Points-gâchettes & rachialgies ; une revue systématique


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Georgia Knap, lointain cousin de Travell & Simons

Une revue systématique a été réalisée afin d’évaluer les preuves existantes liées à la prévalence, l’incidence, la localisation et la physiopathologie des points-gâchettes chez les patients rachialgiques. 

Résultats : 

Quatorze articles ont inclus dans la revue systématique. Les données s’intéressant à  l’incidence de ces points-gâchettes dans les rachialgies sont insuffisantes pour se prononcer. 

Les patients cervicalgiques semblent avoir les taux de prévalence les plus élevés de points-gâchettes, préférentiellement sur les trapèzes, élévateurs de la scapula, muscles sous-occipitaux. 

Des points-gâchettes latents sont présents chez des sujets asymptomatiques ; rien n’indique qu’ils soient plus nombreux chez les sujets symptomatiques. 

Les études portant sur les mécanismes physiopathologiques sous-jacents  aux points-gâchettes ont démontré un environnement acide (?), une forte concentration de substances algogènes / inflammatoires, un tissu musculaire plus rigide, une activité musculaire spontanée au repos, une perte de contractilité musculaire dans les muscles présentant des points-gâchettes. Des facteurs centraux pourraient jouer un rôle. 


Oldies but goldies, quelques études passent les années sans que leurs conclusions soient trop remises en cause… Ou pas. Retour vers le (peut être) futur. Note rédigée originellement dans ActuKiné le Lundi 19 Octobre 2015


Conclusion : 

Les points-gâchettes sont une entité clinique répandue, particulièrement chez les patients cervicalgiques. Il n’est pas possible d’affirmer ou de nier qu’ils se retrouvent aussi dans d’autres régions du rachis. 

Les recherches futures devraient permettre de départager les rôles respectifs des facteurs centraux et locaux. 


Références bibliographiques : 

Lluch E et al. Prevalence, Incidence, Localization, and Pathophysiology of Myofascial Trigger Points in Patients With Spinal Pain: A Systematic Literature Review. J Manipulative Physiol Ther. 2015 Sep 18. pii: S0161-4754(15)00127-X. doi: 10.1016/j.jmpt.2015.08.004. Article sous presse 

Résumé disponible en ligne 

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