L’extensibilité des ischios-jambiers est limitée


Évaluations

Mesurer l’extensibilité des ischio-jambiers 

7

Procédure 

Le sujet est en décubitus, l’examinateur du côté homolatéral. L’inclinomètre est cliqué sur 0. Le membre inférieur controlatéral est maintenu en position anatomique par son propre poids. Le membre inférieur homolatéral est amené en flexion coxo-fémorale maximale genou tendu en extension complète. L’inclinomètre est placé à la partie moyenne de la face antérieure de cuisse ou face antérieure du tibia, sous la tubérosité tibuale antérieure.

L’examinateur mesure l’angle entre la cuisse et le plan de la table (il veille à ne pas mesurer l’angle entre la verticale et la cuisse). 

Valeurs 

BoussoleL’angulation retrouvée chez des patients adultes souffrant de troubles musculo-squelettiques chroniques lors de l’application d’une force à la limite du supportable est dans cet examen de l’ordre de 70°±15°. Elle est en moyenne de 60° ± 15° lorsque une force de 18 N est appliquée sur un dispositif expérimental [18].

Fiabilité 

La fiabilité inter-examinateurs est bonne [10, 26, 40], la mobilité associée du pelvis n’interfère que peu dans la mesure.

Mesure de l’extensibilité active des ischio-jambiers (active extension test) 

Objectifs

  • Mesure l’extensibilité active des ischio-jambiers 
  • Mesurer la douleur sciatique en degrés ?

Procédure 

8

Le sujet est en décubitus, membre inférieur opposé stabilisé voire sanglé à la table. Une ligne droite est dessinée entre la malléole latérale et la tête de la fibula. Le sujet est invité à fléchir la hanche et la maintenir à 90° et à étendre ensuite sa jambe, en gardant la cheville en extension pour prévenir la tension neurale du nerf tibial. 

La manoeuvre peut être répétée plusieurs fois avant de prendre la mesure. Un goniomètre à branches est ensuite appliqué à la face latérale du genou.

Variante 

Un bâti en bois permet de s’assurer de la verticalité de la cuisse, pour une plus grande précision (cf photo ci-contre, tirée de l’article).

9

Valeurs 

Une revue systématique et méta-analyse montre une tendance indiquant un peu systématiquement une plus grande raideur et hypo-extensibilité chez le lombalgique, mais ce ne sont pas des facteurs fortement impliqués dans la lombalgie lorsque celle-ci est considérée comme une entité homogène [Hori 2019].

Mesures réalisées sur 45 patients lombalgiques étiquettés raides des ischio-jambiers. 38.80 ± 11.14 ans de moyenne d’âge [Shamsi 2019].
Outil  1° essai 2° essai 3° essai Erreur standard
Electro-goniomètre 143.81 ± 22.69 146.67 ± 19.45 147.29 ± 18.94 2.16°
Goniometre à branches 154.14 ± 7.01 155.76 ± 7.69 157.48 ± 6.83 1.04°

BoussoleDans d’autres études, les valeurs sont de l’ordre de 35° ± 15° de flexion de genou, mais avec une étendue de 5 à 65°, chez des sujets jeunes et sains [11], valeurs comparables dans une autre étude [20] pour des sujets similaires. 

Assurer passivement l’extension du genou pose le problème de la tolérance du patient à la force exercée et modifie fortement les résultats [15].

Fiabilité 

Elle est très bonne en intra-examinateur, au goniomètre électronique (ICC à 0,99) comme au goniomètre à branches (ICC à 0,96) [Shamsi 2019, 11], mais dans des conditions optimales de stabilisation de la cuisse (butée de la cuisse à la verticale, inclinomètre sanglé à la jambe) [11].

Validité 

La comparaison entre goniomètre à branches et électrogoniomètre ne semble pas montrer de gros écarts. A noter que les valeurs semblent augmenter au fur et à mesure des essais, mais les auteurs n’ont pas déterminé si ces augmentations sont réelles ou de simples fluctuations d’échantillonnage.   

Sit-And-Reach Trunk Flexibility Box ®

10

Un moyen de mesurer la souplesse rachidienne, celle des ischio-jambiers et la compliance des nerfs sciatiques à se laisser étirer, plutôt chez des sujets jeunes… 

Procédure 

Une boîte SR standard est placée sur le sol, contre le mur. Le participant assis sur le sol étend complètement une jambe afin que la plante du pied soit à plat contre l’extrémité de la boîte. Il étend ensuite ses bras en avant, plaçant une main sur l’autre. Les paumes vers le bas, il étend la main le long de l’échelle de mesure sur le dessus de la boite, le plus loin possible sans fléchir le genou. Trois essais sont réalisés. La moyenne des trois essais est calculée. 

Variante protégeant le rachis 

Le Back-saver sit & reach test permet de moins forcer le rachis en flexion. La mesure de la flexibilité d’un membre inférieur est décrite, l’autre étant à 45° de flexion de genou, 90° de flexion de hanche. 

