Le membre inférieur du coureur s’effondre par la fatigue


man running
Photo de Derick Santos sur Pexels.com

Au bout de 10 km de course, sous l’effet de la fatigue, la cuisse s’adducte, le genou se valgise, le pied prone.

Dans cette étude transversale, les auteurs ont capturé la cinématique et la cinétique tridimensionnelles à intervalles réguliers tout au long d’une course sur tapis roulant de 10 km chez 24 participants masculins (subdivisés en un groupe de coureurs compétitifs et récréatifs) à une vitesse correspondant à 105% du meilleur temps de leur saison. 

Indicateurs 

Les débattements articulaires moyens et maximaux au niveau de la hanche, du genou et de la cheville pendant la phase de réception.

Résultats 

Des écarts de l’ordre de 3.5 °, 3 ° et 5 ° ont été retrouvés, respectivement pour la hanche (plus d’adduction), le genou (plus de valgisation) et la cheville (plus d’éversion) dans le plan frontal en comparant les mesures réalisées au 10° km avec celles réalisées au début de l’exercice. 

À la fin de la course, les angles de rotation médiale du genou ont augmenté de manière significative (jusqu’à une différence de 3 °). 

Importance 

Le changement lié à la fatigue de la cinématique articulaire dans le plan frontal doit être pris en compte lors de l’évaluation des facteurs de risque de blessures liées à la course, lors de la conception des chaussures de running, pour cibler les renforcements musculaires. 

Les auteurs considèrent qu’il faut renforcer les inverseurs de cheville et les abducteurs de hanche.

Commentaire 

La course sur tapis n’est qu’une approximation de la course en milieu naturel, mais les mêmes causes sont susceptibles de produire les mêmes effets dans le plan frontal. La rotation médiale induite par la fatigue me va bien quant à l’incapacité de la hanche d’assurer l’ouverture du pied par les rotateurs latéraux de hanche, par contre, une rotation médiale fémoro-tibiale isolée sur un genou se valgisant en extension ?

Je vais rester sur mon idée première : tout part de la hanche, qui doit guider la réception du pied pour éviter l’entorse. Faut-il développer l’endurance du tibial postérieur en excentrique ?


Références bibliographiques 

Willwacher S, Sanno M, Brüggemann GP. Fatigue matters: An intense 10 km run alters frontal and transverse plane joint kinematics in competitive and recreational adult runners. Gait Posture. 2019 Dec 13;76:277-283. doi: 10.1016/j.gaitpost.2019.11.016. Article en pré-publication.

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