PNF & capsulite rétractile : des modifications anatomiques visibles à l’IRM en un mois de traitement intensif


 

La capsulite rétractile est caractérisée par des changements structurels dans l’articulation de l’épaule. Ces changements peuvent être majeurs ou anecdotiques par rapport à l’intensité des limitations d’amplitude, et réputés très influencés par les conditions bio-psycho-sociales comme on dit aujourd’hui. Mais sinon, anatomiquement ?

Population-cible 

Patients entre 40 et 65 ans, en phase de raideur, limités depuis plus d’un mois, n’ayant pas bénéficié d’injection intra-articulaire de corticoïdes depuis au moins 6 semaines.

Indicateurs 

Les changements dans les épaisseurs du ligament coraco-huméral (LCH) et de la capsule du creux axillaire (CA) de l’articulation de l’épaule ont été observés par IRM à l’admission et 4 semaines après le traitement. 

Une échelle visuelle analogique (EVA) et l’amplitude passive des mouvements de l’épaule (ROM) en position d’abduction, d’antéflexion et de rotation latérale ont été utilisées pour évaluer l’amélioration de la douleur et de la fonction de l’articulation de l’épaule.

Procédure 

La prise en charge PNF était active (inversion dynamique, inversion de la stabilité, stabilisation rythmique, maintien-relâchement, contracté-relâché) selon les concepts classiques de la méthode, dans le secteur des diagonales des membres supérieurs, favorisant l’extension et la contraction des muscles de la ceinture scapulaire, l’extension et la flexion des membres supérieurs, contre la résistance du kinésithérapeute.

Les diagonales comprennent la flexion-abduction-rotation externe, l’extension-adduction-rotation interne, la flexion-adduction-rotation externe et l’extension-abduction-rotation interne. 

Validité 

Quarante-huit patients souffrant d’une épaule gelée ont été répartis au hasard entre le groupe de thérapie manuelle traditionnelle et un groupe de technique PNF. 

Cette dernière réduit de manière significative l’épaisseur du LCH (p = 0,0217) et du CA (p = 0,0133). 

Par rapport à la mobilisation articulaire simple, les résultats de l’évaluation de la réadaptation à moyen terme et à la sortie de la prise en charge ont montré que la mobilisation articulaire PNF a un meilleur effet sur la douleur de l’épaule. Lors de l’évaluation à mi-parcours, les amplitudes du groupe PNF étaient significativement meilleures que celle du groupe témoin dans les trois directions (p < 0,05).

La thérapie manuelle était basée sur les tractions, glissements en diverses directions, selon la méthode de Maitland. La limitation des mouvements de l’articulation causée par la douleur a été traitée par des techniques de grade I et de grade II, la douleur et la raideur de l’articulation ont été traitées par des techniques de grade III, et la limitation des mouvements de l’articulation causée par l’adhérence et la contracture des tissus mous environnants a été traitée par des techniques de grade IV.

Posologie

 

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