Le plancher pelvien. Debout ou couché, des différences notables


Faut-il s’attendre à des différences toniques du plancher pelvien entre la position couchée et la position debout ? Même chez des patientes souffrant d’incontinence urinaire ?

Une étude analysant 101 femmes souffrant d’incontinence urinaire d’effort a été réalisée. 

Des évaluations croisées du plancher pelvien ont été réalisées et comparées en position couchée et debout. Les participantes ont été affectées soit au groupe 1 (évaluations en position couchée puis debout), soit au groupe 2 (évaluations en position debout puis couchée).

Mesures des résultats : 

Le résultat primaire était la pression recueillie lors de la contraction volontaire maximale (CMV) du plancher pelvien (PP). Les résultats secondaires étaient les mesures de la pression au repos, la fonction (schéma PERFECT), les forces actives et passives (dynamométrie) et l’activité électro-myographique (EMG) des muscles du PP.

Résultats : 

  • La pression moyenne du PP était significativement plus basse en position debout (différence moyenne -7 cmH2O, IC 95% -10 à -4). 
  • La pression moyenne au repos recueillies au niveau du PP était plus élevée en position debout (7 cmH2O, IC 95 % 5 à 10). 
  • Trois mesures de la fonction du PP dérivées de la palpation vaginale étaient meilleures en position couchée qu’en position debout. 
  • Les forces actives et passives produites par le PP et mesurées par dynamométrie étaient plus élevées en position debout (0,18 kgf, IC 95 % : 0,16 à 0,20). 
  • L’activité EMG au repos était plus élevée en position debout qu’en position couchée (différence moyenne 3,6 μV, IC 95 % 2,6 à 4,5), tandis que l’activité EMG pendant la CMV était plus élevée en position couchée qu’en position debout (différence moyenne -8,7 μV, IC 95 % -12,5 à -4,8).

Par rapport au décubitus, en position debout, le plancher pelvien est plus efficace au repos, moins efficace à l’activité

  • La pression et l’activité EMG pendant la CMV du PP, ainsi que la fonction du PP étaient plus faibles en position debout. 
  • La pression au repos, les forces passives et actives recueillies au niveau du PP et l’activité EMG au repos du PP étaient plus élevées en position debout.

Qu’en conclure ? Quel intérêt de savoir ça ?

Des auteurs précédents avaient trouvé des résultats inverses ou une absence de différence entre les deux positions, parfois chez des sujets sains, ce qui a justifié cette étude voulue plus rigoureuse, réalisée chez des femmes souffrant d’incontinence urinaire, déficit qui se manifeste dans la vie courante plutôt en position érigée et/ou à l’effort.

Ce que cette étude apporte : 

Elle a démontré que l’évaluation de la PFM des femmes souffrant d’IUE en position couchée ou debout entraînait des différences dans les scores obtenus par manométrie, palpation vaginale, dynamométrie et EMG. 

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