Valeurs 

Manifestement, plusieurs échelles sont proposées (voir la vidéo). Elles ont été mesurées sur un total de 102 étudiantes (âges entre 20 et 24 ans) à 6.9 ± 7.8 cm [Baltaci 2003]. 

BoussoleLa même mesure sur hommes & femmes d’âge similaire [López-Miñarro 2009], sur un dispositif similaire apparemment «bricolé» indique des valeurs de 23 ± 8 cm pour les hommes, 28 ± 9 cm pour les femmes. Elles apparaissent semblables lorsque les mesures se font en unilatéral. 

Une troisième étude sur le même matériel et globalement des sujets similaires féminins indique des valeurs de l’ordre de 6 ± 3 cm. Les valeurs apparaissent significativement augmentées après 10 minutes d’étirement et de course à pied [Sabhachandani 2011]. 

Reproductibilité 

BoussoleElle apparait excellente pour toutes les mesures assises [Hui 2000] 

Validité 

Une corrélation a été proposée avec d’autres tests de flexibilité [Baltaci 2003]. 

Étirements

Validité

De multiples études se sont prononcées sur les vertus de l’étirement des ischio-jambiers ; elles ne se prononcent pas sur le gain d’extensibilité, dont le maintien reste hypothétique notamment à l’arrêt des étirements.

Il est probable que l’étirement régulier des ischio-jambiers rende le sujet de plus en plus compliant envers les contraintes que cela entraine, sans que cela allonge le muscle [18, 2].

Le fait de provoquer des douleurs dans une autre région (main plongée dans l’eau froide deux minutes) diminue les sensations douloureuses liée à l’étirement et améliore les amplitudes [Støve 2019].

Longeant le nerf sciatique comme le droit fémoral longe le droit fémoral, les ischio-jambiers protègent le système neural d’étirements intempestifs susceptibles de le blesser.

Etirement des ischio-jambiers genou en extension

15

Procédure

Sujet en décubitus. Le kinésithérapeute est debout face au patient, en appui unipodal, la jambe du patient sur l’épaule.

Le membre inférieur controlatéral, qui peut être stabilisé par une sangle Velcro, est maintenu cavalièrement par la cuisse du kinésithérapeute.

Genou en extension, la hanche du patient est amenée en flexion maximale jusqu’à ce que le patient ressente une tension douloureuse tolérable, qui est maintenue durant 30 secondes.

Les durées minimales proposées sont de 30 secondes chez un sujet jeune [3], une minute chez le sujet de plus de 65 ans [5].

Validité

BoussoleUne seule manoeuvre d’une durée de 30 secondes, sur des sujets jeunes & sains présentant une diminution de 20° et plus au Active Knee Extension Test, permet un gain immédiat de l’ordre de 10°. Le tenu-relâché n’offre pas de gain supplémentaire. Rien n’indique que le gain soit maintenu dans le temps [20].

L’augmentation immédiate de l’élasticité des muscles ischio-jambiers de sujets sains, notamment du semi-membraneux, est quantifiable à l’élastographie échographique [38].

Variante en tenu-relâché (PNF Hold-Relax)

1°- Dans la même position, lors de la mise en tension, le patient est invité à réaliser une extension isométrique de hanche genou tendu pendant 6 secondes, la résistance manuelle du kinésithérapeute s’exerçant sur la cheville du patient.

2°- Après les 6 secondes de contraction, le membre inférieur est reposé sur la table durant 5 secondes.

3°- Les deux premiers temps sont répétés une seconde fois (6 secondes de contraction isométrique contre-résistance manuelle suivie de 5 secondes de repos sur la table).

4°- Enfin le patient est invité à contracter les ischio-jambiers 6 secondes à nouveau, les muscles étant étirés au maximum.

Etirement des ischio-jambiers hanche en flexion

Procédure

Patient en décubitus, kinésithérapeute latéral à lui, assis d’une fesse sur la table. La hanche est amenée en flexion maximale. Le patient est invité à maintenir des deux avant-bras croisés sa cuisse sur son thorax.

La jambe est prudemment amenée en extension jusqu’à la sensation d’une tension importante. Elle est soutenue par l’épaule du kinésithérapeute.

Le pied est laissé ballant, la tête repose sur un coussin minimal ou sur la table directement, pour ne pas induire de tension neurale sciatique.

La posture est maintenue jusqu’à habituation du patient. Le contracté-relâché des fléchisseurs permet de gagner graduellement.

La tension verticale du nerf tibial dans le creux poplité peut se voir.

Etirement des ischio-jambiers hanche en flexion genou en extension

Procédure

Patient en décubitus, kinésithérapeute latéral à lui, assis d’une fesse sur la table. Le genou et la hanche sont amenés simultanément en flexion, la main crâniale repousse la face antérieure de l’extrémité inférieure de cuisse, la main caudale soutient le talon. La posture est maintenue jusqu’à habituation du patient. Le contracté-relâché des fléchisseurs permet de gagner graduellement.

