Un perroquet sur l’épaule


Que du bruit…

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Le service de pertinence des soins de la HAS s’est prononcé sur l’utilisation des arthroscopies notamment d’épaule en France et a dénoté des disparités régionales, dont les causes ne sont pas clairement évoquées, mais pour lesquelles on devine en filigrane que la facilité d’accès dans certaines régions à cet examen / traitement aide à son développement. Politiquement correct, non ? 

Cette étude-ci a identifié les facteurs pouvant être corrélés avec l’intensité des douleurs d’épaules dans les tendinopathies de la coiffe des rotateurs «full-thickness» ( transfixiante ?). 


Oldies but goldies, quelques études passent les années sans que leurs conclusions soient trop remises en cause… Ou pas. Je profite de l’été pour ce retour vers le (peut être) futur. Note rédigée originellement dans ActuKiné le Jeudi 19 Juin 2014


393 patients souffrant de ce troubles sans causes traumatiques retrouvées ont été évalués. 

Les facteurs de sévérité anatomique regroupaient la rétraction capsulaire, l’étendue des lésions de coiffe (tear size), l’ascension de la tête humérale, l’atrophie des muscles de la coiffe. 

La douleur était évaluée classiquement à l’EVA. 

Statistiques descriptives : 

48 % des patients étaient de sexe féminin, la médiane de l’âge était à 61 ans. Dans 69% des cas, il s’agissait du membre dominant. Les symptômes pouvaient être de moins d’un mois comme de plus d’un an. Les ruptures impliquaient uniquement le supra-épineux dans 72% des cas, les épineux avec ou sans le petit rond dans 21% des cas, le subscapulaire isolément dans 7%. La tête humérale était ascensionnée dans 16% des cas, les rétractions tendineuses étaient minimales dans 48% des cas, de localisations variées. L’EVA moyenne était à 4.4. 

Résultats : 

Une analyse multivariée a recherché l’influence de ces facteurs comme d’autres facteurs non-anatomiques dans l’intensité des douleurs. 

  • Les comorbidités, le faible niveau d’éducation et l’ethnie (race…) étaient les seuls facteurs significativement associés à la douleur. 
  • Aucun facteur anatomique n’était corrélé avec cette douleur. 

Référence bibliographique : 

Dunn WR et al. Symptoms of pain do not correlate with rotator cuff tear severity: a cross-sectional study of 393 patients with a symptomatic atraumatic full-thickness rotator cuff tear. J Bone Joint Surg Am. 2014 May 21;96(10):793-800. doi: 10.2106/JBJS.L.01304. 

Résumé disponible en ligne 

With specials thanks to Jean-Luc and Nicolas…

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