Test d’élévation jambe tendue appliqué au nerf sural

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Test d’élévation jambe tendue appliqué au nerf sural

Objectifs

La pathologie du nerf sural est un diagnostic rare, mais peut être le diagnostic différentiel d’une tendinopathie achilléenne chronique, puisqu’une libération chirurgicale du nerf pourrait mettre un terme à cette tendinopathie supposée [11].

Divers mécanismes pathologiques ont été décrits ; compressions internes dues à l’épaississement des fascias, à une augmentation de la masse musculaire du mollet, à du tissu cicatriciel local, à d’autres facteurs (tumeur, hémorragie, abcès, traumatisme, coup direct, …), compressions externes (chaussures de ski, plâtres, chaussures serrées), réparation percutanée du tendon achilléen, diabète.

Le test cherche donc à différentier une douleur musculo-squelettique de la cheville et/ou du pied d’une souffrance neurale.

Procédure

Le patient est en décubitus. Le kinésithérapeute, latéralement à la jambe du patient croise ses avant-bras sur la jambe du patient. La main caudale amène la plante du pied en flexion dorsale et inversion, la main crâniale maintien l’extension du genou. Il faut veiller à ne pas induire de rotation de hanche.

Valeur

La réponse normale est une tension dans la partie postérieure et latérale du mollet et de la cheville. En présence d’une douleur reproduisant la symptomatologie du patient et à partir de cette position strictement maintenue, la flexion de hanche est progressivement et précautionneusement augmentée, passivement [22].

Variante

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Positions de départ
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Position d’arrivée

Le kinésithérapeute est placé controlatéralement au nerf testé. La cheville est maintenue fermement en dorsi-flexion et en inversion. L’avant-bras du kinésithérapeute est sur l’axe du tibia du patient en maintenant le genou en extension durant la levée en rectitude de la jambe [4].

En présence d’une souffrance non liée à un problème neuro-dynamique distal, la flexion de hanche ne majorera pas les symptômes. Dans le cas contraire, une majoration de la flexion de hanche majorera les souffrances distales et le test indiquera une souffrance neurale.

BoussoleValidité

Une étude cadavérique montre que dans cette position, une flexion de hanche de l’ordre de 55° ±10° mobilise effectivement le nerf sural. L’excursion du nerf existe, mais elle est millimétrique [7].


Références bibliographiques 

[4] Butler DS. The Sensitive Nervous System. Noigroup Publications (2000)

[7] Coppieters MW et al. A modified straight leg raise test to differentiate between sural nerve pathology and Achilles tendinopathy. A cross-sectional cadaver study. Man Ther. 2015 Aug;20(4):587-91

[22] Shacklock M. Clinical Neurodynamics. A new system of musculoskeletal treatment. Elsevier 2005.

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