Muscles During Rehabilitation Exercises. J Orthop Sports Phys Ther. 2008;38(12):736-745, published online 22 August 2008.

[13] Ellison JB et al. Patterns of hip rotation range of motion: a comparison between healthy subjects and patients with low back pain. Phys Ther. 1990;70:537-41

[14] Ferrari S et al. A literature review of clinical tests for lumbar instability in low back pain: validity and applicability in clinical practice. Chiropr Man Therap. 2015 Apr 8;23:14.

[15] Francisco J et al. Abdominal Muscle Response During Curl-ups on Both Stable and Labile Surfaces. Physical Therapy 2000 80: 564-569.

[16] Fransoo P et al. Mise en pratique du test de Shirado. Kinésithérapie La Revue. Volume 87. 2009 : 39-42

[17] George SZ et al. Low Back Pain. J Orthop Sports Phys Ther. 2012;42(4):A1-A57

[18] Graf S et al. L’auto-grandissement rachidien existe-t-il ? Annales de Kinésithérapie tome 28 n°1 p 38-40 2001

[19] Grooms D et al. Clinimetric Analysis of Pressure Biofeedback and Transversus Abdominis Function in Individuals With Stabilization Classification Low Back Pain. J Orthop Sports Phys Ther 2013;43(3):184-193.

[20] Hamaoui A. Bouisset S. Does respiration perturb body balance more in chronic low back pain subjects than in healthy subjects ? Clinical Biomechanics 17 (2002) p 548-555

[21] Hebert JJ et al. The Evaluation of Lumbar Multifidus Muscle Function via Palpation: Reliability and Validity. of a New Clinical Test, The Spine Journal. 2015 Jun 1;15(6):1196-202.

[22] Hicks GE et al. Interrater reliability of clinical examination measures for identification of lumbar segmental instability. Arch Phys Med Rehabil. 2003;84:1858-1864

[23] Hu H et al. Understanding the Active Straight Leg Raise (ASLR): an electromyographic study in healthy subjects. Man Ther. 2012 Dec;17(6):531-7.

[24] Iida M. Viel E. Activité électromyographique des muscles superficiels et profonds du dos. Annales de kinésithérapie tome 5 pp 283-296. 1978

[25] Ishida H et al. Comparison of changes in the contraction of the lateral abdominal muscles between the abdominal drawing-in maneuver and breathe held at the maximum expiratory level. Man Ther. 2012 Oct;17(5):427-31

[26] Ito T, Shirado O et al. Lumbar trunk muscle endurance testing: an inexpensive alternative to a machine for evaluation. Arch Phys Med Rehabil. 1996;77:75-79.

[27] Jeon IC et al. Comparison of psoas major muscle thickness measured by sonography during active straight leg raising in subjects with and without uncontrolled lumbopelvic rotation. Man Ther. 2016 Feb;21:165-9.

[28] Kaping K et al. The abdominal drawing-in manoeuvre for detecting activity in the deep abdominal muscles: is this clinical tool reliable and valid? BMJ Open. 2015 Dec 9;5(12)

[29] Kasai Y et al. A New Evaluation Method for Lumbar Spinal Instability: Passive Lumbar Extension Test. Physical Therapy December 2006 vol. 86 no. 12 1661-1667

[30] Kiesel KB et al. Measurement of lumbar multifidus muscle contraction with rehabilitative ultrasound imaging. Man Ther. 2007;12(2):161–6

[31] Kim Y et al. Intensive unilateral neuromuscular training on non-dominant side of low back improves balanced muscle response and spinal stability. Eur J Appl Physiol. 2013 Apr;113(4):997-1004

[32] Koumantakis G et al. Trunk muscle stabilization training plus general exercice versus general exercice only : randomized controlled trial of patients with recurrent low back pain. Physical Therapy. 2005 ; 85. pp 209-25.

[33] Krause DA et al. Abdominal muscle performance as measured by the double leg-lowering test. Arch Phys Med Rehabil. 2005;86:1345-1348

[34] Le Roux P. Influence de l’autograndissement sur les courbures rachidiennes. Annales de Kinésithérapie 1990 tome 17 n° 6. 339-41

[35] Lima PO et al. Measurement properties of the pressure biofeedback unit in the evaluation of transversus abdominis muscle activity: a systematic review. Physiotherapy. 2011 Jun;97(2):100-6. 

[36] Lima PO et al. Concurrent validity of the pressure biofeedback unit and surface electromyography in measuring transversus abdominis muscle activity in patients with chronic nonspecific low back pain. Rev Bras Fisioter. 2012 Sep-Oct;16(5):389-95

[37] Luomajoki H et al. Reliability of movement control tests in the lumbar spine. BMC Musculoskelet Disord. 2007 Sep 12;8:90.

[38] Luomajoki H et al. Movement control tests of the low back; evaluation of the difference between patients with low back pain and healthy controls. BMC Musculoskelet Disord. 2008 Dec 24;9:170.

