Comment éviter de mourir lors d’un marathon après 45 ans


 

Le marathon requiert une endurance extrême, qui peut entraîner différents problèmes de santé et même être mortel. Les participants sans préparation suffisante et, en particulier, les hommes âgés de 45 ans et plus font partie d’un groupe à haut risque. 

L’objectif de cette étude était de déterminer l’impact des marathons et des facteurs associés sur la récupération de la fréquence cardiaque (FC) et de la pression artérielle (PA) des marathoniens masculins non professionnels ≥ 45 ans. 

On peut comparer l’exercice physique à un médicament, mais chaque médicament peut-être sur ou sous-dosé. De plus, la corrélation entre activité et santé n’est pas linéaire et n’induit pas que « si un peu d’exercice est bon, plus doit être meilleur » : des niveaux élevés comme des doses faibles d’exercice peuvent avoir un effet délétère sur la santé cardiovasculaire. 

La prévalence de la mort cardiaque subite chez les marathoniens est de 1/50 000-200 000/an. 

Quelle est la dose spécifique (étendue et durée) d’exercice qui réduit ou entraîne le risque de maladie cardio-vasculaire ou de mortalité ?

L’âge des participants augmente, et les hommes âgés de 40 à 60 ans préfèrent les longues distances. Ainsi, parmi les marathoniens, beaucoup sont des personnes d’âge moyen, généralement non professionnelles, qui font du sport pendant leur temps libre. 

Malheureusement, chez les hommes d’âge moyen qui ont participé à des marathons depuis l’an 2000, la fréquence des arrêts cardiaques et des morts subites a augmenté. 

Alors qu’un marathonien professionnel dispose d’une équipe d’entraînement, les athlètes non professionnels, récréatifs, amateurs ou de loisirs sont des individus (généralement âgés de ≥35 ans) qui pratiquent un sport de manière régulière ou irrégulière, participent à différentes compétitions sportives informelles, ne nécessitant généralement pas d’entraînement systématique ou de recherche de l’excellence. 

Leur entraînement n’est pas couramment contrôlé. Les hommes sans préparation suffisante et âgés de plus de 45 ans appartiennent à un groupe à risque.

Un entraînement régulier, volumineux et bien conseillé est la clé pour réussir un marathon, ce qui permet d’être prêt physiquement pour le marathon et aide à prévenir les problèmes de santé et les blessures graves. Les athlètes professionnels s’entraînent généralement à des volumes élevés selon des plans d’entraînement spécifiques. 

La consommation d’aliments et de liquides (quotidiennement, avant et pendant le marathon) joue un rôle dans la performance sportive et le maintien d’une bonne santé. Mais il n’existe aucune directive spécifique concernant les habitudes alimentaires, la consommation de liquides, de suppléments et de vitamines des marathoniens masculins non professionnels. 

Il est possible que des marathoniens participent à une compétition sans préparation adéquate, mettant ainsi leur propre santé en danger.

Matériels & méthodes : 

Un total de 136 participants masculins ≥ 45 ans, non professionnels (marathoniens amateurs), ont été recrutés. 

La collecte des données a consisté en un questionnaire, des mesures de composition corporelle et des résultats de FC et de PA avant et après avoir terminé le marathon. 

Résultats : 

Les participants (ski n = 81, vélo n = 29, course à pied n = 26 ; âge moyen 51,7 ± 7,1 ans) avaient précédemment participé à une médiane de 35 (IQR 17,5-66) marathons et parcouru 2111,5 (IQR 920-4565) km. Pas des perdreaux de l’année, donc…

La récupération de la FC et de la PA après l’arrivée et le temps de récupération étaient insuffisants et non associés à la préparation au marathon. 

La course à pied était la plus contraignante pour la FC, et le cyclisme était le plus éprouvant pour la PA. 

Les maladies chroniques n’ont pas influencé la participation au marathon. 

Conclusions : 

La préparation au marathon était principalement suffisante, mais la récupération après le marathon était qualifiée d’inquiétante par les auteurs.

Les marathons sont exigeants pour les hommes de 45 ans et plus et peuvent être une activité trop fatigante qui a des effets délétères sur la santé.


Références bibliographiques 

Ülle Parm, Anna-Liisa Tamm, Andras Laugamets, Margus Viigimaa. The Impact of Marathons on the Recovery of Heart Rate and Blood Pressure in Non-Professional Male Marathoners’ (≥45 Years). Medicina (Kaunas). 2021 Dec 9;57(12):1346. doi: 10.3390/medicina57121346.

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Photo de RUN 4 FFWPU sur Pexels.com

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