Soyez zen, respirez de la narine gauche :D


Je me rappelle d’un passage du bouquin de Dolto « Le corps entre les mains » où il était affirmé que la respiration nasale unilatérale des yogis entraînait une ventilation plus importante du poumon homolatéral à la narine ouverte. J’ai toujours trouvé ça bizarre, comme idée, vu que d’un côté comme de l’autre, avant d’arriver dans un seul poumon, le flux d’air passait par la trachée commune aux deux ???

Bon, Boris avait l’imagination fertile, à une époque où les étudiants kinés, à la recherche de tout ce qui pouvait donner du sens à leur future pratique se ruaient sur les livres à défaut de consulter Medline.

Pourtant, cet article de 2022 indexé dans Medline, sans rejoindre les affirmations doltoïesques, apporte un bémol à mes étonnements passés, avec des propos quand même bizarroïdes tels que :

  • « L’écoulement de l’air par les narines gauche et droite serait entraîné par un cycle nasal endogène rythmé par les deux pôles de l’hypothalamus ». 
  • « Les pratiques yogiques suggèrent, et les preuves scientifiques le démontrent, que la respiration du nez droit est impliquée dans une activité sympathique relativement plus élevée (états d’excitation), tandis que la respiration du nez gauche est associée à une activité relativement plus parasympathique (état d’apaisement du stress) ». 

L’objectif de cette étude était d’explorer davantage cette latéralité en contrôlant le débit d’air nasal et en observant les schémas d’activité corticale par le biais d’enregistrements encéphalo-graphiques (EEG). 

Trente sujets ont participé à cette étude croisée. La session expérimentale comprenait une phase de repos (ligne de base), puis une période de respiration nasale unilatérale (UNB) en utilisant la voie nasale dominante, suivie d’une UNB en utilisant la voie nasale non dominante. 

Les effets de la dominance de la narine et de sa latéralisation ont été évalués en utilisant la densité spectrale de puissance de l’activité neuronale (?). 

Résultats de l’étude

Elle semble montrer que la respiration avec la narine dominante augmente la puissance EEG dans certaines parties frontale et pariétale, tandis que la respiration avec la narine non dominante est liée à des effets plus diffus et bilatéraux dans les zones postérieures du cerveau.

Comment les auteurs expliquent ces résultats ? Qu’en conclure ?

 

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