Sciatique : prévoir 8 séances de MDT et de thérapie manuelle sur 1 mois


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L’étude ne départage pas la thérapie manuelle de la méthode MDT. Il n’y a pas non plus de techniques neuro-dynamiques stricto sensu.

Dans deux cliniques de Salt Lake City, 220 adultes âgés de 18 à 60 ans souffrant de sciatique depuis moins de 90 jours avaient leur première consultation.

Intervention : 

Ils ont tous eu des radios et des médocs. De façon aléatoire, 110 d’entre eux ont été informés sur la sciatique et les 110 autres ont bénéficié de 4 semaines de kinésithérapie précoce, avec des exercices et de la thérapie manuelle.

Procédures 

Les patients reçoivent le Livre du Dos et son contenu est passé en revue en soulignant l’histoire naturelle favorable des douleurs lombaires et de la sciatique et l’importance de rester actif.

La physiothérapie consiste en des exercices répétés, une mobilisation de la colonne vertébrale et une traction mécanique dans le but de maximiser la centralisation des symptômes (ClinicalTrials.gov: NCT02391350), basé sur la méthode MDT.

Chaque séance commençait par une évaluation de la réponse du patient aux mouvements répétés ou soutenus de la colonne lombaire. 

Les mouvements qui centralisaient les symptômes constituent la base des recommandations d’exercices. 

Pour les patients souffrant de lombalgie et de sciatique, les exercices d’extension lombaire sont souvent les plus efficaces pour centraliser les symptômes. Les thérapeutes ont reçu une progression générale des exercices d’extension avec des instructions pour individualiser le programme afin de maximiser la centralisation des symptômes. 

La thérapie manuelle pouvait inclure la mobilisation passive ou la manipulation vertébrale lombaire pour faciliter la centralisation des symptômes. 

Les physiothérapeutes ont reçu pour instruction d’inclure des exercices et une thérapie manuelle dans chaque séance, le contenu et la posologie spécifiques étant laissés à la détermination pragmatique du physiothérapeute. 

La traction pouvait être utilisée à la discrétion du physiothérapeute pour faciliter la centralisation. 

Les kinésithérapeutes consignaient la fidélité au protocole de traitement et signalaient toute intervention hors protocole. 

Les patients recevaient des instructions écrites et devaient faire les exercices assignés à domicile toutes les 4 ou 5 heures entre les séances. 

Posologie 

Le protocole recommandait 6 à 8 séances de physiothérapie pendant la période de traitement de 4 semaines, avec une fréquence de 2 séances hebdomadaires pendant les 2 premières semaines et 1 à 2 séances pendant les semaines 3 et 4. 

Mesures : 

Le résultat principal était le score de l’indice d’invalidité d’Oswestry après 6 mois. 

Les résultats secondaires étaient l’intensité de la douleur, le succès du traitement rapporté par le patient, l’utilisation des soins de santé et les jours de travail manqués.

Résultats : 

Les participants du groupe kiné ont connu une plus grande amélioration du résultat primaire par rapport à la situation de départ à 6 mois (différence relative, -5,4 points [IC 95%, -9,4 à -1,3 points] ; p = 0,009). 

L’Oswestry et plusieurs résultats secondaires y étaient améliorés après 4 semaines. 

Après un an, il y avait encore des différences entre les groupes en faveur de la kiné pour l’ Oswestry (différence relative, -4,8 points [IC, -8,9 à -0,7 points]) et l’intensité des rachialgies (différence relative, -1,0 point [IC, -1,6 à -0,4 points]). 

Le groupe expérimental était plus enclin à déclarer la réussite du traitement après un an (45,2 %) que le groupe témoin (27,6 %). 

Aucune différence significative n’a été constatée en ce qui concerne le recours aux soins de santé ou les jours de travail manqués.

Limitation : 

Les patients et les prestataires n’étaient pas en aveugle du traitement administré, et les interventions spécifiques de physiothérapie responsables des effets n’ont pas pu être déterminées.

Conclusion : 

Envoyer précocément chez un kinésithérapeute les sciatiques améliore l’invalidité et globalement les autres indicateurs de traitement du patient par rapport au traitement médical classique.


Références bibliographiques 

usaJulie M Fritz, Elizabeth Lane, Molly McFadden, Gerard Brennan, John S Magel, Anne Thackeray, Kate Minick, Whitney Meier, Tom Greene. Physical Therapy Referral From Primary Care for Acute Back Pain With Sciatica : A Randomized Controlled Trial. Ann Intern Med. 2021 Jan;174(1):8-17. doi: 10.7326/M20-4187

Un commentaire

  1. C’est surtout l’utisatikn de la centralisation Quk srmble faire la difference. Non ?

    Que ce soit pars des mouvements repétés (dans la préférence directionnelle), des postures ou des techniques manuelles.

    Tendon à césar ce qui lui revient puisque c’est ce qui a été évalué.

    Merci pour ce post

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