Du bon usage de l’intervalle de confiance pour se prononcer sur les traitements de la scoliose


sunset on rain forest
Photo de Johannes Plenio sur Pexels.com

L’objectif général de cette étude était de déterminer :

  • Si les méthodes d’exercices spécifiques destinés à traiter la scoliose idiopathique de l’adolescent permettaient d’améliorer les angles de Cobb comparativement à une absence d’intervention
  • Si une méthode d’exercice était particulièrement plus efficace qu’un exercice standard et, 
  • Si possible si une méthode apparaissait plus efficace qu’une autre, notamment la méthode SEAS et ses déclinaisons versus la méthode Schroth. 

Bien classique tout ça, dans le principe.

Globalement, la revue ne se prononce pas sur les capacités d’une méthode quelle qu’elle soit sur les capacités à réduire l’angle de Cobb. Et aucun article ne compare sérieusement une méthode à une autre. 

On se dit qu’on est encore face à une revue systématique qui ne montre rien, avec les arguments habituels :

  • Études hétérogènes ne permettant pas une méta-analyse 
  • Mauvais scores PEDro globalement.

Mais :

Le nouveau, ce sont les arguments de la discussion : il y a bien une tendance à ce que ces méthodes soient un gros poil plus efficace que de ne rien faire, comme vous pouvez le voir dans les graphiques en forêt, mais on ne peut pas conclure…

Sans titre

… parce que deux des intervalles de confiance de la taille des effets entre les groupes ont croisé le zéro. 

Par conséquent, et rigoureusement, les auteurs ont conclu qu’il y avait peu de preuves que l’approche SEAS soit plus efficace que les exercices traditionnels dans le but d’améliorer les angles de Cobb chez des patients atteints de scoliose idiopathique.

Mais 🙂

Les auteurs ne peuvent s’empêcher d’indiquer que «certaines tendances dans les données méritent d’être notées» :

  • Tous les groupes expérimentaux examinés ont démontré un effet positif sur la réduction des angles de Cobb, indiquant une tendance bénéfique en matière de réduction de l’angle de la colonne vertébrale. 
  • Deux articles ont démontré des effets très importants en faveur des interventions spécifiques, une concernant la méthode de Schroth et l’autre la méthode SEAS. 

On ne se refait pas…

Commentaires 

On va garder pour nous que ce n’est pas idiot de faire faire des exercices spécifiques aux jeunes patients scoliotiques. Peut être, cela peut les aider, who knows ?

Et puis, si la tendance de l’intervalle de confiance systématique se poursuit, on va pouvoir encore faire du tri parmi les méthodes Truc-Bidule-Chouette ® ™ © et les dernières modes, qui arrivent à se vendre à coup de bien petits petits p.


Références bibliographiques 

logo-archphysioDay JM, Fletcher J, Coghlan M, Ravine T. Review of scoliosis-specific exercise methods used to correct adolescent idiopathic scoliosis. Arch Physiother. 2019 Aug 23;9:8. doi: 10.1186/s40945-019-0060-9.

Article en accès libre

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