Validité

BoussoleIl a été proposé de placer la hanche en rotation médiale pour favoriser la tension des semi-tendineux et semi-membraneux, en rotation latérale pour favoriser la tension du biceps. Cela semble sans effet sur la quantité d’étirement [37].

Indépendamment de la localisation médiale ou latérale de l’étirement, la mesure de l’extensibilité des ischio-jambiers par élastographie échographique montre que, pour la même quantité d’étirement perçue, les mesures les plus élevées sont obtenues lorsque la hanche est placée préférentiellement en flexion à 110° [19].

Auto-étirements 

healthy person woman sport
Photo de Gratisography sur Pexels.com

Deux impératifs sont à prendre en compte pour ces auto-étirements conseillés à des patients à la souplesse relative ou déficiente :

  1. Ne pas placer le rachis lombaire en compression,
  2. Ne pas augmenter les tensions neurales sciatiques.

Il est vraisemblable que les exercices réalisés debout utilisant des mouvements dynamiques par alternances de flexion / extension lombaires ne soient pas sans risque pour eux.

Auto-étirement des ischio-jambiers en décubitus

17

«Couchez-vous sur le dos sur un tapis de sol, une serviette de bain roulée dans le creux des reins pour maintenir votre cambrure lombaire. Allonger un membre inférieur et fléchissez la hanche de l’autre. Maintenez la cuisse au moins à la verticale à l’aide de vos deux mains, doigts croisés. Tendez le genou en laissant votre cheville libre, comptez jusqu’à 10 (10 secondes) puis reposez vous en allongeant le membre inférieur. Procédez de même avec l’autre membre inférieur. Vous ne devez pas amener les orteils vers vous pour ne pas mettre en tension votre nerf sciatique. Vous devez ressentir une tension à la face postérieure de la cuisse. Faites cet exercice dès que les conditions s’y prêtent, autant de fois que possible».

Auto-étirement des ischio-jambiers à la chaise

18

«Debout face à une chaise, posez le pied sur la chaise, genou fléchi. Reculez le pied opposé pour maintenir votre cambrure lombaire et garder une extension de hanche et rapprochez votre tronc de la cuisse en gardant le plus possible le creux des reins. Dépliez-progressivement le genou et maintenez la position en tension maximale, que vous devez ressentir à la face postérieure de cuisse, de la fesse au genou, mais jamais au delà. Maintenez la position en comptant jusqu’à 10 (10 secondes) puis procédez de même avec l’autre membre inférieur. Vous ne devez pas essayer d’attraper vos orteils et votre cheville doit être ballante pour ne pas mettre en tension votre nerf sciatique. Faites cet exercice dès que les conditions s’y prêtent, autant de fois que possible. »

Auto-étirement des ischio-jambiers debout

19

«Debout, les mains sur les cuisses, placez-vous en fente, le membre inférieur à étirer en avant, le talon ancré dans le sol, cheville à l’équerre. Pivotez le tronc vers l’avant en gardant un creux au niveau des reins. Vous devez provoquer une tension à la face postérieure de cuisse, de la fesse au genou, mais jamais au-delà. La cheville est étendue pour ne pas étirer votre sciatique, l’appui sur les cuisses sert à éviter les compressions lombaires trop importantes. Faites cet exercice dès que les conditions s’y prêtent, autant de fois que possible.»

Auto-étirements des ischio-jambiers avec le chambranle d’une porte

20

«Couchez vous sur le dos sur un tapis de sol dans l’ouverture d’une porte ou à proximité d’un coin de mur. Le membre inférieur à étirer doit être posé de tout son long à proximité de la verticale sur le mur ; l’autre membre inférieur doit être allongé. Laissez s’installer une tension à la face postérieure de cuisse en maintenant la position. En progression, rapprochez les fesses du coin de mur.»

À noter que ces exercices ne seront pas d’une intensité suffisante pour des patients pratiquant des disciplines favorisant le travail des hypo-extensibilités (danse, yoga).

Glissements et mises en tension neurales sciatiques

21

Les ischio-jambiers viennent doubler et protéger le nerf sciatique et ses branches terminales. Une souffrance neurale peut être à l’origine d’une limitation en flexion de hanche et extension de genou. Il est proposé que des techniques de glissement voire de mise en tension améliore la souplesse des ischio-jambiers.

Validité

BoussoleUtilisées conjointement aux étirements musculaires, des techniques de mise en tension ou de glissement du nerf sciatique en position assise permettent d’améliorer immédiatement de l’ordre de 5° les amplitudes d’extension du genou de sujets sains [30]. Leur effet est comparable aux étirements classiques à visée musculaire [7].

Voir les techniques neurales proposées dans le chapitre consacré au membre inférieur douloureux.


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(Article en accès libre)

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