Comment font les zaméricains pour éviter les PTG ?


Au pays de SugarLand, il est prévu d’augmenter de 673% les poses de prothèse de genou d’ici 2030, ce qui correspond à 3,5 millions d’interventions. 

Ils commencent à réfléchir à des alternatives non chirurgicales efficaces. La meilleure serait d’interdir de manger du sucre n’importe quand, mais pourquoi pas leur interdire le port d’armes à feu tant que vous y êtes ?

Une fois que le mal est fait, autant trouver la meilleure solution. Le Shelbourne Knee Center du Community East Hospital d’Indianapolis décrit par le menu sa proposition de prise en charge, bien illustrée et en accès libre. 

Principes

A-  Manifestement, le kinésithérapeute ne touche pas au patient, qui vient se rééduquer tout seul au Centre du Genou, et n’y voit pas forcément un praticien.

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Comment ? Vous n’avez pas encore investi dans un IdealKnee ?

B-  Le patient ne passe pas à un autre objectif tant que l’objectif visé n’est pas atteint.

  1. Récupérer les quelques degrés d’hyper-extension passives présents sur un genou normal. C’est pas moi qui va dire le contraire…. A ce stade, ils voient leur kinésithérapeute une fois toutes les unes à deux semaines pour évaluation.
  2. Ensuite, ils passent à la récupération de la flexion passive. A ce stade, ils voient leur kinésithérapeute une fois toutes les unes à deux semaines pour évaluation.
  3. Une fois celle-ci permettant de faire du vélo, les patients sont encouragés à en faire tous les jours, en augmentant la résistance lorsque la douleur le permet
  4. Le renforcement du quadriceps isocinétique ou isométrique à la presse est entrepris après, jusqu’à obtenir la symétrie avec le côté controlatéral. A ce stade, ils voient leur kinésithérapeute une fois toutes les quatre à huit semaines pour évaluation.

Dans un groupe de 396 patients (190 hommes, 121 atteintes bilatérales), des améliorations significatives ont été apportées dans l’extension du genou, la flexion et les scores subjectifs KOOS pour la douleur, les symptômes, les activités de la vie quotidienne, le sport et la qualité de vie. 

Quels résultats obtenus ?

Quelques degrés, jusqu’à une dizaine pour la flexion comme l’extension. Une amélioration significative de la force du quadriceps, une amélioration forte dans le premier mois du score KOOS (Knee Injury and Osteoarthritis Outcome Score), en pente douce dans les mois suivants, sur un an, plus marqué quand l’atteinte n’est qu’unilatérale.

Ils avancent que le programme a empêché 76% des patients de subir une opération de PTG. Énorme ! Mais ce n’est pas une étude contrôlée randomisée. Donc, de fait, rien n’indique que cette façon de faire soit meilleure qu’une autre. Simplement vous aurez l’illustration de ce qui peut se faire ailleurs, dans des pays où on n’investit plus dans un arthromoteur, mais dans un IdealKnee, un StairMaster, un Elite Seat, …


Références bibliographiques 

X00305898Benner RW, Shelbourne KD, Bauman SN, Norris A, Gray T. Knee Osteoarthritis: Alternative Range of Motion Treatment. Orthop Clin North Am. 2019 Oct;50(4):425-432. doi: 10.1016/j.ocl.2019.05.001.

(Article en accès libre).

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