L’occipito-atloïdienne est limitée


low angle photography of atlas statue

Généralités

Le hochement de tête est le mouvement actif majeur de cette articulation. Inclinaison latérale et rotation ne sont réalisables qu’en passif.

  • Dans une flexion cervicale supérieure, occiput comme atlas réalisent une translation antéro-postérieure, jusqu’à ce que quelques degrés de flexion supplémentaires soient réalisés isolément par C0 sur C1. Les condyles occipitaux glissent vers le dorsal par rapport aux surfaces latérales de l’atlas, leur mouvement étant limité par la tension des muscles sous-occipitaux postérieurs (droits postérieurs) et du septum nucal. 
  • Dans une extension cervicale supérieure, occiput comme atlas réalisent une translation  postéro-antérieure, jusqu’à ce que quelques degrés d’extension supplémentaires soient réalisés isolément par C0 sur C1. Les condyles occipitaux glissent vers le ventral par rapport aux surfaces latérales de l’atlas, leur mouvement étant limité par la tension des muscles sous-occipitaux antérieurs, comme les droits latéraux, le long du cou.

Apprécier isolément la mobilité occipito-atloïdienne, en actif comme en passif pourra se faire plus facilement en utilisant des mouvements linéaires et non angulaires, grâce à des translations de la tête par rapport au reste du tronc et du rachis cervical inférieur : 

La proximité de l’articulation atloïdo-axoïdienne et de ses importantes amplitudes en rotation impose d’utiliser d’autres plans que le plan transversal pour évaluer la mobilité occipito-atloïdienne.

La flexion cervicale supérieure doit être différentiée de la flexion cervicale inférieure. 

Observations & signes cliniques

Test en flexion de C0 sur C1 

Procédure 

1

Sujet en décubitus, la tête sur la table. Le kinésithérapeute à la tête du patient empaume le crâne par deux prises, occipitale et frontale. La main frontale imprime un mouvement de flexion du rachis cervical supérieur pendant que la main occipitale tracte en direction du vertex, appréciant la capacité du patient à réaliser un double-menton passif.

Test unilatéral des fléchisseurs occipito-atloïdiens

Objectifs 

Utiliser les translations pour déterminer les limitations d’amplitudes et juger de la résistance attribuée à une tension musculaire.

2

Observation de la tension du droit latéral gauche lors d’une translation de la tête vers le ventral et la gauche

 Procédure 

Le patient est en décubitus, le kinésithérapeute assis en bout de table lui soutient le crâne. Il imprime à ce dernier une translation en diagonale, vers l’avant et la gauche, testant la souplesse des fléchisseurs sous-occipitaux gauche, la comparant avec les muscles controlatéraux. En fin de mouvement, il est considéré que le condyle occipital gauche déborde vers l’avant la surface articulaire supérieure gauche de C1, mettant en tension le droit latéral gauche, fléchisseur et inclinateur latéral gauche.

Remarques 

  • Le praticien doit veiller à ce que l’axe de la tête reste parallèle à l’axe médian du corps.
  • Il n’y a pas de contre-prise ; le poids de la tête soutenue n’est contrebalancé que par l’inertie du reste de la région cervicale. 
  • L’impression d’une limitation en translation doit être ressentie par le patient et le praticien. Elle implique vraisemblablement d’autres articulations que la première articulation cervicale ; aussi, il est indispensable d’analyser ces mouvements dans une amplitude la plus restreinte possible, la tête restant sur la table pour que patient et praticien se focalisent sur C0-C1.

Test unilatéral des extenseurs occipito-atloïdiens 

3

Observation de la tension des droits postérieurs droits lors d’une translation de la tête vers le dorsal et la droite

Procédure

Le patient est en décubitus, le kinésithérapeute en bout de table lui soutient le crâne. Il imprime à ce dernier une translation en diagonale, vers l’arrière et la droite, testant la souplesse des extenseurs sous-occipitaux droits, la comparant avec les muscles controlatéraux. En fin de mouvement, il est considéré que le condyle occipital droit déborde vers l’arrière la surface articulaire supérieure droite de C1, mettant en tension les droits postérieurs, extenseurs et inclinateurs latéraux droit (essentiellement le grand droit postérieur droit). 

Les remarques précédentes sur le test des fléchisseurs s’appliquent aussi à ce test. 

Procédure de test C0-C1 proposée par Mitchell [16] 

Translation de la tête limitée en Mouvement testé Muscles testés Mouvement segmentaire limité
Avant et gauche Extension / inclinaison latérale D Fléchisseurs G Avancée du condyle G de C0 sur la masse latérale G de C1
Avant et droite Extension / inclinaison latérale G Fléchisseurs D Avancée du condyle D de C0 sur la masse latérale D de C1
Arrière et gauche Flexion / inclinaison latérale D Extenseurs G Recul du condyle G de C0 sur la masse latérale G de C1
Arrière et droite Flexion / inclinaison latérale G Extenseurs D Recul du condyle D de C0 sur la masse latérale D de C1

La technique telle qu’enseignée dans les écoles d’ostéopathie

Test du glissement condylaire occipital

Cette manoeuvre mobilise effectivement C0 par rapport à C1. 

Procédure 

11

 

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