Quel lien entre lombalgie et obésité ?


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Photo de Antwoinette Ayers sur Pexels.com

 

S’il est indispensable de ne pas avoir un indice de masse corporelle (IMC) trop élevé pour rester en bonne santé, «maigrir pour ne pas avoir de lombalgie», comme c’est parfois conseillé même par des professionnels de santé est une recommandation qui ne repose pas sur des preuves irréfutables. 

Les liens entre obésité et lombalgie, entre obésité et dégénérescence discale lombaire (DDL) restent flous. En fait, il est possible que l’environnement familial en début de vie comme une prédisposition génétique affectent ces relations. 

Pour étudier la relation entre les mesures liées à l’obésité (le poids, l’IMC) et lombalgie et DDL les auteurs ont analysé des études impliquant des jumeaux, où l’effet de la génétique et de l’environnement précoce peuvent être contrôlés. 

Au total, 11 articles ont passé la barre des critères d’inclusion. Cinq études ont été incluses dans l’analyse de lombalgie et sept dans l’analyse de DDL. 


Oldies but goldies, quelques études passent les années sans que leurs conclusions soient trop remises en cause… Ou pas. Retour vers le (peut être) futur. Note rédigée originellement dans ActuKiné le Mercredi 4 Mars 2015


Résultats : 

Pour l’analyse de la lombalgie, la mise en commun des cinq études a révélé que le risque d’avoir une lombalgie pour les personnes ayant les plus hauts niveaux de l’IMC ou simplement un poids très important était près de deux fois celui des personnes ayant un IMC plus faible (OR 1,8 IC95%[1,6 à 2,0]). Il y a une relation dose-réponse. 

Lorsque la génétique et les effets d’un environnement familial commun ont été ajustés pour l’aide d’une double analyse au sein de paires cas-témoins, la mise en commun des trois études montre une association réduite mais statistiquement positive entre l’obésité et la prévalence de la lombalgie (OR 1,5 IC95%[1.1 à 2.1]) 

Cependant, l’association était encore diminuée et non significative (OR 1,4 IC95%[0,8 à 2,3]) lorsque seules les deux études portant uniquement sur les paires de jumeaux monozygotes sont analysées. 

Sept études ont répondu aux critères d’inclusion concernant la DDL. Lorsque les facteurs familiaux n’ont pas été contrôlés, le poids corporel était positivement associée à la DDL dans cinq études transversales. 

Pour les deux études transversales qui ont étudié la relation entre les mesures liées à l’obésité et la DDL en tenant compte des facteurs familiaux, les résultats étaient contradictoires. 

Les résultats de cette étude indiquent que l’influence de la génétique et l’environnement précoce sont de possibles mécanismes sous-jacents de la relation entre l’obésité et lombalgie, mais un lien de causalité direct entre ces conditions semble être faible. 


Références bibliographiques : 

Dario AB, Ferreira ML, Refshauge K, Lima T, Ordoñana JR, Ferreira PH. The relationship between obesity, low back pain and lumbar disc degeneration when genetics and the environment are considered: a systematic review of twin studies. Spine J. 2015 Feb 5. Article sous presse 

Résumé disponible en ligne 

Information trouvée sur Physiopedia

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