7000 pas par jour pour ne pas déprimer


action adulte age banc

Cette étude a examiné les associations entre les marches quotidiennes évaluées par accéléromètre et les symptômes dépressifs ultérieurs chez des personnes âgées.

Méthodes : 

Une étude prospective de 2 ans a été réalisée. Au total, 285 adultes âgés de 65 ans et plus (âge moyen = 74,5 ans) ont participé à l’évaluation de base en 2012. 

La deuxième vague d’évaluation a été réalisée en 2014, avec 274 (96,1 %) participants. Le nombre de pas quotidiens a été mesuré avec un accéléromètre triaxial (ActiGraph GT3X+), et les participants ont été répartis en trois catégories (moins de 3 500 pas, entre 3 500 & 6 999 et plus de 7 000 pas/jour). 

L’échelle de dépression gériatrique de 15 points a été utilisée pour mesurer les symptômes de la dépression. 

Des analyses multivariées avec ajustement pour les covariables (symptômes dépressifs de base, durée de port de l’accéléromètre, âge, sexe, éducation, maladie chronique, activités de la vie quotidienne) ont été réalisées pour examiner l’association entre les pas quotidiens et les symptômes dépressifs ultérieurs.

Résultats : 

Chaque augmentation de 1 000 pas de marche quotidienne est associée de manière linéaire à une réduction du taux de symptômes dépressifs ultérieurs. Les participants dont le nombre de pas quotidiens était compris entre 3 500 et 6 999 et ≥7 000 pas par jour présentaient moins de symptômes dépressifs au moment du suivi. Des analyses de sensibilité évaluant les causes confondantes et inverses ont permis de confirmer la stabilité de nos résultats.

Conclusion : 

Selon le résumé de cette étude [Hsueh 2020], les adultes plus âgés effectuant un plus grand nombre d’étapes quotidiennes présentaient moins de symptômes dépressifs après 2 ans. Même un nombre aussi faible que 3 500 à 6 999 pas par jour était associé à un effet protecteur. L’accumulation de plus de 7 000 pas par jour pourrait offrir la meilleure protection contre les symptômes de dépression.

Sans surprise, il faut pouvoir marcher vite & souffler fort pour vivre plus longtemps

Le débit expiratoire de pointe (DEP) et la vitesse de marche (VM) ont été proposés comme indicateurs de la robustesse des individus et sont des prédicteurs indépendants des résultats liés à la santé. 

Les auteurs ont cherché à étudier comment la co-occurrence des déficiences respiratoires et physiques évolue en fonction de l’âge, et à quantifier l’association de la combinaison d’un DEP faible et d’une vitesse de marche lente sur la survie des personnes âgées.

Méthodes : 

Cette étude [Trevisan 2020]prospective analyse les données de 2656 participants vivant dans des logements communautaires (âge égal ou supérieur à 60 ans) de l’étude SNAC-K. Au départ, ont été évaluées : 

  • Les données sociodémographiques, le mode de vie et les données médicales ; 
  • La fonction respiratoire, estimée par le DEP 
  • Les déficiences de la vitesse de marche au rythme habituel, classés comme absence de déficience (>1,2 m/s), déficience légère (0,8-1,2 m/s), modérée à sévère (<0,8 m/s).

L’état de santé des participants au cours d’un suivi de 18 ans a été établi à partir de registres. 

L’association de différentes combinaisons de DEP et de VM sur la durée médiane de survie a été estimée par régression de Laplace ajustée (?) pour tenir compte des facteurs de confusion potentiels.

Résultats : 

Les troubles respiratoires et les troubles de la marche sont plus fréquents avec l’âge. Parmi les personnes dont le DEP est inférieur à 10 %, le pourcentage de troubles de la marche modérés à graves était de 12,1 % chez les sexagénaires, 35,7 % chez les septuagénaires et 75 à 80 % chez les personnes âgées. 

La réduction la plus importante de la durée médiane de survie (-5,4 ans IC95%[-6,4 ; -4,4], p < 0,001) a été observée chez les personnes souffrant de troubles respiratoires et de troubles de la marche modérés à graves combinés, par rapport à celles ne souffrant d’aucun dysfonctionnement, qui avaient une durée médiane de survie de 17,4 ans IC95%[17,0 ; 17,8).

Conclusions : 

Les déficiences du DEP et de la marche sont plus fréquentes avec l’âge, et leur coexistence est associée à une survie plus courte.


Références bibliographiques 

taiwangrandebretagneMing-Chun Hsueh, Brendon Stubbs, Yun-Ju Lai, Chi-Kuang Sun, Li-Jung Chen, Po-Wen Ku. A dose response relationship between accelerometer assessed daily steps and depressive symptoms in older adults: a two-year cohort study.  Age Ageing. 2020 Sep 25;afaa162. doi: 10.1093/ageing/afaa162.

italieCaterina Trevisan, Debora Rizzuto, Giuseppe Sergi, Stefania Maggi, Anna-Karin Welmer, Davide Liborio Vetrano. Peak Expiratory Flow, Walking Speed and Survival in Older Adults: An 18-year Longitudinal Population-Based Study. Exp Gerontol. 2020 Jul 1;135:110941. doi: 10.1016/j.exger.2020.110941. 

(article en accès libre) 

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