Ondes de chocs et maladie de Lapeyronie


L’objectif de cet article est d’évaluer les résultats d’un protocole de thérapie par ondes de choc extracorporelles de faible intensité (LiESWT) pour le traitement de la maladie de La Peyronie (MP). 

Les patients traités pour la MP ont été enregistrés prospectivement et les données ont été examinées rétrospectivement. 

L’âge, les caractéristiques des plaques fibreuses, les traitements concomitants, l’indice international de la fonction érectile (IIEF-5), le score de Lue et le score de douleur sur l’échelle de Likert ont été recueillis. 

Les patients en phase aiguë de la MP et présentant une angulation inférieure à 40° ont été inclus.

Le protocole 

Il consistait en 6 séances hebdomadaires de 4000 impulsions chacune, appliquées depuis différentes directions, avec une puissance maximale de 20 W et une fréquence de 8 Hz. 

39 patients ont été inclus (âge médian : 56,8 ans, intervalle interquartile [IQR] : 35,8-62,2 ans). 

Le nombre médian de séances reçues par patient était de 7,2. 

Résultats 

Après le traitement, le score médian de Lue a diminué de 6,8 initialement à 3,3 (P = 0,003), le score médian de douleur de Likert est passé de 1,8 à 0,7 (P = 0,004), la taille médiane de la plaque a été réduite de 2 cm à 1,2 cm (P = 0,08) et la courbure médiane du pénis a diminué de 31° à 17° (P = 0,07). 

Selon les analyses univariées et multivariées, les seuls facteurs prédictifs de réussite étaient l’âge jeune (odds ratio [OR] = 0,95, P = 0,03 et OR = 0,91, P = 0,04, respectivement) et l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (PDE5i, OR = 0,92, P = 0,02 et OR = 0,93, P = 0,01, respectivement). 

Le LiESWT a eu un impact favorable sur le score de Lue et notamment sur la douleur pénienne, la courbure, la taille de la plaque et la fonction érectile chez les patients traités pour une MP pendant la phase inflammatoire précoce, sans effets secondaires.

Un âge plus jeune et l’utilisation concomitante de PDE5i étaient les seuls facteurs prédictifs de succès.


Références bibliographiques

Maher Abdessater, William Akakpo, Anthony Kanbar, Jérome Parra, Thomas Seisen, Emmanuel Chartier-Kastler, Sarah J Drouin, Morgan Roupret. Low-intensity extracorporeal shock wave therapy for Peyronie’s disease: a single-center experience. Asian J Androl. Jan-Feb 2022,24(1):45-49. doi: 10.4103/aja.aja_40_21.

Article accessible en cliquant sur le lien du titre

Photo de Luis Quintero sur Pexels.com


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