[39] Mannion AF et al. Spine stabilisation exercises in the treatment of chronic low back pain: a good clinical outcome is not associated with improved abdominal muscle function. Eur Spine J. 2012 Jan 24. 

[40] Maribo T et al. Postural balance in low back pain patients: criterion-related validity of centre of pressure assessed on a portable force platform. Eur Spine J. 2012 Mar;21(3):425-31.

[41] Mazaheri M et al. Low back pain and postural sway during quiet standing with and without sensory manipulation: A systematic review. Gait Posture. 2013 Jan;37(1):12-22

[42] McGill S. Low Back Disorders. Evidence-based Prevention and Rehabilitation. Human Kinetics. 2th edition. 2008

[43] Mens J et al. Reliability and Validity of the Active Straight Leg Raise Test in Posterior Pelvic Pain Since Pregnancy. Spine (Phila Pa 1976). 2001 May 15;26(10):1167-71.

[44] Moreau CE et al. Isometric back extension endurance tests: a review of the literature. J Manipulative Physiol Ther. 2001 Feb;24(2):110-22.

[45] Nelson-Wong E et al. Development of active hip abduction as a screening test for identifying occupational low back pain. J Orthop Sports Phys Ther. 2009;39:649-657

[46] Neville C et al. Measuring postural stability with an inertial sensor: validity and sensitivity. Med Devices (Auckl). 2015 Nov 5;8:447-455.

[47] Ravenna MM et al. Low interrater reliability of examiners performing the prone instability test: a clinical test for lumbar shear instability. Arch Phys Med Rehabil. 2011 Jun;92(6):913-9. 

[48] Ruhe A et al. The test–retest reliability of centre of pressure measures in bipedal static task conditions – A systematic review of the literature. Gait & Posture 32 (2010) 436–445

[49] Ruhe A et al. Center of pressure excursion as a measure of balance performance in patients with non-specific low back pain compared to healthy controls: a systematic review of the literature. Eur Spine J. 2011 Mar;20(3):358-68.

[50] Ruhe A et al. Is there a relationship between pain intensity and postural sway in patients with non-specific low back pain? BMC Musculoskelet Disord. 2011 Jul 15;12:162.

[51] Saner J et al. A tailored exercise program versus general exercise for a subgroup of patients with low back pain and movement control impairment: A randomised controlled trial with one-year follow-up. Man Ther. 2015 Oct;20(5):672-9 

[52] Sara A et al. Differences in lumbopelvic motion between people with and people without low back pain during two lower limb movement tests. Clinical Biomechanics, Volume 24, Issue 1, January 2009, Pages 7-12

[53] Schelldorfer S et al. Low back pain and postural control, effects of task difficulty on centre of pressure and spinal kinematics. Gait Posture. 2015 Jan;41(1):112-8

[54] Schellenberg KL, et al. A clinical tool for office assessment of lumbar spine stabilization endurance: prone and supine bridge maneuvers. Am J Phys Med Rehabil 2007;86:380-386.

[55] Scoppa F et al. Clinical stabilometry standardization: Basic definitions – Acquisition interval – Sampling frequency. Gait Posture. 2013 Feb;37(2):290-2.

[56] Shannon L et al. Effect of classification-specific treatment on lumbopelvic motion during hip rotation in people with low back pain. Manual Therapy 16 (2011) 344-350

[57] Skeie EJ et al. Reliability of diagnostic ultrasound in measuring the multifidus muscle. Chiropr Man Therap. 2015 Apr 15;23:15 

[58] Teyhen D et al. Changes in Deep Abdominal Muscle Thickness During Common Trunk-Strengthening Exercises Using Ultrasound Imaging. J Orthop Sports Phys Ther. 2008;38(10):596-605 

[59] Tidstrand J et al. Inter-rater reliability of three standardized functional tests in patients with low back pain. BMC Musculoskelet Disord. 2009 Jun 2;10:58.

[60] Van Daele U et al. Reproducibility of postural control measurement during unstable sitting in low back pain patients. BMC Musculoskelet Disord. 2007 May 22;8:44

[61] Viel E. Et al. Présentations d’observations cliniques permettant d’étayer un diagnostic kinésithérapique. Annales de Kinésithérapie, tome 21, n°2, pp58-86 1997

[62] Von Garnier K et al. Reliability of a test measuring transversus abdominis muscle recruitment with a pressure biofeedback unit. Physiotherapy 2009;95:8– 14. 

[63] Willigenburg NW, Kingma I, van Dieën JH. Center of pressure trajectories, trunk kinematics and trunk muscle activation during unstable sitting in low back pain patients. Gait Posture. 2013 Sep;38(4):625-30.

[64] Wong AY et al. Do Changes in Transversus Abdominis and Lumbar Multifidus During Conservative Treatment Explain Changes in Clinical Outcomes Related to Nonspecific Low Back Pain? A Systematic Review. J Pain. 2014 Apr;15(4):377.e1-35

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s